jeudi 6 août 2020

Les protestants à Saint-Quay Portrieux

 

Une forte présence protestante et une salle de culte protestant


Depuis une centaine d'années, la commune de Saint-Quay-Portrieux a vu s'implanter de très nombreux protestants mais ils sont restés si discrets que peu de gens connaissent cette histoire !

On peut lire dans les registres de l'association cultuelle de l’Église réformée de St Brieuc en 1906 que St Quay-Portrieux était un lieu important de collecte pendant la saison d'été. En 1910, le pasteur Roux indique que c'est encore par les collectes effectuées à St Quay en été que les finances sont bonnes.
 
Cette allusion fait référence à la présence de nombreuses familles protestantes aisées qui établissent leurs quartiers d’été dans la cité quinocéenne. L'origine de cette histoire est évoquée dans le livre « Saint Quay-Portrieux », de Mathieu Petitjean. C'est le début d'une recherche plus approfondie, nécessaire pour les confronter à d'autres sources et aller à la découverte des descendants de ces premiers protestants arrivés à la fin du 19ème siècle. Ce travail permet de montrer toutes les ramifications avérées de certaines familles avec le monde protestant.

 
Saint Quay-Portrieux, livre de Mathieu Petitjean.

Des familles protestantes s'établissent à St Quay

A la fin du XIXème siècle, les demoiselles Le Bel (1) , séjournent au Portrieux. Elles pensent que le climat et les bains de mer feront du bien à un de leurs neveux (Louis) atteint de tuberculose et dont elles s’occupent. 
Les deux sœurs Le Bel, Marie et Emma, sont alsaciennes et issues d’une grande famille d’industriels protestants du Pechelbronn. Elles ne se marieront pas et n'auront pas d'enfants, contrairement à leur soeur Adèle, mariée avec Ernest Herrenschmidt.

Marie et Emma Le Bel vont acquérir une propriété au-dessus de la plage de la comtesse et font bâtir une grande villa « Ker Vern ». Au décès des demoiselles Le Bel, deux de leurs neveux (les fils d'Adèle), André et Henri Herrenschmidt établis à Paris, héritent des biens. André hérite de « Ker Vern ».
André a commencé ses études au Gymnase protestant de Strasbourg jusqu'à l'âge de douze ans. Il les poursuit au Lycée de Belfort avant de les terminer, après 1890, au Lycée Louis-le-Grand. Après l'internat, il suit les cours de l'Institut Pasteur et après sa  thèse, il devient chef du laboratoire à Necker de 1904 à 1919 puis à Cochin de 1919 à 1932. En 1926 il est la cheville ouvrière de l'Association Française pour l'étude du cancer.
 
André Herrenschmidt devant son microscope. Photo famille Granjon-Herrenschmidt


Henri, comme son frère, a commencé ses études au Gymnase protestant de Strasbourg jusqu'à l'âge de douze ans. Après il est parti à Belfort avant de suivre ses études de médecine à Paris. Il fut chef de clinique puis médecin généraliste à Paris.

A St Quay-Portrieux, Henri va, de son côté, hériter d’une maison appelée « La Croix Claude ». 
La Croix Claude se situe à l'angle de la rue Pasteur et du Boulevard Foch (position en cliquant ici)


La Croix Claude, rue Pasteur à Saint-Quay-Portrieux

La Croix Claude, rue Pasteur à Saint-Quay-Portrieux


En 1914, Henri Herrenschmidt, qui est médecin, envoie sa famille par le train à St Quay et propose aussi d’héberger la famille de son ami, le docteur Jean d'Herbécourt  (2). 
Le docteur d’Herbécourt achète après guerre une propriété située sur la pointe de Pors-es-Leu : « Longemer ». 


La famille Herrenschmidt, des membres de la paroisse protestante de St Brieuc.

Marie Pauline Louise Vanbergue se marie le 12 novembre 1903 dans le 14 ème arrondissement de Paris avec Alfred Henri Herrenschmidt. 

Mme Herrenschmidt et sa sœur sont d’ailleurs inscrites comme membres de la paroisse protestante de St Brieuc en 1919, ce qui atteste bien de leurs convictions et de leur engagement. 
Mme Herrenschmidt et sa sœur avaient passé déjà plus de cinq années à St Quay quand elles ont signifié cet engagement de s'inscrire comme membre. Ce n'est pas le cas d'autres protestants de St Quay qui n'y vivent qu'une partie de l'année. Ils peuvent parfaitement être inscrits, mais dans une paroisse où ils résident la majorité du temps.

