mardi 2 juin 2026

Agnès Pascaraut, pasteure à Saint-Brieuc, 2023


Agnès Pascaraut en 2026 à Perros-Guirec

Le dialogue est important pour Agnès Pascaraut car une partie de sa famille est catholique, d’autres sont musulmans, d'autres athées et ses parents se sont tournés vers le protestantisme par choix. Elle a vécu dans la foi protestante et aussi dans cette diversité pendant toute sa jeunesse. Vers 14 ans, comme bien des jeunes de cet âge, elle avait d’autres préoccupations que religieuses. C'est après le Bac, qu'elle s'est demandée ce qu'elle allait faire dans la vie et s'est alors tournée vers la théologie. Issue d’une famille d’enseignants, elle pensait plutôt l'enseigner, cela n'a pas été le cas : après deux ou trois années d'une solide formation de théologie à Montpellier (six années après le bac, avec l'apprentissage du grec, de l’hébreu, d’études bibliques...), elle a senti que c'était dans une paroisse qu'elle pourrait trouver son accomplissement.
Après un passage dans la région parisienne et dans le Limousin, elle s’est installée au pied des Pyrénées en Ariège, une terre fortement protestante.

Agnès Pascaraut. Photo © dr

De l’été 2013 à 2015, Agnès Pascaraut a effectué ses deux années de proposanat avec l’Église Protestante Unie du secteur Ariège 1 qui regroupe les paroisses de Foix-Pamiers, de la vallée de l’Arize et de la vallée de la Lèze.
Durant le culte présidé par les pasteurs Laurent Marty et Alain Pélissier, Agnès Pascaraut a fait sa déclaration d’union avec l’EPUDF. On notait  la présence, entre autres, de Monseigneur Jean-Marc Eychenne, évêque de Pamiers, et de Pascal Scordino de l’Église Orthodoxe du Couserans.

Le petit journal, hebdo local de l'Ariège.18 septembre 2015

Le petit journal, hebdo local de l'Ariège.18 septembre 2015

Après avoir quitté Pamiers en juin 2017, Agnès Pascaraut occupe ensuite un poste à Blois, dans le Loir-et-Cher, à compter du 1er juillet 2017. De Blois, elle part pour une seule année de solidarité à l’E.P.U de Tours en 2022. Dans une émission sur Radio Théo à Tours en 2022, Agnès Pascaraut définissait son orientation pastorale. Elle disait mettre en avant la transmission et être "attentive à la question de l’enseignement", dans le but de "pouvoir amener les gens à entendre une parole qui les fait vivre".

On la retrouve comme modératrice au synode régional de la région Ouest en 2022 (photo ci-dessous).

De gauche à droite : Bertrand Marchand, Agnès Pascaraut, modératrice, et Françoise Hangouet © Christian Barthélemy

En Bretagne

Après la Touraine, Pascale Pascaraut postule pour la paroisse de Saint-Brieuc-Perros. Elle vient faire une petite tournée de présentation à Saint-Brieuc et à Perros en janvier 2023 (ci-dessous à Perros).

Agnès Pascaraut en centre en veste blanche, Hervé Stücker au fond. Janvier 2023

Agnès Pascaraut commence à exercer ses fonctions de pasteure dans la paroisse de Saint-Brieuc-Perros en juillet 2023. Le 10 septembre 2023, son culte d'installation est présidé par Caroline Schrumpf, vice-présidente du Conseil régional et pasteure à l’Église protestante unie de Laval.

L'édition de Ouest-France du 18 décembre 2023 la présente dans ses nouvelles fonctions à Perros-Guirec et un peu plus tard, le 11 avril 2024, c'est au tour du Télégramme de la présenter.

OUEST-FRANCE

PHOTO LE TELEGRAMME
En janvier 2024, elle participe à un week-end de dialogue entre religions à l'abbaye de Saint-Jacut-de-la-Mer.

24 janvier 2024 Ouest-France
C'est sous son ministère que les archives de la paroisse sont transférées le 12 juin 2024 aux Archives départementales pour être conservées et valorisées (article ici

Marion Bizien des archives et Agnès Pascaraut. Photo RF
Avec toute l'équipe du Conseil presbytéral, elle hérite d'un gros dossier qui est celui des travaux de rénovation du Temple. Celui-ci voit son aboutissement en 2025. 

