jeudi 19 décembre 2024

Les constructions de Harry Stamp à Saint-Brieuc. 1926-1952

 

Villa Le Rayon de Soleil, 2 impasse de Coetlogon à Saint-Brieuc. Photo RF 2024

Robert Henry Stamp, appelé Harry, est né le 9 septembre 1881 en Angleterre. C'est un protestant évangélique dont le domaine professionnel est le commerce de charbon. En 1914, il s'installe en Bretagne, à Saint-Brieuc exerçant comme directeur d'une entreprise de charbonnage. Son épouse est Louise Flament, le couple s'est marié le 19 décembre 1916 à l'Église Baptiste du Tabernacle à Paris.

M et Mme Stamp vont avoir plusieurs enfants, tous nés à Saint-Brieuc : Ruben Henry né le 9 décembre 1917 ; Isabella Louise, née le 11 avril 1920 ; Jacques Charles, né  le 21 mai 1927.

La famille Stamp va déménager à cinq reprises : 45 rue Brizeux de février 1915 à décembre 1916 ; 4 rue de Gouédic de 1916 à septembre 1919 ; 17 rue Victor Hugo d'octobre 1919 à septembre 1922 ; 2 rue des Bouchers d'octobre 1922 à septembre 1929.

Leur logement devenant trop petit avec leurs trois enfants, en 1929, ils décident de faire construire une maison 2 impasse Coëtlogon. Ils y resteront jusque dans les années 60.

Mais M. Stamp aura fait bâtir plusieurs constructions à Saint-Brieuc : deux maisons, dont une surélevée dans un second temps ; des garages transformés en salle de prière pour les activités de l’Église évangélique dont il s’occupait ; et une salle de prière dans le quartier de Robien, avant 1945. 


L'impasse Coëtlogon à Saint-Brieuc. Plan Google.


Première maison, 2 impasse Coëtlogon. 1926

Pour la petite histoire, c'est Louise Stamp qui a commencé à dessiner les croquis de la maison et ils ont été parachevés par son beau-frère l’architecte Bernard Datcharry. Cet architecte a été diplômé de l'École des Beaux-Arts, le 6 juin 1923. Il fut notamment architecte dans les services de la ville de Paris. On lui doit par exemple l’École et le gymnase Roquépine.Il a travaillé pour les asiles psychiatriques de Villejuif et Sainte-Anne.


La  première demande de permis de construire pour Harry Stamp remonte au 28 juillet 1926. M. Hervin, architecte 2 Place Saint-Pierre à Saint-Brieuc,  sollicite l’autorisation de construire une maison au 24 bis rue Coëlogon prolongée, devenue 2 impasse Coëtlogon peu de temps après. Il joint « les plans, façades et coupe, en double exemplaire, de la construction projetée ». Par contre, on a l'impression qu'il y a une inversion entre la façade rue et la façade jardin...(Archives municipales 2T10)
Ci-dessous, les plans.

Façade sur rue (mais en fait façade sur jardin). Plan 1926

 
Coupe, projet 1926

Un nouveau courrier parvient au cabinet du Maire le 26 octobre 1927. Le toit terrasse reste, mais la distribution des pièces est modifiée, le garage et l’escalier extérieur disparaissent. (Archives municipales 2T11).
Ci-dessous, plans et situation comparative avec deux photos

Façade sur jardin. 1927

 
Façade sur rue. 1927

 

Coupe.1927


Comparaison des deux façades sur jardin, 1926 et 1927


Surélévation de la maison 2 impasse Coëtlogon. 1950
Le 11 avril 1950, R-H Stamp agissant pour le compte de sa fille, B. Piaget, demande la délivrance d’un permis concernant une surélévation à entreprendre sur la maison du 2 impasse Coëtlogon dont il est devenu l’usufruitier après un acte notarié. « La direction technique des travaux est assurée par M. Bernard Datcharry, architecte D.P.L.G, 9 bis avenue Raymond Croland, Fontenay-aux-Roses (Seine), sans aucune participation financière de l’État» précise M. Stamp. Il s'agit de remplacer la toiture terrasse par des combles mansardées. L’autorisation est délivrée le 17 mai 1950.(Archives municipales 2T77)

Ci-dessous, papier à en-tête, devis estimatif, plan de situation et photo comparative.