Registre des membres de la paroisse de St Brieuc. 31 mars 1919. Note du pasteur Th Roux sur Mme Herrenschmidt



La famille Weiss et Louise Weiss (1893-1983)

Une autre famille protestante est aussi établie à Saint-Quay, c'est la famille Weiss. Il est intéressant de parler de l'action de Louise Weiss pendant la Guerre 14-18, à St Quay. Louise est d'origine alsacienne, elle est née d'une mère juive et d'un père protestant, Paul Weiss.   
A la fin du mois de juillet 1914, Jeanne Weiss, sa mère, décide de rester à Paris alors que ses enfants viennent passer les vacances en Bretagne, à Saint-Quay-Portrieux.
La maison, Ker Armen à St Quay est construite sur la falaise, elle appartenait à l’oncle Eugène, le frère de Paul Weiss, ancien directeur général de la Société des chemins de fer de l’Est, veuf depuis longtemps et sans enfants. Une autre source indique que Louise Weiss aurait été logée dans la maison de la famille Guth à la Croix Claude (d'après le témoignage de Mme Madeleine Guth. Jean-Pierre Guth confirme également qu'au début des années 1900, sa grand-mère était une féministe convaincue et qu'elle avait beaucoup d'affinités avec Louise Weiss).

Les oubliés de l'histoire. Louise Weiss. Documentaire diffusé sur Arte en mars 2020
Le documentaire "Les Oubliés de l'histoire. Louise Weiss une femme pour l'Europe" évoque l'action de Louise Weiss à St Quay-Portrieux en 1914.


Au mois d'août 1914, à 21 ans, Louise vient d'obtenir l'agrégation de lettres et peut sembler loin d'une guerre qui avance à grands pas...

A Saint-Quay, le premier engagement militant et humaniste dans la vie Louise Weiss
Le 25 août, une cousine la prévient qu’il y a à Saint-Brieuc des hordes de réfugiés, allongés par terre dans la gare. Louise pense à ces réfugiés  et à l’Union sacrée prêchée par le Président de la République. Célia Bertin qui s'est entretenue avec Louise Weiss rapporte cet évènement ainsi :
« Elle va trouver le curé pour qu’il lui prête le bâtiment qui, en temps de paix, abritait le patronage. Le curé accepte et l’oncle Eugène donne quelque argent. Elle demande à « la mère Heurtel, transports en tous genres » de lui prêter une charrette… Ensemble, elles quêtent à la ronde et recueillent sommiers, matelas, couvertures, chaises, casseroles, fourneaux.
La générosité des bretons surprit Louise qui se trouva bientôt à la tête d’une vingtaine de lits qu’elle installa en trois dortoirs dans la maison du patronage où le confort était absent. L’eau, il fallait aller la chercher à une borne fontaine, et, pour se rendre aux dortoirs du premier étage, l’escalier, raide comme une échelle, se trouvait à l’extérieur…
Et puis le Maire vint la voir avec deux médecins militaires : ils lui donnèrent l’ordre d’accueillir des blessés et non des réfugiés." (…)
Louise proposa alors de trouver un autre lieu.

L'escalier extérieur du patronage de St Quay. Vue du côté de la rue A. Malraux




Autre vue du patronage de St Quay, du côté de la rue Joliot Curie.
Mlle Vallée, qui avait généreusement participé à l’aide aux réfugiés, accepta de transformer sa maison en hôpital.
Elle transforma la villa « Locmaria Ker » en hôpital en une semaine. On va alors l’appeler « La Vallée ». La propriétaire actuelle de maison en photo ci-dessous, villa Loc Maria au 18 de la rue Pasteur, confirme que la villa a abrité un hôpital mais avec des Allemands (pas des réfugiés blessés). Il faut continuer de rechercher des documents pour établir si c'est ce lieu qui était la propriété de Mlle Vallée...



Villa Loc Maria, 18 rue Pasteur à St Quay-Portrieux. Photo RF



Louise Weiss fut aidée par le docteur Latty, un médecin en retraite et en repos à St Quay.
Fin novembre, son père, en uniforme de Colonel arrive à La Vallée et lui demande de le rejoindre à Bordeaux où le gouvernement s’était replié dès le 2 septembre.
En attendant la fermeture de la Vallée, elle ouvrit une consultation pour les habitants de la commune. Elle souhaita aussi améliorer le sort des premiers prisonniers de guerre allemands arrivés blessés à Saint-Brieuc. Un médecin alsacien accepta ses colis mais refusa de les lui laisser remettre elle-même aux prisonniers.
Ensuite elle ferme La Vallée après avoir « vérifié les comptes, restitué les meubles prêtés, assuré le financement du patronage ".
C'est la fin de son expérience à St Quay et elle part alors à Bordeaux, comme son père le lui avait demandé.



Cette période au contact des blessés de guerre la marquera fortement et elle est racontée par Louise Weiss elle-même dans un ouvrage "Une petite fille du siècle. 1893-1919. Mémoire d'une européenne tome1". Dans un autre ouvrage, "Louise Weiss" de Célia Bertin, Louise Weiss évoque aussi cette période de l'année 1914 à Saint-Quay.

Nul doute que son expérience en 1914 à Saint-Quay aura contribué à faire d'elle, ce qu'elle est devenue par la suite, une femme qui ne cessera d’œuvrer pour la construction de la paix.