Décembre 2025. Photo RF
La pasteure est très attachée au dialogue inter-religieux comme elle a pu l'exprimer dans l'édition de Ouest-France du 20 février 2026 pour le lancement du Carême et du ramadan qui débutaient le même jour en 2026 : "Ce message d'unité est devenu particulièrement nécessaire dans le contexte actuel. "Dans notre société, nous avons tendance à haïr ce qui est différent et à aimer ce qui est pareil, constate Agnès Pascaraut. Or la différence de l'autre me rappelle qui je suis, dans le bon sens du terme.

Denis Moutel, évêque ; Mehand Ihedaddene, imam à Lannion ; Agnès Pascaraut, pasteure ; Allain Monnier, prêtre orthodoxe à Saint-Brieuc
Photo sur le site de RCF

Liens

Vidéo Prédication express, "Quel sera le monde dans lequel nos enfants vont grandir?", cliquer ici

Podcast du 27 février 2022 à Blois, cliquer ici

Sur RCF Tours, 23 octobre 2022 (Entretien de 30 minutes), cliquer ici 

Site RCF, 12 février 2026, ici

L'histoire du temple avec la rénovation de 2024-2025, ici

Agnès Pascaraut à droite

Sources

Le petit journal-L'hebdo local de l'Ariège.18 septembre 2015

Le protestant de l'Ouest, septembre 2023.

Archives du Télégramme et de Ouest-France.

Entretiens avec Agnès Pascaraut.

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Documents

20 février 2026 Ouest-France

 



 

 

lundi 1 juin 2026

Le temple protestant de Plémy (22) 1558-1983


Photo Pierre Charlot. Ouest-France

A quelques kilomètres de Montcontour, le temple de Plémy construit vers 1558 a fini par s'écrouler en 1983. C'était un édifice rare mais malheureusement il n'a pu être sauvé ! 

Description du temple

Pierre Charlot, a exercé différentes responsabilités dans l'Eglise protestante unie de la paroisse de Saint-Brieuc. Il s'est spécialisé dans la recherche sur le protestantisme en Bretagne aux XVIe et XVIIe siècles, ce qui l'a amené à étudier ce temple de Plémy :  "Ce sera, en Bretagne, le premier édifice de ce type. Outre sa vocation cultuelle, le bâtiment était également l'un des derniers exemples d'un type de construction publique assez fréquent au XVIè siècle : halles ouvertes au rez-de-chaussée et étage clos. En façade, on comptait cinq piliers de blocs cylindriques en granit local. On accédait à l'étage formé d'une seule grande pièce ornée d'une magnifique cheminée par un escalier de bois sculpté".

Une lente dégradation

Entre le seizième et le dix-septième siècle ce temple aurait été le siège d’un prêche ; la maison du pasteur juste en face du bâtiment en est une trace. Après les guerres de la Ligue et l’abjuration du dernier pasteur, le bâtiment est englobé dans une exploitation agricole. C’est ce qui assurera son maintien dans un état relativement bon de conservation jusqu’au début du XXe siècle.

Histoire d'une disparition : première tentative de sauvegarde en 1967

En décembre 1967, près de Moncontour le temple de la Ville Pierre, en Plémy, tombe en ruine. M. Jouve, vétérinaire à Moncontour veut le sauver. Il est Président de l’office du tourisme et fait partie d’une association de sauvegarde. L’Office du tourisme de Montcontour tente de le racheter pour entamer une restauration. Cette tentative échoue. Les collectivités locales sont sollicitées mais ne donnent pas suite.  La société d’histoire du protestantisme est contactée mais son avis est négatif. Contacté en décembre 1967, le pasteur Kieffer, garant des finances de sa paroisse peu fortunée de l’Église réformée de Saint-Brieuc, ne souhaite pas se lancer pas dans un tel projet non plus. L’architecte des Bâtiments de France à Saint-Brieuc se rend sur place pour constituer un dossier de classement de l’édifice mais tout cela sans résultat.

Ouest-France lance des alertes : 1977 et 1981.