 




 

Façade sur rue. 1950

Façade sur jardin. 1950

Comparaison entre le plan de 1950 et l'état en 2024. Photo RF

Souvenirs, souvenirs

Souvenirs familiaux (Iris Stamp) :
« De l’impasse Coëtlogon, un élégant portail en fer forgé s’ouvrait sur un petit jardin donnant directement sur la porte principale. Cette partie de la maison était orientée au Nord-Ouest et constituait l’entrée principale. Une porte latérale donnait accès à l’arrière de l’immeuble, le plus privilégié par le site. C’est de ce côté que se situait l’agréable salon avec ses hautes portes fenêtres donnant sur une terrasse cimentée. Le restant du rez-de-chaussée était essentiellement conçu à usage domestique et comportait également un logement pour les visiteurs, tandis que la famille occupait le premier étage, où la salle à manger centrale constituait le pôle de la vie familiale. 

Une particularité originale de cette pièce  était une ouverture octogonale dans le plafond, correspondant au plancher du bureau de Harry situé juste au dessus. Ce bureau était une petite tour, comme un belvédère, dont les fenêtres donnaient sur un toit plat. L’ouverture du plafond de la salle à manger était protégée des poussières de l’étage au dessus par un voile de fine mousseline et elle était entourée d’une rambarde en bois. Cette disposition ingénieuse permettait à Harry de rester près de la famille tout en travaillant… »

« Plus bas, le long du boulevard, de petits trains à vapeur sur une voie unique, assuraient un service régulier entre Saint-Brieuc et Paimpol, procurant un divertissement constant aux enfants. »

« Louise soignait ses treilles, et elle planta une glycine sous le balcon… »
 

« Harry aimait beaucoup l’hospitalité et il était courant qu’il amenât à la maison pour déjeuner un hôte inattendu, et parfois une personne tout à fait étrangère. Souvent des personnes des environs étaient invitées à déjeuner ou à diner, telles qu’un jardinier démuni, une veuve solitaire ou un ouvrier du dépôt de charbon de Harry ».
 

Une maison de famille

D'après les souvenirs familiaux, l'ambiance était souvent joyeuse et accueillante dans la maison du Rayon de Soleil. Et dans la famille Stamp, on aimait faire des blagues, y compris aux visiteurs de passage ! Il était difficile de réunir tout le monde mais pendant l’été 1950, une réunion de famille rassembla tous les enfants, leurs conjoints et six petits-enfants.

 

Seconde maison, 10 impasse Coëtlogon 1952-1954
Le 10 mars 1952, R-H Stamp demande la délivrance d’un permis concernant la construction d’un pavillon d’habitation et d’un garage à entreprendre au 10 impasse Coëtlogon, sur un terrain situé à l’angle du boulevard Harel-de-la-Noë et de la Vieille Côte du Légué, figurant au cadastre sous le numéro 124p et 125p, dit « La Bosse ».
C'est effectivement un terrain avec une forte dénivellation, on s'en rend compte en étant au croisement du boulevard Harel-de-la-Noë, en apercevant la maison sur la hauteur (voir la photo contemporaine ci-dessous).  

La direction technique des travaux est assurée par M. Bernard Datcharry, architecte. Le certificat d’achèvement des travaux est consigné le 6 mai 1954. (2T224 archives municipales)

Ci-dessous : plan de situation, façades.


 

Façade ouest, plan 1952

 

Façade Est, plan 1952

Au fond de l'impasse, on aurait du mal à dire que c'est la maison dont les plans ont été dressés par l'architecte, surtout en l'absence de tourelle. Mais observant la façade Est de la maison, on s'aperçoit que c'est bien elle : même nombre de fenêtres, deux colonnes au premier étage. 

Par contre, tout n'a pas été réalisé comme le plan le prévoyait : un seul escalier extérieur et donc absence de tourelle du côté sud.

Le 10 de l'impasse de Coetlogon. Photo RF Février 2024

Au milieu des années 60, Harry Stamp vend son affaire et une grande partie du terrain de la maison, en particulier le verger et le court de tennis, et il fait don du local de rue Harel-de-la-Noë. Il quitte Saint-Brieuc à l'été 1970 et décède peu de temps après.

 

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A suivre sur ce blog

L'histoire de l’Église évangélique dans la suite de l’Église Bonne nouvelle de M. Stamp, ici

 

Sources

Archives municipales, dossier des permis de construire.
 

Le fil d'Or, Iris Stamp.