Louise Weiss va continuer de marquer les esprits, elle est à cette époque une personnalité très originale : féministe, pro-européenne, journaliste. En 1918, elle prendra la tête d'une revue qu'elle va créer Europe nouvelle : revue hebdomadaire des questions extérieures, économiques et littéraires. Bien plus tard, lors des premières élections européennes en 1979, elle sera élue et siègera à 86 ans comme députée. Elle prononcera, comme doyenne, le discours d'ouverture du parlement de Strasbourg.


Pour parler de la fin de sa vie, Jacques Bariéty , évoque  son éducation et son lien avec le protestantisme au détour d'un article : "Elle mourut à Paris, sans héritiers directs ; par testament elle, qui avait reçu une éducation laïque et n’avait jamais pratiqué aucun culte, manifesta le souhait d’un service protestant".








Les cérémonies religieuses protestantes à St Quay


La première cérémonie religieuse protestante à St Quay, attestée dans les registres se déroule en 1910. Le 10 août, le pasteur Théophile Roux vient à St Quay présider au service funèbre de Mlle Émilie Vuaillet, de Ferney-Voltaire (Ain), en séjour d'été avec sa sœur dans une pension. De nombreuses personnes sont allées jusqu'au cimetière.


Le 27 janvier 1940, à St Quay, à la villa Ker Lann, située au dessus de la plage de la Comtesse, le pasteur Crespin baptise Simone Germain, née à St Quay le 29 juillet 1937, fils de Albert Germain et de Yvonne Castex, domiciliés à St Quay, 29 rue Poincaré, villa Les Lucioles.




29 rue Poincaré, villa Les Lucioles, St Quay-Portrieux


Plaque de la villa Les Lucioles, St Quay-Portrieux


 
Le 3 février 1941 le pasteur Crespin préside à St Quay l'enterrement de Madame Brunot-Mole (veuve de M. Brunot), décédée le 1er février.

En 1943-1944, le pasteur Vidal (qui remplace le pasteur Crespin, déporté en Allemagne) assure le culte à St Quay, le lieu n'est pas indiqué.

Le 23 février 1944, le pasteur Elie Vidal procède à l'inhumation du docteur Henri Herrenschmidt, né à Strasbourg le 20 janvier 1871, marié avec Marie Vanbergue, thèse en 1900, docteur en médecine à Paris. Il était âgé de 73 ans et décède à St Quay le 21 février 1944. Au cimetière, son cercueil a été recouvert du drapeau tricolore alors que St Quay était encore occupé par les troupes allemandes.

Le docteur Henri Herrenschmidt est cité comme ayant participé au réseau d'évasion de St Quay-Portrieux pendant la Seconde guerre mondiale. Il était décoré de la Croix de Guerre 14-18 et Chevalier de la Légion d'Honneur à titre militaire.

Il faut noter que sa tombe n'est pas à St Quay.


Inhumation du docteur Herrenschmidt. Saint Quay, Février 1944. Archives de la paroisse de St Brieuc


Le 18 juillet 1949, à St Quay (Les Lavandes), le pasteur Marquer baptise André Korn, né à Nantes le 17 juin 1947, fils de Jean-Henri Korn et de Mme Korn, née Kreitmann, domiciliés à Nantes. Le parrain est Pierre Keitmann.
Toujours le 18 juillet 1949, à St Quay (Les Lavandes), le pasteur Marquer baptise Georges Servière, né à Mont-de-Marsan le 17 juillet 1948, fils de Jacques Servière et de Jeanne Servière, née Korn, domiciliés à Mont-de-Marsan. Le parrain est Henri Kreitmann et la marraine Anne-Lise Guth.



Entrée de la ville "Les lavandes". Avenue de la Comtesse. St Quay


La villa "les Lavandes" est liée à la famille Herrenschmidt.

Plus tard encore, en 1963, on retrouve la présence  de la famille du docteur Jean-Louis Herrenschmidt mais dans les registres de la paroisse de St Brieuc où Sylvie Herrenschmidt se marie le 13 août avec Alain Granjon. C'est le pasteur Pierre Courthial, de la paroisse de l'Annonciation à Paris, qui procède à cette bénédiction (Pierre Courthial a exercé à l'Annonciation de 1951 à 1973, succédant dans cette paroisse du 16ème arrondissement aux noms les plus connus de l’Église réformée, comme Marc Boegner ou Pierre Maury). 
Sylvie est née à Boulogne Billancourt le 9 juillet 1943, elle est la fille de Jean-Louis Herrenschmidt  et de Jacqueline Lionnet. 

Le 12 juillet 1965, le pasteur Jean-Marc Kieffer procède, à St Brieuc,  à la bénédiction religieuse du mariage contracté entre Jean-Pierre Guth (né à Strasbourg le 29 juillet 1939, alors ingénieur de marine demeurant à Toulon, et fils de Jean-Jacques Guth et de Madeleine Herrenschmidt) et Thérèse Lesant.