Dans son édition du 26 juillet 1977, le correspondant local de Ouest-France du secteur de Plémy lance un cri d'alerte sur le danger de voir ce temple disparaitre. Ouest-France dans son édition du 26 juillet 1977 consacre un bel article en forme d'appel à l'aide pour sauver cet édifice avec comme titre :  "Complètement ignoré…. Le premier temple protestant bâti dans le département résistera-t-il longtemps aux intempéries ?". Le journaliste s’étonne que « Nulle carte touristique ne mentionne la présence d’un temple protestant à La Ville Pierre… » et de conclure : « Laissera-t-on, après beaucoup d’autres, disparaître ce vestige d’une époque intéressante de notre histoire, et qui, fait inconcevable, ne semble désormais intéresser que les visiteurs d’origine anglo-saxonne ? » 

Les années passent et M. Guy Jouve, correspondant local des Antiquités historiques, ne peut que constater des dégradations de plus en plus importantes malgré toutes ses démarches. Il sait que cette situation entrainerait une facture considérable pour d’éventuels travaux. Ouest-France le 19 août 1981 se désole : « Les dégradations de cet édifice s’aggravent et laissent envisager sa complète destruction ».  
Un peu plus tard, en 1983, le toit s’effondre, trois des quatre murs de cet édifice subsistent encore, des morceaux de colonnes gisent çà et là puis sont dispersées.

Un témoignage

Jean-Paul Dupas a suivi de près l'histoire de ce temple au moment de l'été 1974 alors qu'il cherchait à s'installer dans ce secteur. Très soucieux de la préservation du patrimoine, il a été en contact avec les propriétaires du lieu. A défaut de pouvoir sauver l'ensemble du bâtiment, il souhaitait acheter ce qui restait en état : l'escalier et les colonnes. Une personne de Loudéac qui était une des propriétaires aurait fini par récupérer pour elle-même cet escalier !

La maison du pasteur

La mémoire collective qui a traversé les siècles a gardé la trace de cette présence protestante avec "La maison du pasteur". Située historiquement en face du temple qui a disparu, la maison est bien toujours là !


Photo Le Patrimoine des communes. Éditions Flohic.
 

Les écrits des historiens 

Le temple ayant disparu, il nous reste le travail des historiens qui renseignent l'origine de ce temple et des pratiques protestantes de cette paroisse.

Pierre Charlot avait écrit une notice historique à ce sujet sur le site huguenotsinfo : "Le bourg de Plémy situé un peu à l'écart d'une ancienne route romaine faisait partie au XIIè siècle de la châtellenie de Moncontour (de Bretagne). Au XVIè siècle, les terres de Plémy appartiennent à l'importante famille calviniste de Rieux, déjà en possession de fiefs à Rennes, Laval, Vitré ainsi que de diverses seigneuries, dont plusieurs échoient à François de Coligny, seigneur d'Andelot à la suite de son mariage en 1547 avec Claude de Rieux. Après la campagne d'évangélisation effectuée en 1558 par le frère cadet de l'Amiral à La Roche-Bernard, le calvinisme gagne la région de Moncontour où, sous l'impulsion de familles nobles gagnées à la Réforme, se créent des lieux de prêche.Vers 1550, le sieur de Gouyquet, chef du nom et d'armes d'une autre importante famille huguenote, obtient la création d'une Église dressée. Il fait construire un temple à la Ville-Pierre, un hameau isolé de sa seigneurie, tout à fait propice à la discrétion dont il est alors prudent d'entourer la pratique du culte réformé".

Dans son ouvrage "Les temples protestants français, XVIe-XVIIe siècles",Yves Krumenacker évoque la forme des temples sur le modèle des basiliques et il décrit le temple de Plémy de la manière suivante : "Il peut être assez fruste, comme le premier temple breton, édifié vers 1558 au hameau de la Ville-Pierre, à Plémy, sur la seigneurie de Moncontour. Le bâtiment consiste en halles ouvertes au rez-de-chaussée, avec cinq piliers cylindriques en granit en façade, et un étage formant une seule grande pièce."

L'histoire d'un des plus anciens temple du département est aussi racontée dans un article publié sur le site de l'Association des amis du protestantisme en Bretagne centrale. Extraits : "Au sud-est de Quintin, la forêt de L’Hermitage (aujourd’hui de Lorge) appartenait aux Gouyon de la Moussaye, seigneurs de Quintin, et ardents protestants. N’ayant pas la possibilité d’exercer officiellement leur culte au château de Quintin, ils firent bâtir un temple en 1658 dans la forêt, près du manoir de L’Hermitage. Ce temple fut donc le siège de l’église de Quintin. C’est le pasteur Pierre Vincent qui en 1658 eut en charge cette église, puis le pasteur César de Beaulieu lui succéda à partir de 1674...

