mercredi 20 février 2019

Les pasteurs et laïcs de la communauté protestante dans les Côtes-d'Armor


Les biographies et photos présentées ci-dessous ont pour base une brochure du docteur Erling Hansen diffusée dans un cercle restreint. Relevant certaines erreurs ou approximations, par la suite, le pasteur Kieffer et Pierre Charlot ont apporté des modifications sur le fond et sur la forme. En effet le docteur Hansen s'est souvent appuyé sur "des témoignages oraux recueillis auprès des derniers témoins encore vivants de périodes déjà lointaines. il s'est aussi fié à sa mémoire et à ce qu'il croyait savoir" comme l'écrit Pierre Charlot.
Nous avons tenu compte de leurs remarques et avons consulté des sources fiables comme les registres des conseils presbytéraux, pour, à notre tour, essayer de nous rapprocher d'une vérité historique...
Le fonds photographique a été considérablement enrichi par des découvertes récentes. Certains pasteurs (Mentzel, Engel, Weiss-Déaux) nous ont transmis directement des informations les concernant.
Dans cette liste  figurent surtout des pasteurs mais aussi des laïcs quand ils ont assuré des responsabilités importantes, par exemple diriger la paroisse en l'absence d'un pasteur pendant une durée d'au moins un an, et le cas s'est produit plusieurs fois... 





                                                      Le pasteur Jean Scarabin




Le pasteur Jean Scarabin (1876-1974) en septembre 1939. 


Le pasteur Jean Scarabin


Le pasteur Jean Scarabin est né le 15 novembre 1876 à Loguivy-Plougras dans les Côtes du Nord. Il est issu d'une famille d'agriculteurs. La famille Scarabin est catholique et républicaine, une famille qui souhaite que leurs enfants fassent des études (deux des filles deviendront institutrices laïques). C'est pour cette raison qu'ils se rapprochent du pasteur Guillaume Le Coat de Trémel, connu dans la région pour son engagement en faveur de l'éducation.  Après son Certificat d'Etudes Primaires, le pasteur Le Coat lui trouve une famille protestante à Jersey, la famille Le Page. Ces personnes lui font poursuivre des études, et sous leur influence, il se convertit au protestantisme.
Jean Scarabin fait ensuite des études de théologie entre 1898 et 1903 à la Faculté de théologie méthodiste de Courbevoie. Il poursuit sa formation pendant deux ans dans une université à Londres. 
Le Synode méthodiste, de juin 1904, constatant qu'il n'y a pas de culte protestant à St Brieuc et dans ses environs, décide d'envoyer Jean Scarabin pour y développer le protestantisme.
Après ses études et son service militaire accompli, Jean Scarabin arrive donc à Saint-Brieuc le 1er octobre 1904 pour son premier poste de Pasteur de l’Eglise méthodiste.
Il se marie avec Eugénie Prévot en 1905, c'est le pasteur Onésime Prunier de Paris qui bénit cette union.

Il reste à Saint-Brieuc de 1904 à 1908. Il part pour Lannion en 1908 puis va à Perros-Guirec à partir du 12 janvier 1911. Il évangélise la région en allant de Trébeurden à la Clarté, à Ploumanach de 1911 à 1914 mais visite aussi l’Ile Grande, Saint-Quay-Portrieux, Loquemeau, Trégastel. Dans sa mission en Nord-Bretagne il est aidé par le colporteur Droniou et Anne-Marie Broudic. Il est ensuite mobilisé de 1914 à 1916.

En 1917, départ pour raison de santé de Madame Scarabin à Thiers dans le Puy de Dôme. Jean Scarabin y est nommé jusqu’en septembre 1920, puis au Vigan dans l’Hérault pendant un an .

Le pasteur Scarabin revient à Saint-Brieuc en septembre 1921, jusqu’en septembre 1930, il est nommé Pasteur itinérant en Bretagne, avec la Société d’Evangélisation, très influencé par le colporteur biblique Le Coat. Il fait ses réunions évangéliques avec une roulotte tirée par un cheval et appelée "Semeuse évangélique", prêchant souvent en breton avec Anne-Marie Broudic.