Le 28 mars 1970,  le pasteur Jean-Marc Kieffer procède à la bénédiction religieuse du mariage contracté entre Sabine d'Herbécourt (née à Cholet le 25 juin 1945, fille de Jean et Marie Louise d'Herbécourt) avec Roger T. Ward (né à Reading. GB)

Ces mariages dans les années 60 et 70 au temple de St Brieuc sont des exemples de l'attachement de ces familles aux Côtes d'Armor.



Tombe de Jean-Claude d'Herbécourt à St Quay (1935-2017). Photo R.F


Les adhérents de St Quay à la paroisse protestante dans les années 40

Les protestants qui résident à l'année ne sont pas très nombreux, pour preuve ceux qui sont déclarés comme membres dans les registres de la paroisse de St Brieuc ne dépasseront jamais les cinq doigts d'une main :

Dans les années 30, en 1937 et 1938, une seule adhérente à la paroisse réside à St Quay, il s'agit Mme veuve Jamet, Villa Nareyne, rue du Maréchal Joffre. 

En 1942, le pasteur Crespin fait état de 3 familles à St Quay : Loyer (2) Arbaud (2), Schmidt.

On dénombre 3 foyers de St Quay inscrits dans la liste des membres en 1943 : Schmidt, Loyer, Le Hégarat (3).



Un culte protestant en été

Si le nombre d'adhérents est peu élevé, il n'en existe pas moins des cultes en été, au moment où la population augmente fortement. Les résidences secondaires des protestants font alors le plein, ainsi que les pensions de famille.
L'association cultuelle fait état qu'un culte a lieu à Saint-Quay Portrieux pendant l'été en 1946 et 1947. Par contre, aucune indication du lieu où il se déroulait... 
En 1946, on dénombre une trentaine de personnes en moyenne dans l'assistance. Une forte présence de familles Alsaciennes protestantes est connue à St Quay.



Chacun sa plage. "La plage des protestants".

Comment ce petit monde protestant s'intègre-t-il dans ce coin de Bretagne bien marqué par l’Église catholique? 
Mathieu Petitjean, interrogeant Mme Guth, dans son livre sur Saint Quay-Portrieux, écrit : 
"Des clans se formèrent parfois entre les baigneurs selon leur appartenance religieuse...On distingua bientôt la bourgeoisie protestante, qui ne fréquentait que le Portrieux ou le quartier de la Comtesse et la bourgeoisie catholique qui ne s'aventurait jamais au-delà de Saint-Quay et de l'influence rassurante de la Communauté religieuse. Les Catholiques ignoraient les Protestants et vice-versa."
C'est ainsi qu'à Saint-Quay, la plage de la Comtesse était même appelée, autrefois, "la plage des protestants".

La plage de la Comtesse. St Quay. Photo R.F



De Saint-Quay au temple d’Étables

A partir de 1954, l'histoire des protestants de St Quay va se déplacer à quelques kilomètres, à Étables. C'est là qu'un modeste temple protestant va être construit dans le bourg. Les protestants de St Quay vont contribuer à la réalisation de ce projet. 

Le 2 août 1959, on retrouve par exemple la famille Servière à l'occasion du baptême de Yvonne, née le 22. 12. 1949 à Mont-de-Marsan. C'est le pasteur Jézéquel qui célèbre ce baptême au Temple d’Étables. Le père, Jacques Servière, est Lieutenant-Commandant d'aviation. Le pasteur Jacques Bovet, de Neuchâtel, était également présent et son fils a été baptisé ce jour-là également.

En 1962, le 12 août, c'est le baptême d' Isabelle d'Herbécourt, née à Nîmes et dont les parents sont domiciliés à Levallois-Perret (le père est Jean-Claude d'Herbécourt).

Yvonne Servière rappelle aussi que le temple d’Étables étant tout proche de St Quay, les pasteurs qui venaient en été étaient souvent invités à déjeuner le dimanche à la Croix Claude, dans la famille Guth, ou parfois à la Villa les Lavandes.


Conclusion 

A l'origine, ce sont donc des protestants alsaciens ne voulant pas accepter l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne en 1870, qui sont les premiers venus à Portrieux. Par la suite, l'exode dû à la Guerre de 14-18 a encore contribué à pousser des protestants alsaciens vers la Bretagne.





Annexe 1. 

Les familles protestantes liées à Saint-Quay-Portrieux

(1) La famille Le Bel

Dans la famille Le Bel, il y a trois sœurs, Emma (1841-1926), Marie (1842-1934) et Adèle (1843-1919) et un frère, Achille qui deviendra chimiste.
Les Le Bel possèdent des puits de pétrole qui donneront naissance au trust Péchiney. 




Maison familiale des le Bel à Merkwiller-Pechelbronn


Sur le site Généanet, nous trouvons la trace d'Adèle Le Bel, née le 24 février 1843 à Péchelbronn dans le Bas-Rhin et décédée à Paris le 5 janvier 1919. Elle se marie avec Ernest Herrenschmidt .
Le couple aura trois enfants, tous nés à Strasbourg : Henri (20 janvier 1871), André (21 mai 1874) et Louis (24 juin 1877). 
Deux sont venus à Portrieux : Alfred Henri et Jules André.
Alfred Henri est le père de Marie Louise Henriette Herrenchmidt. Alfred Henri est décédé à St Quay le 21 février 1944.
Adèle Le Bel est donc la grand-mère de Marie Louise d'Herbécourt, née Herrenschmidt. 