A l’ouest de la commune de Plémy (dans les Côtes-d’Armor, au nord de Loudéac), au lieu-dit « la Ville-Pierre », l’édifice qui était considéré comme un des plus anciens lieux de culte protestant de Bretagne n’est plus, malgré les cris d’alarme lancés dans les années 1977. Le toit s’est effondré, les colonnes sont dispersées... Ce leu de culte est lié à l’engagement en faveur de l’évangile de la grande famille des Gouyquet, qui possédèrent de nombreuses seigneuries en Centre-Bretagne. Cette famille fut une des premières à adopter la Réforme protestante dans la province mais aussi une des dernières à résister après la Révocation. Deux chercheurs ont particulièrement écrit à ce sujet, Claude-Guy Onfray (le co-découvreur avec Gildas Bernard du registre de l’église de la Moussaye), et Jean-Luc Tulot.

Ce temple persista jusqu’à ce que les outrages du temps ne provoquent sa ruine en 1983. Dans ce petit hameau perdu de la campagne bretonne, trois des quatre murs de cet édifice subsistent, que d’aucuns estiment avoir été édifié à la fin du XVIe siècle. Des morceaux de colonnes gisent çà et là. En face du temple, une vieille et belle maison du XVIe siècle est connue sous le nom de « La maison du pasteur ».


 


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Sources

Site Huguenots infos, notice de Pierre Chalot, cliquer ici

CARLUER, Jean-Yves.- Protestants et Bretons.- Carrières sous Poissy : La Cause, 2003.- 294 p : ill., cartes, couv. ill. en coul ; 22 cm.- Coll.. Terres protestantes.- 2-87657-048-3. (Paris Mazarine 8º 102405).
    Collectif.– Le Patrimoine des Communes des Côtes d'Armor, Tome II.– Charenton le Pont : Flohic Editions, 1998 – 1 344 p : ill, croquis, clichés en coul, couv. ill. en coul. ; 18 x 25 cm – Coll. Le Patrimoine des Communes de France.- 2-8423-4030-2. (Quimper BU 703-BRET PAT)
Ouest-France 26 juillet 1977, 19 août 1981

Entretien avec Jean-Paul Dupas, juin 2026

Archives du temple réformé de Saint-Brieuc

Biographie de Pierre Charlot dans ce blog, cliquer ici 

Jean-Claude Chevalier (1931-2019), protestant à Saint-Brieuc


Jean-Claude Chevalier (1931-2019). Photo 2009

Jean-Claude Maurice Chevalier est né en 1931 à Mamers dans la Sarthe. Il se marie en 1975 avec Agnès Marie-Josèphe de Singly. Le couple s'installe à Angers en octobre 1982.
Agnès et Jean-Claude le jour de leur mariage.
A la fin des années 80, Jean-Claude fait connaissance avec le milieu protestant à Angers. Assez rapidement, il entame une formation de prédicateur laïc à Nantes sous la conduite du pasteur Laurent Schlumberger. 
 
Après avoir déménagé à Orléans, il s’investit dans l’Église protestante comme Conseiller presbytéral, trésorier, avant d'être élu vice-président de l’Église Réformée d'Orléans.
Arrivé en Bretagne, il devient membre de l’Église Réformée de Saint-Brieuc en mai 2003 et rentre au Conseil presbytéral en mars 2004. Il assurera cette fonction pendant huit ans.

Avec le pasteur Solange Weiss-Déaux, Jean-Claude Chevalier commence en 2007 à animer un atelier mensuel pour former des prédicateurs laïcs. Au départ du pasteur, non remplacé en juillet 2009, l'équipe de prédicateurs peut assurer le culte à tour de rôle. Les tâches sont réparties pour assurer le bon fonctionnement de la paroisse.
 