Portrait du pasteur Guillaume Le Coat



"La Semeuse" de Jean Scarabin, roulotte évangélique. Région de Guingamp. Années 1920-1930
L'intérieur de la semeuse. Archives de la paroisse protestante de St Brieuc. Photo R.F



Fréquemment, il est accompagné par une dizaine de jeunes et d’adultes de Saint-Brieuc afin de l’aider dans l’organisation de ses réunions et dans les chants ; elles ont lieu dans les bourgs, les villes du département. Elles sont régulièrement perturbées par l’opposition des curés et paroissiens catholiques. C’est à Chatelaudren qu’elles trouvent le maximum d’hostilité, allant jusqu’aux jets de pierres.

Après une absence de 2 ans, le Pasteur Scarabin revient à Saint-Brieuc de septembre 1932 à septembre 1937. 

Jean Scarabin part à Nancy en septembre 1937 pendant 2 ans, jusqu’à la déclaration de guerre de 1939. Il prend sa retraite à la fin de l’année de 1939. En décembre 1954, une foule nombreuse est réunie pour son jubilé (50 années de pastorat). Assistent à la cérémonie, le chef de cabinet du préfet, le maire de St Brieuc M. Rault, pas moins de 5 pasteurs et une foule si nombreuse que tout le monde n'arrive pas à trouver une place à l'intérieur du temple !
Installé depuis sa retraite à Martin-plage, près de Saint-Brieuc, son décès survient le 11 juillet 1974 à l'âge de 98 ans.





Le pasteur Jean Scarabin en 1954 devant le temple de St Brieuc


12 décembre 1954 Ouest-France. Jubilé du pasteur Scarabin.

Le pasteur Jean Scarabin, sa femme née Eugénie Prévot et leurs 8 enfants. Archives du Temple de St Brieuc.


Pour aller plus loin :

Biographie de Jean Scarabin 

Les premières réunions publiques protestantes du pasteur Scarabin en 1923 à Guingamp.

Un article de 1921 sur les missionnaires méthodistes dans les Côtes-du-Nord.

Des articles passionnants à retrouver sur le site de Jean-Yves Carluer.






                                                                  Oscar Hansen




Oscar Hansen 1878-1970


Oscar Hansen arrive à l'âge de 17 ans au Légué, en Plérin, en 1895. Il vient de la ville de Sandefjord en Norvège où son père, capitaine d'un voilier, était prédicateur laïc.
Au Légué, O. Hansen va travailler comme courtier maritime.
Sur le plan personnel, il s'implique assez naturellement dans la communauté protestante naissante de St Brieuc dont il va devenir un membre fondateur. Il est l'une des 11 personnes réunies lors de la première assemblé générale qui se tient le 14 février 1908. Il assure les fonctions de vice-président de l’Association cultuelle de Saint-Brieuc, mais aussi celles de secrétaire ou trésorier de l’Eglise méthodiste (et par la suite de l’Eglise réformée en 1938). De nombreuses fois, il représente l'Eglise de St Brieuc aux Synodes nationaux.
Il est nommé plus tard, lors du ministère du pasteur Paul Marquer, conseiller presbytéral honoraire à vie le 15 janvier 1952, à l’âge de 74 ans. Cette distinction, cette marque de confiance et d'affection, lui donne le droit d'assister au conseil presbytéral chaque fois qu'il le peut.
Il est présent au conseil presbytéral pour la dernière fois le 15 mai 1956. 
Il a vécu jusqu'à l’âge de 92 ans, son décès est survenu le 20 janvier 1970
Son fils, Erling, né en 1908, est également devenu, par ses nombreux engagements, un membre important de la communauté protestante de St Brieuc.

                                                         



                                                     Le pasteur Théophile Roux




Le pasteur Théophile Roux et son épouse Margaret

Le pasteur Théophile Roux est venu de Paris en 1908 à Saint Brieuc. Son épouse, Margaret, était anglaise et parlait très bien le français.
Il a été un grand donateur pour la paroisse et il a permis de construire le temple de Saint-Brieuc en 1908 (voir l'article qui lui est consacré dans la rubrique "bâtiments").

Il annonce son départ de la paroisse de St Brieuc lors de l'assemblée générale de l'association cultuelle le 30 novembre 1919. Il doit rejoindre Paris pendant l'été 1920 par suite de sa nomination à la Présidence du Synode. Il sera nommé par la suite Inspecteur du synode, surintendant général  puis trésorier général de l’Eglise méthodiste à Paris. Son remplacement par Jean Scarabin n'interviendra en fait qu'en septembre 1921. Il continue de suivre la vie de la paroisse de St Brieuc comme en mars 1924 où il participe amicalement à l'assemblée générale, profitant d'une visite dans les églises des Côtes-du-Nord. La construction du temple de Lannion lui doit également beaucoup car il a récolté d'indispensables dons pour cette réalisation.

