mardi 13 août 2019

Les origines de la communauté protestante dans les Côtes-d'Armor, l'Eglise Méthodiste 1906-1938



Notre but n'étant pas de présenter ce qui a déjà été très bien étudié et de balayer toutes les composantes de la mouvance protestante (évangéliques, baptistes etc.). Pour trouver une base de ressources sur le mouvement qui vous intéresse, sur la culture et l'histoire du protestantisme en général, utilisez le site Lexilogos.
Sur l'Eglise méthodiste, par exemple, visitez sans hésiter le site de la Société d'Etudes du Méthodisme Français, animée par le pasteur Jean-Louis Prunier.
Un article est particulièrement consacré aux origines des communautés protestantes de St Brieuc et Perros (lien pour y accéder).
Pour plus de précisions sur ce qui s'est passé en Bretagne du XVIe siècle au début du XXe siècle, allez sur le site internet du professeur Jean-Yves Carluer de l'Université de Brest. 
Les Protestants bretons, c'est donc un site incontournable !

Par contre, notre blog pourra vous apporter beaucoup plus de d'informations sur ce qui s'est passé dans le département des Côtes-d'Armor tout au long du XXe siècle dans la branche protestante qui est devenue aujourd'hui l’Église Protestante Unie... C'est un complément !



Les pionniers du protestantisme à Saint Brieuc


Au début du XXème siècle, commençons par citer Victor Bouhon (1834-1908), un pionnier qui tenta de rassembler les protestants de Guingamp, Lannion ou St Brieuc. Son œuvre ne fut pas couronnée de succès, car il eut à subir de fortes pressions des autorités politiques et religieuses.

Plus tard, lors du 51ème synode de l'Eglise Evangélique de France (méthodiste), constatant qu’elle n’avait aucune implantation dans les Côtes-du-Nord décida en juin 1904 d’y envoyer le pasteur Jean Scarabin.(voir son portrait complet dans la rubrique "Pasteurs...")

« Le synode décide qu’il y a lieu de commencer dès cette année une œuvre d’évangélisation en Bretagne. M. Jean Scarabin sera l’agent de cette œuvre. Les frais seront à la charge du fonds du 20e siècle. Cette œuvre sera entreprise sous la direction du Comité d’évangélisation. Il ne sera acheté aucun terrain ni élevé aucune construction sans l’assentiment du synode. Le synode décide qu’un rapport sur l’œuvre d’évangélisation sera publié chaque année par les soins du Comité d’évangélisation et du directeur de l’œuvre. Ce rapport devra être distribué largement dans le public religieux. »

On doit donc bien prendre en compte qu'en ce début du XXème siècle à St Brieuc, l'implantation et la structuration de l'Eglise protestante doit plus au mouvement de renouveau venu de la Grande-Bretagne appelé "Le Réveil" qu'à une vieille tradition huguenote du XVIème siècle.


La première association cultuelle protestante à St Brieuc


Après avoir pris des contacts sur place, Jean Scarabin commence par réunir des protestants de St Brieuc le dimanche 20 mai 1906. Tout se passe dans une salle louée dans le centre ville, au 12 rue du Champ de Mars (rue du Général Leclerc de nos jours). Les membres présents ce jour-là sont Messieurs Bird, Hansen, Hervet, Bonnet, Gouriou, Le Hech, Scarabin et Mesdames Bird, Aubin, Guillou, Doucet et Scarabin. L'assemblée désigne deux personnes pour déposer les statuts d'une association.
C'est ainsi qu'est fondée en juin 1906 l' Association de l'Eglise Evangélique Méthodiste de St Brieuc  (au Journal Officiel du 12 juin). Le but de cette association est écrit en première page du registre (photo ci-dessous): "Une association cultuelle est fondée, conformément aux dispositions de la loi du 1er juillet 1901 et de la loi du 9 décembre 1905, en vue de soutenir et de développer le culte évangélique méthodiste". Il s'agit juste dans un premier temps de déposer les statuts à la préfecture et de nommer le comité directeur :
Président, Jean Scarabin, pasteur, né à Plougras le 15 novembre 1876, résidant à Lannion, villes dorées, le Marhallac'h
Vice-président, Oscar Hansen, commis interprète, né en Norvège le 24 septembre 1874, résidant au Légué
Secrétaire, Auguste Le Hech, employé des postes, né le 26 janvier 1869, résidant à St Brieuc  
Trésorier, Abraham Jean Bird, agent maritime, né à Guernesey le 3 mars 1852, résidant à St Brieuc

Les autres membres fondateurs sont :