Jean-Claude Chevalier devient, pendant un an et demi, le président du Conseil presbytéral de juillet 2009 à fin 2010 et, à ce titre, dirige la paroisse et coordonne l'action des différents responsables. 
On lui doit en particulier de nombreuses initiatives sur le plan du dialogue entre les religions sur St Brieuc. Jean-Claude Chevalier est alors présent dans les groupes oecuméniques d'études bibliques, de préparation aux célébrations oecuméniques, présent dans les rencontres entres Eglises protestantes et dans le dialogue avec les musulmans de St Brieuc.
Il est également engagé dans l'association d'Entraide protestante, dans l'ACAT et dans la Cimade. Il est à l'initiative d'un groupe de protestants appelés "Les disséminés" sur le secteur de Lamballe.

En mai 2018, selfie de Jean-Claude Chevalier (1931-2019)



Prenant part ensuite activement à de nombreux groupes de réflexion jusqu'en 2018, Jean-Claude Chevalier s'est finalement éteint en février 2019. Voici l'une de ses dernières paroles :  "Je remercie toutes les personnes qui m'ont permis de mieux comprendre les richesses de la nature humaine, et cela de la personne la plus humble, à mes proches, ma famille; j'en ai pris conscience à 35 ans à Madagascar, expérience qui a bousculé ma vie et m'a permis de mesurer cette richesse.
La vie est une découverte permanente de la richesse humaine, richesse universelle."

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Sources

Cette biographie a été vérifiée et complétée par Jean-Claude Chevalier lui-même en 2018.
Site de généalogie, Généanet, ici

Lien 



 
 

Solange Weiss-Déaux, pasteur à Saint-Brieuc de 2004 à 2009


Solange Weiss-Déaux 2004-2009

Origines et études

Solange Weiss-Déaux est née en 1964 dans la région de St Etienne. Après avoir commencé des études d’institutrice à l’École Normale de Moulins sur Allier en 1983, et après avoir démissionné avant le terme, elle entame des études de théologie dans les Facultés protestantes de Paris et Montpellier (1987-1992). Après une pause pour la naissance de ses enfants elle reprend des études et s'engage dans un DEA en Nouveau Testament. 
Ses premiers postes

Son premier poste est à Aubagne (Marseille Sud Est 2) de 1998 à 2004, puis St Brieuc Côtes d’Armor (2004-juillet 2009), Nîmes (2009-2010) et Angoulême Nord Charente (2010-2018). Un nouveau défi l'attend avec le départ sur le poste de La Margelle (Cité de la Paillade) dans l’EPU de Montpellier en juillet 2018.

En Bretagne

Quand elle devient le pasteur de la communauté de St Brieuc-Perros après le départ de Caroline Engel en 2003, elle continue avec beaucoup d'énergie le travail mené pour le dialogue inter-religieux, les cafés théologiques... (voir ses initiatives dans cette rubrique). Elle a aussi était la cheville ouvrière, aidée par d'autres bénévoles, de l'association (loi 1901) "Autrement lire, Autrement dire ». 
Solange Weiss-Déaux quitte la paroisse en juillet 2009 et son poste reste vacant pendant un an.

Sources
Nombreux articles de Ouest-France.

Archives de la paroisse.

Cette biographie a été vérifiée et complétée par Solange Weiss-Déaux elle-même.

Solange Weiss-Déaux dans le temple de St Brieuc


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Solange Weiss-Déaux dans la presse locale entre 2004 et 2008

13 mars 2004. Ouest-France

Église réformée : nouvelle pasteure

2004. Photo Ouest-France

Solange Weiss-Déaux, 40 ans, prend les rênes de l'Église réformée du département. Pasteure à Aubagne pendant six ans, après une formation à Roubaix, elle ne connaît à peu près rien de la Bretagne où elle pensait venir en vacances prochainement ! Elle participe, ce dimanche, à l'assemblée générale de la paroisse, où elle rencontrera pour la première fois l'ensemble de la communauté. Une première visite avant de poser effectivement ses valises avec son mari et ses trois filles, début juillet. « Je suis contente d'arriver dans une communauté minoritaire, plutôt que dans une communauté historique. Il y a un autre souffle. La paroisse est minoritaire depuis toujours ; elle est aussi en développement depuis toujours. »