Localisation de l'emplacement de la Salle de Bonne Nouvelle, avec Google street, 44 boulevard Harel de la Noé, en cliquant ici

 

Complément, Bernard Datchary

Biographie complète rédigée par Marie-Laure Crosnier Leconte  sur le site : Datcharry, Bernard (21/05/1892 - ) - Agorha
Agorha https://agorha.inha.fr

 

Bernard Datcharry, né à Olargues (arrondissement de Saint-Pons, Hérault) le 21 mai 1892, fils de Jean Baptiste Datcharry, gendarme, et de Catherine Folléas. En tant qu'architecte, il est subventionné par le département du Vaucluse et la Ville d'Avignon entre 1911 et 1922. Plus tard, il devient architecte à Fontenay-aux-Roses, Hauts-de-Seine entre 1931 et 1962 ; architecte fonctionnaire à la Direction des Services d'architecture et d'Urbanisme de la Préfecture de la Seine de 1925 à 1953, architecte divisionnaire principal de la Ville de Paris et de la Préfecture de la Seine, architecte départemental adjoint de la Ville de Paris...

vendredi 1 novembre 2024

Les conférences du pasteur Théophile Roux à Saint-Brieuc, 1908-1917

Dans la foulée de l'inauguration du temple réformé de Saint-Brieuc, le pasteur Théophile Roux va inaugurer un cycle de conférences, annoncées dans la presse locale par l'intermédiaire du journal "Le Réveil". La première conférence se déroule le 11 octobre 1908 : "A la recherche de la vérité". Les autres thèmes traités seront les suivants : "Première prédication de l’Évangile en Europe", "Pourquoi y a -t-il eu une Réforme protestante?", "Pourquoi suis-je croyant?", "Les impressions d'un laïque lisant l’Évangile", "Les surprises d'un laïque lisant l’Évangile", "Les expériences d'un Évangéliste dans une grande ville", "Patrie et famille en danger, ne jouons pas avec le feu", "Mission française parmi les kabyles de l'Algérie", "La Sainte Vierge".

Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1908, vue 332, Archives 22

Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1908, vue 342, Archives 22

Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1908, vue 357, Archives 22


Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1908, vue 365, Archives 22


Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1908 (15 novembre), vue 373, Archives 22

Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1908, vue 381, Archives 22

Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1908, vue 390, Archives 22

Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1908, vue 398, Archives 22

Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1908, vue 406, Archives 22

Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1908, vue 422, Archives 22


 
 
Suite des conférences du pasteur Théophile Roux
 
Le pasteur Roux va continuer son cycle de conférences au cours de l'année 1909. Elles sont toujours annoncées dans la presse locale dans le journal "Le Réveil". Le pasteur Roux fait preuve de beaucoup d'imagination, on trouve par exemple les sujets suivants : "Pourquoi y a-t-il tant d’incrédules ?",  "Comment y a-t-il encore tant de gens qui croient en Dieu ?", "Un industriel qui a réussi", "Le continent noir", "Progrès et christianisme", "Une scène de famille"...
(liste complète en bas d'article, document 2)


Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1909, vue 44, Archives 22

Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1909, vue 92, Archives 22


 
Le pasteur Roux n'est pas prêt à abandonner ses conférences du dimanche après-midi en 1910 et les sujets sont toujours très originaux :
Prenez garde à vous ; Maitre trompeur ; un Irlandais original ; « Je ne crois qu’à ce que je vois » ; Le testament du Père ; Chez des Chinois ; Les braves gens ; La confession ; Le crédo d’un socialiste ; Le mécontentement universel et son remède ; Le secret du contentement ; Ni incrédule, ni croyant ; Un tour chez d’anciens cannibales ; Faiseurs de joie...

Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1910, Archives 22
Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1910, Archives 22

Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1910, Archives 22



Dans le bilan de l'année 1911, on peut encore porter au crédit du pasteur Théophile Roux son lot de conférences du dimanche après-midi. Les thèmes ont l'art d'attirer la curiosité du public :
Démocratie et Evangile ; Criminels ; Le fondateur de la plus grande Eglise protestante du monde jugé par un professeur catholique ; Une héroïne de la guerre de Crimée, Florence Nightingale ; La foi d’un Romain ; Horizons sectaires et horizons chrétiens ; Le rugissement d’un lion ; Le Dieu qui descend et l’homme qui monte ; La religion qu’il faut à la France ; Le procès des religions, quelques témoins ; Chez les Peaux-rouges au Canada ; Un chrétien social ; L’avis de famille...
Souvent les conférences sont reprises sur deux dimanches à suivre. Il arrive aussi qu'elles soient remplacées par "un thé amical" comme il est indiqué sur les annonces dans le journal.


Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1911, Archives 22

Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1911, Archives 22

Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1911, Archives 22


A partir de 1912, l'assemblée décide que les conférences du dimanche après-midi " seront annoncées par voie d'affiches imprimées, portant comme titre "Conférences Religieuses et Morales basées sur l'Evangile de Notre Seigneur Jésus Christ".

On imagine que le pasteur Théophile Roux doit avoir un certain succès avec ses conférences du dimanche après-midi. Il lui faut beaucoup d'imagination pour trouver des thèmes qui surprennent le public et ceux de l'année 1912 ne dérogent pas à la règle : Nos enfants ; Le problème de la souffrance et la foi en Dieu ; Le portrait du Christ ; Le sauvetage de l’enfance abandonnée ; La devise républicaine Liberté, Egalité, fraternité ; Les traits essentiels de la religion chrétienne ; La vie joyeuse ; Le plus lourd des impôts ; témoignage d’un ex-Silloniste (par lui-même) ; un acte du drame de la Passion ; Notre foi religieuse ; Notre programme social ; M. Ed Gallienne, de Paris ; Le naufrage du Titanic ; Les musulmans ; A Londres, choses vues ; Le bon sens et la foi chrétienne.



Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1912, Archives 22

Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1912, Archives 22

Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1912, Archives 22



En 1913, les 11, 12 et 13 janvier, un nouveau cycle de conférences est lancé avec la venue du professeur et pasteur Franck Thomas de Genève
 
Les autres thèmes traités cette année 1913 ne manquent pas d'intérêt : Les œuvres d’un orateur populaire ; M. le pasteur et le professeur Franck Thomas ; Une religion fraternelle ; Science et Foi ; Le croyant moderne ;  Un livre unique et merveilleux ; Peut-on encore croire en la Bible ? ; Docteur Livingston, le missionnaire explorateur ; Si l’homme meurt, revivra-t-il ?; L’école sans Dieu ; Toutes les religions sont bonnes ; peut-on connaître Dieu (lettre de quelqu’un qui a perdu la foi et réponse) ; L’âme française ; Un missionnaire chez les cannibales ; La pensée ouvrière ; Cléricalisme ou athéisme ? (par le pasteur O. Prunier, de Paris) ; Vie de Jésus-Christ ; Le sourire au Foyer.


Le Réveil 1913 (erreur sur l'annonce), vue 24, Archives 22


En 1914, la première conférence de l'année du pasteur Roux, le dimanche 4 janvier, porte un titre qui veut peut-être conjurer le sort : "Une bonne année". Tous les 15 jours un nouveau sujet est proposé au public : "Voyage aux Iles de la mer du Nord ; Icônes et héros de la Réforme ; Dans nos rues et nos journaux ; La jeunesse d’un philosophe ; Les sources de la vie ; Le sang de nos frères ; Un empire à conquérir ; La renaissance physique de la France ; Ce qu’il faudra toujours". Mais ces discussions vont bien souvent être remplacées, dès le début de la guerre au mois d'août, par de graves préoccupations : l'afflux de réfugiés, la mobilisation, les premiers blessés, les premiers morts.

Le pasteur Roux n'est pas mobilisé et il va avoir un rôle très important pendant cette période de guerre. En quelques mois, il va présider à l'ensevelissement d'une centaine de soldats, pour la plupart des protestants allemands (voir la page du blog qui aborde de manière très complète ce sujet).
Le pasteur Roux n'hésite pas à traiter du sujet de la guerre lors de conférences qu'il donne régulièrement en fin d'après-midi le dimanche, par exemple le titre de la conférence du 1er novembre est "A propos de la guerre". C'est le sujet qui occupe tous les esprits.


En cette fin d'année 1914, le 27 décembre le dernier sujet abordé lors de la conférence au Temple ne peut être qu'en rapport avec la guerre : "Les leçons de 5 mois de guerre".