Théophile Roux est l'auteur de nombreux ouvrages, informations trouvées sur le site de la Société d'Etudes du Méthodisme Français :

ROUX Théophile, Bicentenaire de Wesley, sans lieu ni date.
ROUX Théophile, La Bonne Nouvelle, Neuilly, La Cause, sans date.
ROUX Théophile, Étude sur l’entière sanctification d’après John Wesley, Lausanne, Regamey, 1893, 45 p.
ROUX Théophile, La Conversion évangélique de Wesley, Paris, Dépôt des Publications méthodistes, sans date.
ROUX Théophile, Le Méthodisme en France. Pour servir à l’Histoire religieuse d’hier et d’avant-hier, Paris, Librairie Protestante, 1941.
ROUX Théophile, Matthieu Lelièvre, Prédicateur, Journaliste, Historien, Théologien, Alençon, Corbière et Jugain, 1932, 392 p.




                                                    Le pasteur François Manach




Le pasteur François Manach (1877-1968)

François Manach a 20 ans quand il travaille en usine au Havre. Il rencontre un de ses camarades de trail qui est protestant et avec lui, il va avoir des discussions approfondies. Il décide d'aller au foyer méthodiste qu'on appelle alors "la salle". Il part faire son service militaire pendant deux ans dans la marine et à son retour décide de devenir un membre assidu de l'Union Chrétienne de l'Eglise Méthodiste du Havre. très vite il en devient le vice-président. Il passe un examen pour devenir prédicateur laïque et assure des cultes au Havre, à Barfleur et Honfleur.
Souhaitant revenir en Bretagne, il est nommé en décembre 1924 auprès du pasteur Jean Scarabin, au Légué à Plérin, pour le compte de la Mission Populaire.
Il assure chaque semaine les cultes au Légué, où se trouvait une salle d’évangélisation. Il y fait également des visites chez les habitants. Mais il accompagne aussi le pasteur Scarabin dans ses déplacements pour l’évangélisation (en Breton) dans l'ouest du département.
Il quitte le Légué pour aller à Perros-Guirec en 1928, où il remplace le pasteur Bourguet.

François Manach le 11 novembre 1929.
Archives F.Manach temple de St Brieuc


Il parcourt la région, visitant Ploumanach, Lannion, l’Ile Grande, Trégastel, Loquemeau, Saint-Quay-Portieux et bien sûr, Perros-Guirec. Il continue à assurer des cultes mais aussi à faire des réunions d’évangélisation, dans d’autres communes où circulait le pasteur Scrarabin au début de son ministère.
C'est en mai 1937 qu'il lance et coordonne la construction du temple de Perros-Guirec. Cette même année 1937, il est consacré pasteur à Livron dans la Drôme, par le pasteur du Havre M. Alain . En effet, les statuts de l'Eglise Méthodiste permettent à un prédicateur qui a donné satisfaction pendant 15 ans de devenir pasteur.

Avant guerre, en 1939 il assume, en plus de Perros, la charge de travail du pasteur Arnal qui vient de partir de Lannion.

Louise et François Manach en 1942.
Archives F.Manach temple de St Brieuc




Louise et François Manach en mars 1945.
Archives F.Manach temple de St Brieuc




François Manach reste à Perros jusqu'en 1950 où il prend (à regret) sa retraite à l'âge de 73 ans. Il peut regarder avec satisfaction le travail immense qui a été fait depuis son arrivée. C'est une retraite toute relative puisqu'il reprendra encore un peu de service après le départ du pasteur Albert Trubert en 1951 !
En octobre 1967, une grande fête a été organisée à Perros pour ses 90 ans (voir les articles dans la rubrique sur la communauté de Perros).
François Manach est décédé le 28 mars 1968 à Perros-Guirec.