Philippe William Aubin, négociant, né à Jersey le 30 juin 1858, résidant à St Brieuc  
Clara Aubin, née à Jersey le 26 janvier 1860, résidant à St Brieuc 
Abraham Jean Bird, agent maritime, né à Guernesey le 3 mars 1852, résidant à St Brieuc 
Héloïse Bird, sans profession, née à Guernesey le 24 septembre 1854, résidant à St Brieuc 
Maud Héloïse Bird, professeur, née à St Brieuc le 4 octobre 1874, résidant à St Brieuc 
Gertrude Bird, professeur, née à St Brieuc le 20 décembre 1880, résidant à St Brieuc 
Clarice Bird, sans profession, née à St Brieuc le 9 novembre 1882, résidant à St Brieuc 
Winifred Bird, sans profession, né à St Brieuc le 18 septembre 1885, résidant à St Brieuc 
Jean Bonnet, garçon d'hôtel, né à Verrine le 14 juillet 1856, résidant à St Brieuc 
Gabriel Bonnet,, né à St Maixent le 30 juillet 1885, résidant à la caserne de St Brieuc 
Madeleine Dausset, née à Rouillé dans la Vienne le 16 septembre 1838, résidant à St Brieuc 
Pierre Cruchon, opticien, né à Granville le 11 avril 1833, résidant à Lannion, villes dorées
Mme Eyer, né à Baccarat le 28 février 1859, résidant à Lamballe
Marie-Noël Le Seaux, sans profession, résidant à Guingamp
Louis Quoniam, capitaine en retraite, résidant à St Brieuc  
Mina Quoniam, née Ménégoz, sans profession, résidant à St Brieuc 
Hélène Quoniam, sans profession, résidant à St Brieuc 
Wilhelm Ingwald Nicolaysen, officier, né à Douarnenez le 17 août 1875, résidant à St Brieuc 
Emile Emboulas, comptable, né le 21 février 1883, résidant à St Brieuc 
Paul Gourvil, colporteur, né à Trémel le 14 mars 1879, résidant à Cesson
Françoise Jégou, née à Louégat le 8 août 1882, résidant à Cesson
Françoise Gourvil, couturière, née le 24 octobre 1845, résidant à Cesson
Anna Guillou, sans profession, née le 24 octobre 1845, résidant à St Brieuc 
François Hervet, colporteur, né le 16 septembre 1852, résidant à St Brieuc 
Eugénie Scarabin, sans profession, née à Paris le 12 décembre 1878, résidant à Lannion, villes dorées

Remarque : il faut noter que Philippe William Aubin est le grand-père d'Emile Le Cozannet, pasteur de la paroisse de St Brieuc de 1977 à 1985.


Le 18 février 1907 à St Brieuc a lieu la première assemblée générale de l'association à son siège, toujours au 12 rue du Champ de Mars, dans un ancien magasin dont l'enseigne avait été remplacée par l'inscription "Conférences Evangéliques". Nous n'avons malheureusement pas de vue de l'immeuble d'origine car ce dernier a été entièrement reconstruit en 1939 à la demande de son propriétaire M. Lavollée.
Le président, le vice-président et le trésorier sont reconduits dans leurs fonctions mais c'est M. Wilhem Nicolaysen qui devient secrétaire. Messieurs Louis Ricoeur, Guillaume Le Buanec et Adrien Gros sont admis comme membres de l'association ainsi que Mesdames Sarah Bryant, Marie Elise Ricoeur et Augustine Le Buanec et Mademoiselle Jeanne Garchery. Des femmes sont aux responsabilités dès la première heure. Remarquons aussi que c'est le pasteur Galienne qui clôt cette première séance.
On peut noter que M et Mme Ricoeur sont Louis et Marie Elise Ricoeur, les grands-parents du philosophe Paul Ricoeur. Ils habitent alors à St Brieuc, juste avant de partir en 1909. Louis Ricoeur travaillait à la Trésorerie Générale et il obtiendra ensuite sa mutation à Rennes.

Les autres membres présents le 18 février 1907 sont :

Louis Ricoeur, fondé de pouvoir, né le 9 juillet 1856 à Luneray, Seine-Maritime (76)
Marie Elise Ricoeur (née Sarradet), sans profession, née le 12 mai 1856 à Pau dans les Pyrénées-Atlantiques.
Sarah Bryant, sans profession, née en Angleterre
Adrien Gros, capitaine
Jeanne Garchery, sans profession, résidant au Légué
Guillaume Le Buanec, cordonnier, résidant à Cesson
Augustine Le Buhanec, sans profession, résidant à Cesson


Registre de l'association cultuelle de Saint Brieuc. 1906-1952
archives du Temple de St Brieuc. Photo R.F