Annonce dans le journal de St Brieuc Le Réveil (socialiste) 1914-1915

En 1915 les thèmes des conférences du dimanche après-midi portent uniquement sur des sujets en rapport avec la guerre. Par exemple en Février : "Si Dieu existe, si ce Dieu est bon et tout puissant, pourquoi a-t-il permis cette guerre ?"; Dans les mois qui suivent : "Dieu est-il avec nous ou avec eux ?" ; Sur le front avec nos soldats ; La nouvelle France ; Guerre religieuse ? Représailles ? ; Pour l’honneur ; La force victorieuse ; Les trois croix".
Les questions posées ne manquent pas d'à-propos et de courage.

1916, la paroisse vit au rythme de la guerre et les conférences du pasteur Roux sont toujours le reflet des préoccupations du moment : "Ce qui empêche de croire en Dieu ; Le meilleur de tout ; Glorieux fugitifs ; Après 18 mois de guerre ; L’allemand de l’intérieur ; Mobilisation générale contre l’Allemand de l’Intérieur ; Le relèvement de nos ruines ; Taisez-vous ! ; Propos de guerre ; Les surhommes ; Ce que nous a voilé la figure de Jésus-Christ ; En écoutant Jésus-Christ ; Un réquisitionné ; Le commandement difficile". On peut imaginer que ce dernier titre porte sur le commandement si difficile à tenir pour un chrétien alors : "Tu ne tueras point" !


Conférence temple St Brieuc. Le Réveil 1916, Archives 22




En 1917, les conférences ont continué au même rythme que les autres années. On retrouve dans les thèmes des sujets sur la guerre mais peut-être aussi un renouveau de sujets plus religieux : La grande attente ; Le pardon des offenses de nos ennemis ; Le Christ héroïque ; Trois officiers de l’Evangile ; Comment un non-croyant peut-il venir à la foi ? ; Sur le chemin de la croyance ; Nos alliés les américains ; Ames héroïques de soldats ; Soyons forts ; Le royaume des cieux ; entre Gaza et Jérusalem ; Soldats coloniaux et missions évangéliques ; sur le chemin de Jérusalem : un ministre des finances ; Vie de Jésus ; La Sainte Bible.
 
 
 
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Sources
Dossiers rassemblés dans les archives du Temple de St Brieuc, registres de l'association cultuelle, registre des membres 1906-1952, registres du conseil presbytéral.
Archives départementales des Côtes d'Armor. Presse en ligne, journal Le Réveil, Républicain et socialiste, années 1908, 1909, 1910, 1911, 1912, 1913 annonces des conférences du pasteur Théophile Roux.
Pour 1908, les numéros des vues qui indiquent les conférences sont les suivants : 324 (inauguration). 332. 342. 357. 365. 373. 381. 390. 398. 406. 422.
Pour 1909, les numéros des vues sont les suivants : 12. 20. 28. 32. 44. 60. 68. 84. 92. 100. (interruption jusqu'en octobre) 329. 337. 349. 370. 378. 387. 399. 407.
Pour 1910, les numéros des vues sont les suivants : 12. 16. 32. 40. 49. 57. 77 (interruption). 140. 152. 160. 168. 180. 188. 196
Pour 1911, les numéros des vues sont les suivants : 8. 20. 28. 36. 52. 60. 68. 84. (interruption) 365. 373. 381
Pour 1912, les numéros des vues sont les suivants : 4. 12. 20. 28. 36. 60. 68. 76. 84. 100 (fin mars puis interruption jusqu’en novembre). 351. 359. 363. 372. 380. 388. 396. 404
Pour 1913, les numéros des vues sont les suivants : 8. 16. 28. 36. 44. 52. 60. 68. 84. 223. 228. 236. 244. 252. 260. 268. 276. 284 
Pour 1914, 4Mi 19 R 33 les numéros des vues sont les suivants : 8. 12. 20. 32. 36. 44. 69. 77. 85. 101
Pour 1914, M1 19 R34, les numéros des vues  sont les suivants : 35. 39. 44. 47. 51. 55. 61. 66. 72.
article de presse édition du 20 septembre 1914, page 12 de la série 1914 en ligne;  
Pour 1915 les numéros des vues sont les suivants : 35. 39. 44. 47. 51. 55. 61. 66. 72
Pour 1916 les numéros des vues sont les suivants : 11. 15. 19. 23. 27. 31. 35. 43. 47. 51. 184. 188. 192
Pour 1917, première partie 4Mi 19 R34, vues 3. 7. 11. 15. 19. 23

Pour 1917, deuxième partie 4Mi 19 R35, vues 41. 45. 49. 53. 57. 61. 65. 69. 73