Le pasteur François Manach


François Manach et son épouse Louise Bohec originaire du Havre, en 1958 à Perros-Guirec
Mme Manach est décédée à l'âge de 69 ans, elle est inhumée au cimetière de Kerreut à Perros


1949. Morgat. Le pasteur  Manach à gauche

De gauche à droite : Oscar Hansen, M.Manach, le pasteur Jean Scarabin


François et Louise Manach. Archives F.Manach temple de St Brieuc

François Manach. Archives F.Manach temple de St Brieuc
                                                         





Le pasteur Francis Samuel Foss


Le pasteur Francis Samuel Foss est né à Cobo, Guernesey le 10 juillet 1884, fils de Samuel Henry Foss et Julia Louisa Irven. Son père est désigné dans le recensement de 1881 à Guernesey comme forgeron (blacksmith).
Francis Samuel se marie avec Ann, née le 19 mai 1880.
Il devient officiellement pasteur en 1910 (son frère Henri James,1878-1964, l'a précédé dans cette démarche en 1907, également chez les méthodistes. Henri se marie sur l'île de Guernesey en 1911). 



Le pasteur Henri Foss, frère du pasteur Francis Samuel Foss.
 1942. Guernesey. Archive transmise par Diane Moore. 


Le pasteur F.S Foss est nommé à Perros-Guirec à la fin de l'année 1917. Il effectue un voyage en bateau du Havre jusqu'à Perros. Il habite le presbytère et reste à Perros jusqu'en septembre 1920. Les registres financiers nous apprennent qu'il cotise au fonds de retraite anglais. Le pasteur Foss écrit parfois des articles dans le "Foreign field" comme en 1919. Cet article a été remarqué par Théophile Roux...
Il quitte ensuite la France pour Peterborough en Angleterre. 
En novembre 1925, devant une très large assemblée (avec de nombreux pasteurs dont un venu de Paris), il prononce un long discours à Jersey pour le centenaire de l'Eglise méthodiste Philadelphia où il exerce depuis un an. Son frère en avait été le pasteur de 1914 à 1919.
En 1939, il est le pasteur méthodiste de la paroisse de Blandford dans le Dorset. 
Il contracte un second mariage avec Florence Balch à Bideford en 1951 .
Il est mort à Sidmouth le 5 septembre 1978 à l'âge de 94 ans. Selon les documents de la succession, il était très riche, 22 000 livres, ce qui représentait une très belle somme. 


Sources :
- Archives du temple de St Brieuc
- Merci à Diane Moore, historienne et résidente de Jersey pour tous les compléments apportés à ce portrait par ses recherches aux archives locales de Jersey.

- site anglais "mes ancêtres pasteurs méthodistes"





                                                       Le pasteur Henri Welpton

 

Henri Whelpton. Archives du pasteur Manach
conservées au temple de St Brieuc


Le pasteur Henri Eric Welpton était marié à Magdelaine Meyer, fille du pasteur Jean Meyer (1849-1932).
Il vient à Perros-Guirec en 1920 à la suite du pasteur Foss, et demeure à Pont-Couennec jusqu’en 1922. Il s’installe ensuite à Lannion, rue Kermaria, jusqu’en 1933. Il mène avec beaucoup de succès le projet de construction de la chapelle de Lannion, inaugurée en 1927. Signalons que le pasteur Jean Meyer et le pasteur Théophile Roux ont beaucoup oeuvré à Paris pour que cette construction puisse aboutir (contact avec des architectes et recherche des finances nécessaires).

Henri Whelpton et la colportrice Anne-Marie Broudic.
Archives du pasteur Manach conservées au temple de St Brieuc


H. C. Whelpton est le premier pasteur à Lannion qui va pouvoir disposer d'une auto pour tous ses déplacements!
Henri Whelpton est appelé à exercer d'importantes responsabilités dans l'Eglise Méthodiste de France dont il devient le Trésorier général de 1935 à 1939. Sa relation de confiance et sa très bonne entente avec l'ancien trésorier Théophile Roux expliquent certainement cette nomination (voir l'article sur l'histoire de la communauté de Perros).