Le 30 janvier 1908, l'assemblée déplore le départ de sept membres qui ont quitté St Brieuc mais d'autres arrivent comme Messieurs Maurice Roussel et Goulven Gallou et Mesdemoiselles Collin et Dyson. Madame Bryant est chargée de recevoir les dons qui contribueront à la construction du temple (en fait, ils serviront uniquement à l'ameublement). 
Tout le monde souhaite le maintien de M.Scarabin comme pasteur mais ce dernier a d'autres vues. Il a pour objectif de quitter la ville trop peu sensible au protestantisme à son goût et préfère poursuivre son œuvre d’évangélisation dans d’autres villes (Lannion, Perros…). 
Monsieur Roux, trésorier du Comité central de Paris, est présent le 27 février 1908 à St Brieuc. Il fait part de ses intentions de prendre à sa charge tous les frais concernant l'édification du temple (voir l'article sur les bâtiments).


Page 7 du registre de l'association cultuelle de Saint Brieuc. 1906-1952
archives du Temple de St Brieuc. Photo R.F


Le pasteur Roux, prend donc le relais de Jean Scarabin, il est nommé à St Brieuc en septembre 1908 et fait édifier un temple pendant cette année 1908. Une plaque indique à l'entrée du temple les heures des cultes, l'Ecole du Dimanche et ce qui est appelé "conférence" se tenant à heure fixe en fin de journée le dimanche. 
Et c'est dans son nouveau siège social, au Temple, rue Victor Hugo que se réunit l'assemblée de 1909, le 19 janvier. Les questions financières sont abordées en priorité car les frais sont importants (mobilier pour le temple, chauffage, éclairage...). Les frais nécessités par l'évangélisation dans la région de Lannion sont pris en charge par un comité qui siège à Paris. Pour le reste, les recettes proviennent surtout des dons des membres que l'assemblée souhaite voir sous forme de versements mensuels ou trimestriels. Il faut aussi prendre en compte les recettes venant des collectes qui sont effectuées en été à St Quay-Portrieux. 

Le comité directeur est renouvelé avec :
Président: Monsieur Roux, pasteur à St Brieuc
Vice-président: Monsieur Scarabin, pasteur à Lannion
Trésorière: Madame Bryant
Secrétaire: Monsieur Hansen
Assesseur: Madame Ricoeur.

Début 1910, pas de changements notables sinon au poste d'assesseur où Mlle Maud Bird remplace Mme Ricoeur en janvier. L'association se réunit une fois par trimestre et dans le procès verbal d'avril on lit  que le pasteur fait un rappel à l'ordre sur la ponctualité au culte !

En 1911, un premier état est fait du nombre d'adhérents à l'association: 65 personnes y compris les enfants. Le procès verbal se termine sur une note très curieuse avec M.Montmasson, évangéliste à Jenzé, qui dans son allocution a expliqué comment parti de France comme missionnaire catholique en Chine, il était revenu en France converti au protestantisme !

La communauté protestante a le soucis de se faire connaître. Déjà en octobre 1908, il avait été décidé de voir "des cadres indiquant les heures du culte, déposés dans les principaux hôtels de la ville de St Brieuc, à Binic et même à St Quay." En juillet 1911, une autre idée est avancée : "M.Gros propose qu'on fasse mettre une annonce dans le guide du Syndicat d'Initiatives de St Brieuc pour faire connaître aux étrangers qu'il y a un Temple." En décembre une nouvelle proposition va dans le même sens d'une ouverture avec la tenue de 3 conférences de M.Prunier (16, 17 et 18 décembre 1911). Des affiches et des prospectus serviront de matériel d'information en direction du public briochin. En 1913, les 11, 12 et 13 janvier, nouveau cycle de conférences par le professeur et pasteur Franck Thomas de Genève. D'autre part à partir de 1912, les conférences du dimanche après-midi "seront annoncées par voie d'affiches imprimées, portant comme titre "Conférences Religieuses et Morales basées sur l'Evangile de Notre Seigneur Jésus Christ". 

On dit les protestants très sérieux, voire un peu austères mais la convivialité est recherchée par les membres de la communauté protestante dès les premières années de fonctionnement : les membres sont réunis pour une "soirée amicale" en décembre (1909), il est prévu une promenade à la campagne pour le jeudi de l'Ascension (avril 1910), "Après l'allocution de M.Roux, il y a eu des morceaux de chants, de musique et la soirée se termine par une collation..." (octobre 1910), une fête de Noël est organisée dès 1911. Le fait d'être un petit groupe favorise la proximité entre les personnes.


En 1912, pas de gros changements, M.Hansen passe trésorier et M. Bird assure le secrétariat.