Solange Weiss-Déaux, outre son travail d'animation de la communauté, envisage aussi de poursuivre ce que Caroline Engel avait entamé. A commencer par le café théologique. « Cela fait partie du témoignage que l'on doit donner et la forme convient bien aux réformés. » Elle est aussi favorable au travail en commun avec les autres Églises : « Le but n'est pas de rassembler tout le monde. On peut faire des choses ensemble si on ne considère pas l'autre comme hérétique. Le dialogue interreligieux sculpte ses propres convictions. On sent les distances, on précise aussi sa propre foi. » Le conseil presbytéral assurait l'animation de cette communauté dispersée pendant la période de vacance. « Je vais travailler en tandem avec ce conseil. Notre fonctionnement est complètement collégial. Toutes les décisions seront prises ensemble. Il y aura des priorités car je ne pourrai pas être partout. »

27 décembre 2004. Ouest-France

Le culte de Noël de l'église réformée

Solange Weiss-Déaux 2004. Photo Ouest-France
 
Bravant la grêle et une pluie de neige fondue, une quinzaine de paroissiens a pris part samedi matin au culte de Noël de l'église réformée au temple de Perros-Guirec. Pour la circonstance, la petite salle de la rue de La Poste avait été sobrement décorée : quelques bougies rouges, un peu de lierre, du houx et des pommes de pin saupoudrées de neige.

Solange Weiss-Deaux, pasteur de la paroisse des Côtes-d'Armor rappelle qu'à Perros-Guirec, les pratiquants se réunissent une fois par mois. « Mais l'été, le culte est célébré tous les dimanches car il y a beaucoup de touristes alsaciens, des Anglais et des Hollandais aussi », constate-t-elle. Samedi, le pasteur a parlé de la nuit de la nativité dans l'évangile de Luc mais en fait son message était tout autre : « Il faut sortir de la crèche, être lucide sur ce qui se passe sur la terre d'Israël et de Palestine. Il y a encore des gens qui veillent sur la paix ; ils ne font pas la une de l'actualité mais ils existent. » Et le pasteur insiste : « Il y a plus de 2 000 ans, la naissance du Christ n'a pas fait plus de bruit que les faiseurs de paix d'aujourd'hui et pourtant, à cette époque, un message de réconciliation s'était fait connaître. »

 

25 août 2005. Ouest-France

Cent personnes à la découverte de la chapelle de Fréhel

Photo Ouest-France
 
Mardi, l'association des Amis de la chapelle du Vieux Bourg, a organisé une visite de la chapelle. Une équipe oecuménique, composée de Paule Roussel, bibliste ; de Solange Weiss-Deaux, pasteur de l'Église réformée de Saint-Brieuc ; du père Patrick Gauthier et de Jean-Pol Pimor, président de l'association et historien local, a travaillé au décryptage des symboles de la chapelle. La centaine de visiteurs présente a découvert le sens caché des couleurs et des structures de cette chapelle. À la fin de la visite l'équipe a répondu aux questions de l'assistance.

 

23 décembre 2005

Parole de Lumière pour les protestants réformés

Solange Weiss-Déaux est pasteure de l'Église protestante réformée à Saint-Brieuc et Perros-Guirec. Pour sa petite communauté de fidèles, Noël « est une parole de lumière. Nous sommes les relais de cette lumière pour la faire passer de l'un à l'autre. Mais la fête véritablement fondatrice c'est Pâques. D'ailleurs, le culte de Noël ne connaît pas de pic d'affluence au temple. Indépendamment du folklore, Noël nous permet de retrouver des valeurs évangéliques de Paix et de fraternité. C'est important de le rappeler, même si ces valeurs ne sont pas exclusivement chrétiennes : la société dans son ensemble choisit cette période pour les promouvoir. On le voit encore cette année avec la sortie opportune du film Joyeux Noël. C'est un témoignage de fraternisation. Cette fraternisation permet d'affronter le lendemain, même si celui-ci est difficile à assumer ». Du coup, la pasteure s'interroge : « Pourquoi ne pas poursuivre cette démarche au-delà de la période ? On n'ose peut-être pas aller assez loin : pourquoi Noël ne deviendrait pas une fête laïque de la Paix et de la fraternité ? C'est l'occasion de faire passer un message, une parole d'espérance pour un temps de crise. Donc à mon sens un message d'Évangile. »


11 avril 2008. Ouest-France 

Café théologique

2008. Photo Ouest-France. Au premier plan à gauche Bernard Lenot et à droite Magali Lenot
 
Un café théologique s'est tenu Chez Rollais, et le thème du soir, « Faut il enseigner le fait religieux à l'école ? » est certainement aussi vieux que le bistrot hébergeur. Les règles du jeu du café théologique, qui ne s'adresse pas uniquement à des croyants, animé par Solange Weiss-Déaux, pasteur de l'église réformée, et le père Valentin, catholique, sont simples : respect absolu de l'opinion de l'autre, utilisation du « je ».