Le pasteur Henri Welpton

En 1938, Henri Whelpton est amené à prendre une place importante dans la création de l'Eglise Réformée de France en tant que trésorier de l'Eglise Méthodiste. Dès juillet 1937, il envoie au nom de l'Eglise méthodiste un questionnaire détaillé aux membres de la commission des études théologiques et des relations  avec les Oeuvres. Il s'agit de parvenir à unir différentes composantes du monde protestant, c'est une tache difficile et c'est justement à lui que l'on a confié la direction des travaux de cette commission. Il se retrouve avec 7 autres pasteurs dans cette commission dont Maurice Rohr, P. Gounelle, J. Cadier...
H.Whelpton montre dans ce travail de remarquables qualités de rigueur et de diplomatie. Il est également membre de la commission d'organisation financière. Il est un des trois titulaires de l'Eglise méthodiste à l'Assemblée Constituante avec Auguste Faure (en poste à Calais) et Daniel Manach (en poste à Thiers).
On trouve les traces de sa réflexion dans différents dossiers aux Archives nationales (107 AS 12)


Henri Whelpton



Courrier d'Henri Whelpton, trésorier général de l'Eglise Méthodiste de France. Archives du temple de Perros. Photo R.F 




Le pasteur Samuel Bourguet


Le pasteur Samuel Bourguet (1899 Clairan -1981 Montauban) débute comme proposant à la fin de l'année 1924 auprès du pasteur Henri Whelpton à Lannion-Perros. Il  seconde le pasteur Whelpton à Lannion mais également sur les communes de l'Ile grande et de Trébeurden.
Le pasteur Bourguet après avoir fini ses études, passé ses examens et soutenu sa thèse, veut s'affranchir de la tutelle du pasteur Whelpton. Il veut louer une maison à Perros-Guirec en 1927 et la meubler. Pour cela, il demande une augmentation de son traitement et une indemnité complémentaire pour son ameublement. L'accord finit par arriver et il s'établit à Perros pour un an avec sa petite famille. Il s'est marié quelques temps avant en Bretagne avec Lucie Nusslé. Ils auront 6 enfants.
Après la Bretagne, le pasteur Bourguet part à Madagascar fin 1928 et y reste jusqu'en 1945. Ensuite il exerce à Milhaud dans le Gard dans les années 50.







                                                           Le pasteur Henri Orange


Le pasteur Henri Orange en mai 1931 au Légué,
 à côté de St Brieuc


M. Henri Orange est né en 1905 au Havre. Il est venu au Légué, à côté de St Brieuc, en tant qu'étudiant en théologie pour seconder le pasteur Scarabin de 1930 à 1931. Il a ensuite été nommé pasteur méthodiste à Lisieux en octobre 1938. C'est là que sa vie va prendre une toute autre direction. Il est sollicité en 1942 pour faire partie d'un groupe de résistants. Il fabriquait de fausses cartes d'identité pour ceux qui ne voulaient pas partir travailler en Allemagne (S.T.O). Il a participé au recrutement de résistants et communiquait des renseignements à Londres. La maison familiale des Orange est vite devenue un refuge et un lieu de transit pour des clandestins.
Il est arrêté le 15 octobre 1943, incarcéré à la prison de Caen jusqu'au 22 janvier 44, transféré à Compiègne-Royallieu et enfin déporté dans le camp de Buchenwald par le convoi du 27 janvier 1944.
Il retrouve d'autres pasteurs dans le Kommando de Dora où il est affecté (dépendant de Buchenwald).
Il s'agit du pasteur Heuzé et du pasteur Yves Crespin. Selon le témoignage de Mme Orange et d'un prisonnier du camp (ci-dessous) les 3 pasteurs vont célébrer la Cène de Pâques en 1944 à Dora (cité dans le livre "Les protestants français pendant le seconde guerre mondiale").

Voici donc le témoignage de Charles Bury, déporté à Buchenwald ("Messages clandestins", page 49) : "Dans le tunnel de la mort, où toute activité religieuse était interdite, le pasteur Heuzé accomplit sa mission avec ferveur et courage... Derrière une baraque, non loin des fours crématoires, nous sommes une quinzaines, des être minables, squelettiques, mais d'une foi de fer. Quatre camarades montent la garde, ils suivront après nous la sainte Cène. Le pasteur Heuzé prie. C'est le dimanche de Pâques. Dieu est ressuscité. Chacun donne une miette de pain, toute notre fortune, et l'eau remplace le vin. Nous ne parlons pas, on se serre la main, se donne l'accolade, nous allons rejoindre nos camarades de travail. Mais nous ressentons une joie immense et nous regardons avec confiance devant nous".