En 1915, l'assemblée note l'absence du pasteur Scarabin, mobilisé sur le front. L'évangélisation de la région de Perros retombe et à St Brieuc peu de progrès sont faits comme le constate avec regret le pasteur Roux. M.Roux s'active auprès des réfugiés et des prisonniers allemands enfermés dans les deux camps de St Brieuc.

En 1917, le pasteur Roux fait remarquer que "le nombre de personnes au Culte du dimanche a augmenté, par la présence de familles étrangères à St Brieuc et des militaires. Beaucoup de militaires ont profité de notre invitation chaque dimanche et beaucoup de ceux-ci ont écrit depuis leur départ en nous avisant que les services au Temple ont été pour eux un rayon de soleil pendant leur séjour à St Brieuc". 

La caserne Charner à St Brieuc.


Fin 1919, le pasteur Roux annonce son départ de St Brieuc car d'autres fonctions l'appellent. A l'été 1920 il prendra la Présidence du Synode. C'est un mélange de bonheur de voir la pasteur accéder à d'importantes fonctions, et de tristesse de le voir partir, qu'expriment les paroissiens. Un autre problème se pose, celui de la prise en charge d'un nouveau pasteur car le pasteur Roux assumait l'intégralité de sa charge.

En février 1920, le pasteur Paul Wood exerçant à Bourdeaux dans la Drôme est pressenti pour venir à St Brieuc mais en octobre aucune solution n'est encore trouvée car les dons pressentis ne sont pas assez élevés pour qu'un pasteur puisse être pris en charge. M. Roux est toujours présent, il incite les paroissiens à se montrer un peu plus généreux et assure que d'autres paroisses plus riches pourront alors aider St Brieuc. Le pasteur Wright, méthodiste anglais était présent assistait à l'assemblée du mois d'octobre.

En mai 1921, rien n'a bougé, M. Roux est encore là, personne d'autre n'a été nommé. M.Roux presse le comité directeur de proposer d'autres noms que celui du pasteur Wood mais l'assemblée ne l'entend pas ainsi et pose ses conditions : "Elle rappelle toutefois au Synode et à la Commission de stationnement des pasteurs, que la ville de St Brieuc étant fort éloignée des autres églises protestantes et étant la préfecture d'un département populeux, doit avoir comme pasteur, non pas un homme affaibli par l'âge ou absorbé par d'autres travaux mais un pasteur actif et fort, qui puisse entièrement se consacrer à l'évangélisation du pays."
Le 13 juillet 1921, M et Mme Roux fixent les conditions matérielles dans lesquelles ils organisent leur départ. La maison (leur propriété) est louée à l'association cultuelle pour 1100 francs par an. L'association règlera les différentes charges (impôts, assurances...). Un inventaire du mobilier est dressé et la totalité de l'ameublement est laissé au pasteur qui arrivera. Il est aussi noté que le Temple "doit être soigneusement entretenu, sans qu'il puisse être employé pour rien de profane, de façon à ne point blesser les sentiments religieux des Bretons et des Protestants."
En octobre 1921, le pasteur Jean Scarabin fait son grand retour à St Brieuc et le pasteur Henri Whelpton est nommé à Perros. 

Le 26 mars 1922, pour l'assemblée générale, le pasteur Roux vient présider la séance. Il fait ainsi le lien entre  les instances nationales et St Brieuc.

En 1924, plusieurs préoccupations agitent la communauté : avoir un pasteur à temps plein à St Brieuc car pour le moment M.Scarabin s'occupe surtout de l'évangélisation dans la région de Lannion et de trouver un lieu de culte pour les paroissiens de Lannion en faisant l'acquisition d'une maison, rue Kermaria. Un immeuble est également acquis au Légué, à la Cale fleurie, à Plérin.

Vue du Légué.





En 1925, en dehors des affaires courantes, on note que des pasteurs gallois seront accueillis à St Brieuc dans le cadre de la Mission Evangélique en Bretagne. Un thé amical leur sera servi au Temple.
Dans les années qui suivent et jusqu'en 1933, l'activité principale semble être du côté de Lannion et Perros. St Brieuc suit un rythme plus tranquille avec à la tête de la paroisse pendant quelques années un pasteur méthodiste âgé et souffrant, George Whelpton (à ne pas confondre avec son fils, Henri Whelpton de Perros).

En 1935, la question de vendre l'immeuble du Légué est posée car les difficultés financières s'accumulent, mais finalement c'est la location qui sera choisie. 

En 1936 est évoquée la question de l'Union des Eglises Protestantes, le sujet sera abordé lors du prochain synode.