Après l'introduction au débat, « où en est-on depuis le rapport Régis Debray en 2002, préconisant la formation de tous les enseignants au fait religieux dans le but d'enrayer l'inculture judéo-chrétienne qui a modelé notre société ? », commencent les échanges. Que met on dans le « fait » religieux ? Car le terme employé par le législateur est « flou » et le « choix du vocabulaire n'est pas anodin ». Les enseignants reçoivent-ils une formation, ou disposent-ils de fiches, en sachant que cet enseignement ne constitue pas une nouvelle discipline en soi ? Le fait religieux, ce n'est pas l'histoire des religions. Sur quelles bases nos sociétés se sont-elles construites ? Il est nécessaire de le savoir le plus tôt possible, pour lutter contre l'inculture actuelle. Le point de vue selon lequel le rôle de l'école est de former des enfants avec une tête bien faite, plutôt que bien pleine, a rassemblé les suffrages.

 

26 septembre 2008

Rencontres autour de la parole

2008. Photo Ouest-France. Solange Weiss-Déaux et Agnès Chevalier.
 
Pour la jeune association culturelle protestante « Autrement lire, autrement dire », c'est une première. Elle organise, samedi 27 septembre, une journée riche en rencontres. « Un temps à vivre », précise Solange Weiss-Déaux, vice-présidente de l'association, sur le thème de « que vaut la parole » ? Autour de ces paroles « qui résistent et qui libèrent », la parole sera exposée à la croisée des regards du poète et du chanteur (Jacques Bertin), du philosophe (Olivier Abel), du psychiatre (Anne Henry), de l'historienne (Véronique Mehl) et du théologien (Laurent Gagnebin). « L'esprit de la rencontre ne sera pas celui de la conférence, mais celui de la conversation », précisent les organisateurs, qui espèrent rencontrer des personnes qui viennent d'horizons différents, mais qui oseront dire « je » en conversant avec les autres. La journée de rencontres commencera à midi au temple réformé de Saint-Brieuc et se terminera par le récital de Jacques Bertin, à 21 h, à l'auditorium du CAP à Plérin.

 

Bibl'Armor

En 2008, sous l'impulsion du pasteur Solange Weiss-Déaux, les statuts de l'association "Bibl'Armor" ont été déposés. Cette association Loi 1901 se définit de la manière suivante : Association œcuménique, regroupant des membres de diverses églises (Catholiques, ERF, Évangéliques), chacun venant à titre individuel ; l'association s'est toujours voulue culturelle et non cultuelle.
Ses objectifs étaient principalement de promouvoir sur St Brieuc et le département des Côtes d'Armor la Bible comme Patrimoine Mondial de l'Humanité à travers des expositions et d'autres évènements.
L'association a par exemple proposé une visite guidée de la chapelle Notre Dame du tertre à Chatelaudren car elle est réputée pour ses scènes de peintures bibliques du XVème siècle. Une exposition "De la parole à la peinture" a été ouverte au public pendant une semaine en 2010 à l'Espace Lamennais à St Brieuc avec en clôture une conférence d'Eric Denimal, auteur du livre "La Bible pour les nuls".
L'association n'a malheureusement pas poursuivi ses activités... En 2010, un beau projet d'exposition et de conférences sur "Bible, patrimoine de l'humanité" mobilise la communauté protestante au sein d'un comité de pilotage avec des catholiques et le pasteur de l’Église évangélique. Agnès Chevalier représente l’Église Réformée aux différentes réunions.
Cette exposition a été vue dans 5 villes en 2009, Monaco, Nîmes, Strasbourg, Vannes avant de venir à St Brieuc. Elle a ensuite été inaugurée officiellement au siège de l'UNESCO en février. Une pièce de théâtre reprenant l’Évangile de Marc a également été présentée au public.


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