Un autre témoignage du Dr Lemière, cité dans ce même ouvrage, dresse le portrait d'un être "à part":
"C'est à Dora que j'ai connu mon compagnon Orange, et très vite nous avons sympathisé. De lui, comme du pasteur Heuzé, cet autre Normand, comme de nombreux prêtres catholiques, s'échappait un rayonnement de pur patriotisme, de bonté et de charité infinies, de franchise et de dévouement pour ses compagnons de misère. Comment pourra-t-on jamais louer assez le rôle de ces porte-flambeaux de l'Esprit, vainqueurs de la matière ? Soutenu par son idéal de chrétien et de résistant, Orange semblait dans le camp de la mort, où tout ne paraissait obéir qu'aux règles de la lutte pour la vie, comme un anachronisme vivant. Cet homme que l'on pouvait prendre pour un faible, un éternel rêveur, pour un pêcheur de lunes, était en même temps qu'un générateur d'énergie, celui sur lequel on pouvait compter pour relever une volonté défaillante, pour redresser un moral abattu".

Henri Orange rentre de déportation au début du mois de mai 1945, reprend ses activités en 46 mais décède malheureusement le 25 mai 1947 des suites d'une tuberculose.
Une rue porte son nom à Lisieux, elle a été inaugurée en 2000.
Sa fille Hélénette Goulon a livré un témoignage très émouvant dans le journal "L'éveil de Lisieux".

Lien pour accéder à cet article sur le pasteur Henri Orange 


A lire : "Les protestants français pendant le seconde guerre mondiale", pages 581, 584


Le pasteur Orange tout à fait à gauche le 20 mai 1931, au Légué dans la famille Hansen.
De gauche à droite Henri Orange et la famille Hansen : Einar, Solveig, Thorleif, Anna, Oscar, Erling.





                                                        Le pasteur Daniel Manach

Le pasteur Daniel Manach (1907-1940)




Daniel Manach est né en 1907. Suivant la voie de son père, le pasteur François Manach, il s'engage dans des études de théologie après avoir fait une année de philosophie à Rennes. Devenu pasteur, il est nommé à Lannion en 1930 pendant un an pour seconder le pasteur Henri Whelpton. Il est amené à se déplacer dans les nombreuses annexes et dispose d'une auto pour cela. Il participe au Synode en 1930.


Daniel Manach jeune. Archives du temple de St Brieuc


Il effectue son service militaire à Rennes en 1931 juste avant de rejoindre son poste de pasteur à Anduze dans le Gard où il remplace le pasteur Yves Crespin (qui était resté de 29 à 31 et avant lui M.Raspail de 27 à 29 et E.F Staub de 19 à 27). Sa thèse intitulée "Hygiène spirituelle" est éditée en 1934. Daniel Manach propose des conférences au public sur des sujets variés (par exemple "Que penser du spiritisme?" en avril 1934). Il devient le rédacteur d'un bulletin mensuel d'informations de l'Eglise Méthodiste d'Anduze, "Le trait d'Union" (dont une collection est conservée dans les archives du temple de St Brieuc. Années 1931 à 1938). A la lecture des différents bulletins, on voit que bien qu'éloigné de la Bretagne, il n'en oublie pas moins ses origines. Ainsi, en décembre 1932, il transmet à ses lecteurs du midi la "légende de Noël", l'histoire d'une vieille bretonne qui raconte pour la centième fois sa légende favorite où il est question du vent qui souffle sur la lande et d'un moine venu de Brest qui avait oublié ce qu'est la charité... En décembre 1936, il organise une collecte pour "l'arbre de Noël des petits bretons de Perros-Guirec".


Le trait d'Union, mars 1933. Archives du temple de St Brieuc


Du 19 au 22 juin 1934, il a la lourde tâche d'organiser le Synode national de l'Eglise méthodiste à Anduze sous la présidence du pasteur M. Alain.
Il part d'Anduze après une dernière prédication le 20 septembre 1936, il est ensuite nommé à la fin de l'année 1936 à Thiers.

Daniel Manach pasteur à Thiers, octobre 1936. Archives Famille Manach temple de St Brieuc



Accueil de Daniel Manach pasteur à Thiers, octobre 1936. Archives Famille Manach temple de St Brieuc




En 1937, il assiste à la consécration de son père François Manach à Livron dans la Drôme, cérémonie dirigée par le pasteur du Havre M. Alain.