En 1937, les travaux préparatoires à la création de l'Eglise Réformée de France sont sur le point d'aboutir. Des pasteurs méthodistes demandent leur inscription. On retrouve les noms des pasteurs bretons Henri Whelpton, Marcel Arnal, Marcel Raspail, Daniel Manach, François Manach, Jean Scarabin et Yves Crespin (Archives nationales, dossier 107 AS 12)

Le 10 juillet 1938 va se tenir  la dernière Assemblée générale de l'Eglise Évangélique  Méthodiste de St Brieuc. Ce jour-là, elle s'est déclarée comme faisant partie de l'Eglise Réformée de France.
En Bretagne, St Brieuc, Perros, St Servan- St Malo et Quimper ont fait ce choix, en tout ce sont 16 églises méthodistes sur 22 qui ont rejoint l'Eglise Réformée (Morlaix et Paimpol sont restées dans l'Eglise Méthodiste).
C'est une nouvelle page qui s'ouvre...


Sources

Dossiers rassemblés dans les archives du Temple de St Brieuc, registres de l'association cultuelle, registre des membres 1906-1952, registres du conseil presbytéral.

Site Internet de Jean-Yves Carluer, "Les Protestants bretons

Site internet de la "Société d'Etudes du Méthodisme  Français"

Archives municipales de St Brieuc concernant la reconstruction de l'immeuble du 12 rue Général Leclerc en 1939. Cotation 2T52 n° de permis 1048.

Série de 4 articles écrits par le Docteur Erling Hansen dans le bulletin "Le Lien" en 1995.

Protestants et bretons. Jean-Yves Carluer. Edition "La Cause", trois éditions 1994-1998-2003. Disponible en consultation aux Archives départementales des Côtes d'Armor. 



Liens 

Le blog d'Erwan Chartier :  Les missionnaires gallois en Bretagne au XIXème 
Le site de Jean-Louis Prunier : Société d'Etudes du méthodisme français
Le site de Jean-Yves Carluer : Les protestants bretons
Encyclopédie en ligne Lexilogos : Protestantisme

 

 

Document 1 Les membres fondateurs de la communauté


Héloïse Bird était en 1906 dans les membres fondateurs de la paroisse protestante de St Brieuc. Elle était née à Guernesey le 24 septembre 1854, et habitait à St Brieuc rue des Merles. Elle est décédée le 6 mars 1932. C'est le pasteur Henri Whelpton qui a présidé ses obsèques le 10 mars 1932. Son époux et ses enfants étaient présents ainsi qu'un "très grand nombre d'amis, de toutes les classes de la population".

Source : registre des inhumations 1906-1938, page 73

Pierre Joseph Audrain était membre de la communauté depuis 1910, il est décédé le 14 février 1916. Le pasteur Théophile Roux écrit : "Breton d'origine, c'est à Jersey, où il avait vécu de longues années, qu'il était venu au Protestantisme. M. Audrain était à l'hôpital depuis environ 5 ans. Il est décédé "aux incurables ". Le pasteur a présidé les obsèques de Pierre Joseph Audrain le 16 février au cimetière de l'ouest de St Brieuc.

Source : registre des inhumations 1906-1938, page 65

 

Document 2
Eglise Protestante Méthodiste de St Brieuc
Statistiques indiquant le nombre de familles et le nombre d'enfants


1909 : 28 familles
1910 : 30 familles
1911 : 65 personnes (adultes et enfants)
1913 : 48 familles (et 23 enfants)
1914 : 52 familles (et 20 enfants )
1917 : 40 familles
1919 : 52 familles
1920 : 27 familles (et 10 adhérents) et 40 autres membres
1923 : 56 familles (et 14 enfants )
1927 : 50 familles (et 16 enfants )
1930 : 54 familles
1934 : 46 familles (et 44 enfants)


Le temple protestant de la rue Victor Hugo à Saint Brieuc édifié en 1908 et photographié ici dans les années 60.
Archives du Temple de St Brieuc.




1 commentaire:

  1. Message de Jean-Louis Prunier, pasteur, président de la Socité d'Etudes Méthodistes de France : "Après une lecture du contenu de votre blog, très richement documenté,j'ai demandé à notre webmaster d'établir un lien entre nos deux blogs.
    Pour la thèse de doctorat que je soutiens à l'Institut Protestant de Théologie de Montpellier sur "Le méthodisme français (1790-1940), dans mon chapitre sur la Bretagne, j'ai aussi travaillé sur les archives méthodistes de Saint-Brieuc"[...]

    Cette thèse, quand elle sera publiée, élargira certainement le champ de nos connaissances...Nous pourrons en reparler dans ce blog.

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