La famille Herrenschmidt est liée à des gens très puissants comme Louis II de Bavière qui se lie d’amitié avec le troisième fils d’Adèle, Louis Herrenschmidt.

Les soeurs Le Bel sont enterrées dans le  carré Le Bel du cimetière de Lampertsloch (Bas-Rhin), comme neuf membres de la famille. Les Le Bel ont contribué pendant  plusieurs générations à développer la région (exploitation du pétrole, industrie chimique, agriculture…). 
Louis, le fils d'Adèle, est né à Strasbourg en 1877 et meurt à Paris en 1897. 

Adèle est née à Lampersloch le 24 février 1943 et elle est décédée le dimanche 5 janvier 1919, renversée par un camion militaire américain sur le quai de l'Alma à Paris.

Le carré Le Bel au cimetière de Lampertsloch (Bas-Rhin)


Certains éléments de cette note sont recueillis page 274 du livre "Chronique intime d'une famille franc-comtoise au 19e siècle", les autres proviennent des recherches effectuées à partir du site Généanet.


Liens pour accéder à la généalogie de la famille Le Bel 

Généanet, Adèle Le Bel
Généanet, Emma Le Bel
Généanet, Marie Le Bel
Généanet, Achille Le Bel, fiche établie par Alain Garric


(2) La famille Herrenschmidt


La famille Herrenschmidt est liée à la famille Le Bel (voir Adèle Le Bel, plus haut)

Liens pour accéder à la généalogie de la famille Herrenschmidt
Généanet, Henri Herrenschmidt
Généanet, Marie Vanbergue (épouse de Henri Herrenschmidt)

Mariage (avec Alfred Henri HERRENSCHMIDT) - 14ème arrondissement, Paris.
Sources: Acte de mariage - AD75-M, 14ème arrondissement, 14M 164 , 1903, vue 14


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Ernest HERRENSCHMIDT 1834-1920
Adèle Le BEL 1843-1919
Henri Joseph VANBERGUE 1847-/1903
Louise Ernestine DEBRAIE 1849-/1903
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Alfred Henri HERRENSCHMIDT 1871-1944
Marie Pauline Louise VANBERGUE 1880-1962
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Marie Louise Henriette HERRENSCHMIDT 1910-2000
Marie-Louise Herrenschmidt (dite Malou) épouse ensuite, en 1930, Jean d'Herbécourt (voir ci-dessous)



(3) La famille d'Herbécourt

La famille d'Herbécourt est liée à la famille Herrenschmidt.

Le docteur Jean d'Herbécourt  (1871-1934) publie sa thèse de médecine en 1900. Il est décoré de la Légion d'Honneur.
Son fils, né en 1906, également appelé Jean d'Herbécourt (1906-1975) deviendra industriel, il est décédé à St Quay le 16 juillet 1975. Il était marié à Marie Louise Henriette Herrenschmidt (1910-2000), décédée elle aussi à St Quay le 26 juillet 2000, inhumée au Père Lachaise à Paris, comme son mari.
Pour voir la tombe, cliquer  ici

Le 12 août 1962, au temple protestant d’Étables, on note le baptême de Isabelle d'Herbécourt née à Nîmes (Gard) le 24. 07.1961, fille de Jean-Claude d'Herbécourt. 
Ces "rites" attestent de convictions protestantes au sein de certains membres de cette famille. 


Liens pour accéder à la généalogie de la famille d'Herbécourt
Généanet, famille d'Herbécourt 
Généanet, Jean d'Herbécourt
Généanet, Marie-Louise Herrenschmidt (épouse de Jean d'Herbécourt)




(4) La famille Guth.

La famille Guth est reliée à la famille Herrenschmidt  par Madeleine Herrenschmidt, fille de Henri, mariée à Jean-Jacques Guth. 
Leur fils, Jean-Pierre Guth, a fourni de précieux renseignements en 2020 pour écrire cette histoire des protestants de St Quay.

Rappel : Le 12 juillet 1965, le pasteur Jean-Marc Kieffer procède, à St Brieuc,  à la bénédiction religieuse du mariage contracté entre Jean-Pierre Guth (né à Strasbourg le 29 novembre 1939, ingénieur, demeurant à Toulon, fils de Jean-Jacques Guth et de Madeleine Herrenschmidt) et Thérèse Lesant.


Ernest HERRENSCHMIDT 1834-1920
Adèle Le BEL 1843-1919

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Henri HERRENSCHMIDT 1871-1944
Marie VANBERGUE 1880-1962
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Madeleine HERRENSCHMIDT (mariée Guth)



(5) La famille Weiss


La présence de la famille Weiss à Saint-Quay a pour origine Jeanne Weiss qui en juillet 1914, envoie ses enfants pour y passer les vacances.