En 1938, Daniel Manach prend une part active à la création de l'Eglise Réformée de France en tant que délégué de l'Eglise Méthodiste avec Auguste Faure (en poste à Calais) et Henri Whelpton (en poste à Montreuil comme trésorier général cette année-là).



Liste des délégués de l'église méthodiste (Faure, Manach et Whelpton) avril 1938. Archives ERF


On peut dire que ses qualités sont reconnues au niveau national.
Le lundi 25 avril 1938, lors des travaux de l'Assemblée Constituante de l'Eglise Réformée, réunion dans l'ancien temple de Lyon, il est nommé secrétaire.
Il fait aussi partie de la commission de délimitation des circonscription et ce n'est pas une commission de tout repos ! On l'imagine promis à un brillant avenir, avec des responsabilités importantes.
Il reste à Thiers jusqu’au début de la Seconde guerre mondiale. Il est mobilisé mais est victime d'une crise d'appendicite qui évolue en péritonite. Les médecins ne peuvent le sauver et il décède quelques mois après son retour en octobre 1940, à l'âge de 33 ans.


Juillet 1939, la famille Manach sur la côte. La fillette peut être Jacqueline, fille de Daniel née le 22 août 1933. Daniel Manach avec ses petites lunettes noires et à sa gauche, sa femme, d'origine suisse, avec sa coiffure en oreillons. Madeleine, Paulette et Yvonne sont aussi sur la photo. Archives du pasteur Manach conservées au temple de St Brieuc

Eté 1939, la famille Manach, Daniel à droite. Archives du pasteur Manach conservées au temple de St Brieuc






                                                           Le pasteur Georges Whelpton 


Le pasteur Georges Whelpton (père d'Henri Whelpton)
30 octobre 1929.


Georges Whelpton est né en 1859, marié en 1889. Il devient pasteur méthodiste à Abingdon (au sud d'Oxford), Berkshire... A son retour d'Haïti, le pasteur GeorgesWhelpton est nommé à Saint-Brieuc en septembre 1930 et y restera jusqu'en 1932. Il connait la Bretagne puisqu'en 1905, avec le pasteur Jean Scarabin, il a effectué une mission dans la région de Perros-Guirec. Il est le père d'Henri Whelpton, lui aussi devenu pasteur à Perros en 1920 avant de s'installer à Lannion et d'y bâtir un temple.




Le pasteur Marcel Raspail


Le pasteur Marcel Raspail (1899-1990) est nommé à Lannion après le pasteur Henri Whelpton de septembre 1933 à septembre 1936. Il habite rue Kermaria à Lannion, comme son prédécesseur.
Après Lannion, le pasteur Raspail ne part pas très loin puisqu'il se retrouve à Saint Servan. C'est en quelque sorte un retour puisqu'il avait commencé à St Servan de 1925 à 1927 après ses. études. Il succède au pasteur Brée et c'est en 1938 qu'il conduit la réflexion de l'assemblée des protestants de St Servan jusqu'à l'affiliation à l'Eglise Réformée de France.
Suite à de problèmes de santé, il part se réfugier en Ardèche. A son retour, il découvre le Temple gravement endommagé par les bombardements et les combats pendant les derniers combats avant la Libération.
Il revient à St Brieuc pour prononcer un vibrant discours le 15 mai 1945 lors de la cérémonie du souvenir consacrée au pasteur Crespin dont il était un ami personnel.
En octobre 1945, il part en région parisienne à Mantes-sur-Seine.
Mais il n'oublie pas la Bretagne et en 1947, il fait publier un opuscule de 16 pages : "Historique de l'Eglise protestante de St Servan".





 Le pasteur Marcel Arnal


Le pasteur Marcel Arnal  est né le 13 avril 1901 à Vergèze (30). Il succède au pasteur Raspail à Lannion de la fin de l'année 1936 et restera jusqu'en septembre 1939. En plus de ses activités à Lannion, Marcel Arnal se déplace souvent à Jersey, au Havre... Il deviendra ensuite pasteur à Lassale, Codognan, Lunel.