Fiche complète sur la vie de Louise Weiss. Site Généanet, fiche établie par Georges Rudolph.

Louise Weiss
Sur le net, extraits du livre "Louise Weiss" de Célia Bertin :
extrait1
extrait2


Georges Emile WEISS 1820-1879
Emilie BOECKEL 1830-1908
Emile JAVAL 1839-1907
? ?
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Paul Louis WEISS 1867-1945


Jeanne Félicie JAVAL ca 1872-

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Louise WEISS 1893-1983




 (6) La famille Korn

La famille Korn est liée aux familles Herrenschmidt et Guth comme on le voit dans l'arbre ci-dessous (fiche Généanet).







Jeanne Caroline HERRENSCHMIDT 1863-1955
Alfred GUTH 1856-1934

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Henry KORN 1883-1960


Andrée Chouquette GUTH 1889-1936

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Henri Jean Friquet KORN 1913-1995





 (7) La famille Servière

La famille Servière est liée aux familles Korn, Herrenschmidt et Guth.

Jeanne Servière (née en 1918) est la soeur de Henri Korn (1913-1995). Elle est mariée avec Jacques Servière. Leur fils Georges est baptisé à St Quay en 1949 par le pasteur Paul Marquer, la marraine est Anne-Lise Guth. Jacques et Jeanne Korn ont eu plusieurs enfants, baptisés ou mariés à Etables ou St Brieuc :

Leur fille Yvonne (dite Bizette) est baptisée le 2 août 1959 au temple d'Etables.

Alain Servière, frère d'Yvonne Servière, se marie le 26 août 1978 au temple de St Brieuc, le pasteur Bovet (de la paroisse de Neuchâtel) dirige la cérémonie. Ce jour-là, Alain épouse Caroline de Hautecloque, née à Paris le 7 février 1945, fille de Yves et Hélène de Hautecloque.

Jean Servière, né à St Mandé le 26 janvier 1955, a contracté un mariage mixte le 31 juillet 1982, en l'église de Robien (St Brieuc) avec Andrée Jouéo, née à St Brieuc le 29 mai 1956. Le pasteur Le Cozannet dirigeait la cérémonie avec le prêtre de la paroisse de Robien.



(8) La famille Kreitmann
  
La famille Kreitmann est liée à la famille Korn. 

Henri Korn est marié en 1946 avec Lise Kreitmann. Ils ont trois enfants : André, François, Odile.
Voir en 1948 le baptême de Georges Servière où le parrain est Henri Kreitmann. 
Voir en 1949 le baptême de André Korn où le parrain est Pierre Keitmann.



(9) La famille Le Hégarat

On note la présence de membres de la famille Le Hégarat dans les registres de la paroisse de St Brieuc à différentes époques :
19 août 1956, baptême de Daniel Le Hégarat né à Toulon le 5.08.1954
19 août 1956, baptême de Patrick  Le Hégarat né à Toulon le 30.04.1956
17 novembre 1957, baptême de Rémi Le Hégarat né à Toulon le 18.07.1957
Les trois enfants ont comme parents Joseph Le Hégarat, marin et Mme Le Hégarat, née Simone Herrou. 

(10). La famille Dietz

Edgar Paul Richard Dietz, né le 20 avril 1914 à La Petite Pierre (Bas-Rhin), époux de Louise Roehrich, est décédé à son domicile rue Bel Air à St Quay le 15 juillet 1999.

(11) La famille Ungerer

Il n'était pas impossible il y a quelques années de croiser à St Quay le célèbre auteur-illustrateur-dessinateur alsacien Jean Thomas Ungerer, plus connu sous le nom de Tomi Ungerer. 
Tomi Ungerer était issu d'une famille protestante qui comptait des pasteurs et il a été Eclaireur unioniste à Colmar.





Annexe 2. 

Les villas liées aux familles protestantes de Saint-Quay-Portrieux


Ker Vern

Marie et Emma Le Bel vont investir en 1889, une partie de la vente de leurs propriétés en Alsace pour acquérir une propriété au-dessus de la plage de la comtesse. En 1896, elles achètent la villa « Ker Vern », située au creux d'un vallon qui aboutissait juste en face de la mer. Au décès des demoiselles Le Bel, deux de leurs neveux (les fils d'Adèle), André et Henri Herrenschmidt établis à Paris, héritent de leurs biens. André Herrenschmidt hérite de « Ker Vern » (en 1918) et il agrandit la propriété et la maison. Après lui, la propriété est partagée entre les familles de ses 3 enfants : Jean-Louis garde « Ker Vern ». Yves reprend « le petit Ker Vern » au fond du jardin, Jacqueline devenue Tanon hérite du grand potager  appelé " Ti- Vern". 
Ce qui est appelé "Le Petit Ker Vern" est constitué d'un ancien garage à bateaux et d'un potager.

En 1976-1977, le terrain de la grande maison de Ker Vern est vendu, la maison est démolie et la Résidence de la Comtesse construite à la place.

Remarque :
En breton "Ker Vern" désigne un lieu humide planté d'aulnes. 

Ker Vern, avec au premier plan les rangées de lavande. Photo famille Granjon-Herrenschmidt


La maison de Ker Vern. Famille Granjon-Herrenschmidt


L'ancienne descente vers La Comtesse, à droite le portail de Ker Vern. Carte postale famille Granjon-Herrenschmidt


En 1922, M. Herrenschmidt procède à un échange avec la municipalité qui souhaite réaliser des aménagements tout au long de la plage de la Comtesse. M. Herrenschmidt obtient un certain nombre de cabines de plages contre le chemin qui descend vers la plage (voir ci-dessus).

Plan d'architecte, 1922, famille Granjon-Herrenschmidt




Sur la droite, les grands arbres de Ker Vern, au dessus de la plage de la Comtesse
Le Petit Ker Vern. Photo R. Fortat
Ti Vern. Photo R. Fortat


Sur la droite, la résidence de la Comtesse, au dessus de la plage de la Comtesse




Ker Lan


Ker Lan est la maison avec la toiture orangée au centre, un parking la sépare de Ker Vern. Photo Granjon-Herrenschmidt


Dans le champ à Ker Lan se déroulaient des fest-noz en plein air. Photo famille Granjon-Herrenschmidt

Dans le champ à Ker Lan se déroulaient des fest-noz en plein air (on voit l'île de la Comtesse au fond ). Photo famille Granjon-Herrenschmidt



La Croix Claude

Plus tard, en 1912, Marie et Emma Le Bel achètent pour leur deuxième neveu, la villa « La Croix Claude » qui  se situe à l'angle de la rue Pasteur et du Boulevard Foch. Henri, frère d’André, héritera donc de cette maison et la réaménagera complètement après 1918.
En 1939, La Croix-Claude devient une sorte de refuge. Henri Herrenschmidt et son épouse s’y installent à plein temps et accueillent leur fille, Madeleine Guth, et ses quatre enfants dont un nouveau-né, Jean-Pierre, qui vient de traverser la France, fuyant l’Alsace de nouveau annexée.
En 1999, la propriété est partagée entre les enfants de Madeleine et Jean-Jacques Guth : Jean-Pierre Guth reprend la maison principale « La Croix-Claude », Marie-Claude devenue Ungerer, reprend une maison construite en 1970 dans le fond du jardin sous le nom de « Ty Wacken », Denise, devenue Schneegans, reprend et aménage les communs sous le nom de «Ty Ober », Jean-François reprend un terrain autour du tennis et Sandrine, sa fille devenue Muller, y construit au début des années 2000, la villa « Cap Bleu ».

 
Remarques :  
Ty Wacken  vient de « Wacken », qui est le nom d’un quartier de Strasbourg sur lequel la famille Herrenschmidt possédait et exploitait des tanneries au XIXème siècle et jusqu’au milieu de XXème siècle. 
Ty Ober  vient de « Oberhausbergen » commune proche de Strasbourg où habite la famille Schneegans.


La Croix Claude, propriété de la famille Guth. St Quay-Portrieux. Photo R.F

Une partie du parc de la Croix Claude, propriété de la famille Guth. St Quay-Portrieux. Photo R.F



Plusieurs bâtiments construits et rénovés sur la propriété de La Croix Claude. A droite Ty Ober. Photo RF


Ty Waken. Saint-Quay. Photo R.F



Les Lavandes

Dans les années 30, Henri Herrenschmidt achète à la succession de M. Frontier une grande propriété, près de la plage, qui avait eu comme propriétaire le célèbre M. Rimmel. C’était alors un domaine comportant d’une part un vaste terrain boisé dont les cyprès ombrageaient tout le côté de l’avenue de la Comtesse qui faisait face à Ker Vern et de l’autre, protégée par un haut mur, une grande maison sur la hauteur. En 1936 Henri revend cette maison, appelée "Les Lavandes"  à Alfred et Jeanne Guth. A la mort de Jeanne Guth, la villa  revint à sa petite-fille, Jeannette Servière (née Korn). Elle appartient aujourd’hui à son fils Georges Servière.

Dans la villa "Les Lavandes" se sont déroulées plusieurs cérémonies protestantes comme le 29 juillet 1945, le baptême de Jean-Pierre Guth dont le parrain est Henri Korn. Plus tard, le 18 juillet 1949,  le pasteur Paul Marquer y baptisera Georges Servière dont le parrain est Henri Kreitman et la marraine Anne-Lise Guth et le même jour André Korn, fils de Henri Korn et de Lise, née Kreitman.  


Les Lavandes. Saint-Quay. Photo R.F



Longemer

Après la guerre de 14-18, les deux frères, André et Henri Herrenschmidt, tous deux médecins, firent découvrir Portrieux à leur ami, le docteur d’Herbécourt. Celui-ci achète une propriété située sur la pointe de Pors-es-Leu : « Longemer ». 
Le Docteur D’Herbécourt avait appelé « Longemer », du nom du lac des Vosges d’où il était originaire, la maison qu’il avait fait construire au-dessus du port. Malheureusement en 1944, avant de quitter Portrieux, les Allemands incendièrent Longemer après avoir échoué dans leur tentative de dynamiter la jetée.
 
La villa "Longemer" qui existe de nos jours n'est donc pas celle qui existait d'origine, construite par l'architecte Corlouer, cette villa ayant été détruite puis reconstruite et modifiée avant les années 2000.


Sur la droite, la pointe de Pors-es-Leu et la villa Longemer (maison reconstruite). Saint-Quay-Portrieux. Photo RF

La villa Longemer. St Quay-Portrieux. Photo R.F




Longemer. Saint-Quay-Portrieux. Photo RF





Chanteraine

La villa « Chanteraine »  a été construite après Longemer par le docteur d’Herbécourt qui avait deux fils. Conçue dans le style vosgien vers 1923 elle porte, elle aussi, le nom d’un lac des Vosges, Chanteraine. Elle domine la plage de la Comtesse sur le chemin de la Priauté. A la sortie de la guerre, Madame d’Herbécourt a habité cette maison, la sienne ayant été incendiée. Elle appartient maintenant aux enfants de son petit-fils Jean-Claude, aujourd’hui décédé.


Villa Chanteraine. Saint-Quay-Portrieux. Photo RF
Villa Chanteraine, dans le style vosgien. Saint-Quay-Portrieux. Photo RF




An Avel Braz

Plus ancienne, cette villa « An Avel Braz » (Le Grand Vent en breton) est située elle aussi sur la falaise, à côté de Chanteraine. Elle a été achetée vers 1950 par Jean d’Herbécourt, fils de Mme d’Herbécourt. Elle appartient maintenant à un de ses petits-fils, lui aussi prénommé Jean. 


Villa An Avel Braz. Saint-Quay-Portrieux. Photo RF


Villa An Avel Braz. Saint-Quay-Portrieux. Photo RF

Chanteraine et An Avel Braz (la bien nommée) au dessus de la plage de la Comtesse. Saint-Quay-Portrieux. Photo RF


Ker Discuiz

Au début du XX° siècle, Henri et André Herrenschmidt firent encore venir leurs cousins issus-de-germains, les Mourier, puis leurs descendants Vergnaud et enfin la famille Comte. Ils achetèrent la villa « Ker Discuiz », elle aussi située sur la falaise qui domine la plage de la Comtesse. Le dernier propriétaire, Patrice Comte, y a fait construire l’immeuble actuel vers 1985. On la reconnait avec sa petite tour, au bout de l'allée de la Barbe brûlée.


Ker Discuiz. Image Google map.


Les immeubles construits sur une partie du terrain de Ker Discuiz. Saint-Quay-Portrieux




Trouz Armor

Cette villa est située sur le chemin qui va vers Longemer. Elle appartenait à Mme Arbaud, protestante fréquentant le temple d'Etables. Ses petits enfants, tous protestants, l'ont vendue et construit des villas sur le grand terrain qui est entre celui qui va vers Longemer et la mer

 

Conclusion
Dès lors, on comprend bien pourquoi la plage de la Comtesse était surnommée, « la plage des Protestants ».  C’est sur cette plage que donnaient toutes ces propriétés appartenant à des familles protestantes : Ker Discuiz, Rimmel, Ker Vern, Ker Lan, Chanteraine et enfin An Avel Braz !
La rue de la Comtesse. Saint-Quay-Portrieux. Photo RF Janvier 2020





Sources et liens  

Registres de la paroisse de Lannion-Perros (archives rassemblées au Temple de St Brieuc), registre "Modification des statuts" 1906-1952.

Registre baptêmes 1939-1969 Paroisse protestante de St Brieuc 

Registre inhumations 1939-1996 Paroisse protestante de St Brieuc 

Listes nominatives, St Quay-Portrieux, archives 22. Années 1891, 1901, 1906, 1911.

Jean-Pierre Guth a apporté une aide précieuse sur l'histoire des villas de St Quay et des familles protestantes. Décembre 2019. 

Sylvie Granjon (Herrenschmidt), Florence Simonin (Herrenschmidt), Sandrine Muller... ont aussi apporté une aide précieuse sur l'histoire des villas et des familles protestantes (avec de nombreux documents écrits et photographiques).

Correspondances avec Yvonne Servière. Décembre 2019 et janvier 2020

Saint Quay-Portrieux, à l'abri de la ronce bénie, de Mathieu Petitjean, éditions Jean-Pierre Bihr, 1998,  mention sur le docteur Herrenschimdt page 132. Page 71 du même ouvrage, un paragraphe est en partie consacré aux familles protestantes à St Quay. La correspondance avec Madeleine Guth est citée par l'auteur comme une source importante.


✋A consulter sur la vie autrefois à St Quay, le blog "Saint-Quay-Portrieux d'antan"

 

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