                                                         Le pasteur Yves Crespin


Le pasteur Yves Crespin (1906-1944)


Yves-Maurice Crespin est né en 1906. Il fait sa thèse de théologie qui est publiée en 1934, dans un ouvrage intitulé "De l'unité de l'Eglise Chrétienne." Après Nancy, il arrive à Saint Brieuc en 1937. 
Pendant la guerre il va se mettre au service de la Résistance et sera arrêté une première fois en 1941 puis en 1943. Incarcéré à St Brieuc, transféré à Rennes puis à Compiègne, il est enfin déporté en janvier 44 à Buchenwald en Allemagne.
Affecté dans un Kommendo de travail dans le camp de Dora, il meurt le 11 mars 1944.
Ses actes héroïques et son comportement pendant toutes ces années vont marquer les esprits. Les témoignages et cérémonies publiques honorant sa mémoire vont se multiplier : on pose une plaque commémorative sur le temple protestant, la ville donne un nom de rue, il reçoit la Légion d'Honneur à titre posthume...
C'est une figure emblématique de la ville de St Brieuc.
Dans ses "Carnets 1921-1944" édités chez Gallimard", Louis Guilloux consacre six pages au récit de Mme Crespin parlant de l'arrestation de son mari. Sous la plume de l’écrivain, il devient même un personnage central du roman « Le jeu de patience ». Il y apparaît sous le nom du pasteur Briand. 

De très nombreux documents ont été rassemblés dans les années 70 par son fils Jean-Claude et remis plus tard aux archives départementales des Côtes-du-Nord et à la bibliothèque André Malraux de St Brieuc. Ajoutés aux archives du Temple protestant et au fonds Louis Guilloux, ces différents éléments ont permis de dresser un portrait assez complet du pasteur Crespin.

Lien pour accéder à l'article complet Yves Crespin, un pasteur dans la Résistance

Page manuscrite du pasteur Crespin. Février 1940. Archives du Temple de St Brieuc




                                                             Le pasteur Elie Vidal 


Le pasteur Elie Vidal


Elie Vidal est né en 1877, il devient pasteur méthodiste à Levallois-Perret en 1927 puis à Niort de 1939 à 1942. A Niort le pasteur Vidal vient en remplacement du pasteur Cabrol mobilié. Il se fait remarquer en présidant les obsèques d'Ernest Perochon (prix Goncourt en 1920). Les autorités ne voulaient pas d'une cérémonie officielle car E. Perochon avait pris position contre la Collaboration.
Le  pasteur Elie Vidal est déjà en retraite quand il accepte de venir à Saint-Brieuc dans des circonstances exceptionnelles puisqu'il va remplacer le pasteur Crespin, déporté. Le pasteur Vidal reste à St Brieuc de mars 1944 à mai 1945. Il habite chez le docteur Hansen, alors que Madame Crespin continue de demeurer dans le logement du temple de Saint-Brieuc avec ses enfants. Il s'occupe aussi des protestants disséminés en Bretagne et réfugiés.












                                                             Erling Hansen


Erling Hansen (1909-2008)



Erling Hansen est né le 13 mars 1909 au Légué à Plérin (22). Il fait ses études au Lycée de garçons de St Brieuc de 1921 à 1929 (actuel Collège Le Braz) puis entreprend des études de médecine. Il est désigné Président de l’Union Chrétienne de Jeunes Gens à Rennes (UCJG) en 1933-1933, il fut en même temps, du fait de ses origines norvégiennes, Président du rassemblement des étudiants étrangers. Dans ce groupe il y avait autour de lui, des anglais, une écossaise, un gallois, une américaine, deux allemandes, une autrichienne … Comme interne en médecine, il débuta à l’hôpital de Saint-Brieuc. 

Suivant la voie tracée dans sa famille (fils d'Oscar Hansen, co-fondateur de la première association cultuelle protestante en 1906), il participe activement à la vie de cette église. En 1929, l’assemblée générale de l’église méthodiste va l'élire conseiller presbytéral pour la première fois à l’âge de 20 ans. Il fait partie du bureau du conseil à partir du 5 février 1938 comme trésorier. De 1938 à 1940 il assure aussi le secrétariat du conseil presbytéral.
Installé comme médecin place St Michel, il est arrêté par la Gestapo en novembre 1943. Il est déporté à Buchenwald puis Mühlausen. Il parvient à réchapper à l'enfer de ses camps en avril 45, mais en plus son action aura permis de sauver de nombreuses vies. 

Revenu à Saint-Brieuc, après le départ du pasteur Vidal, il débute dès 1946 comme prédicateur laïc et le 10 février le conseil l’appelle à sa vice-présidence. A partir de 1947 il assure les fonctions de trésorier de la Société d’Evangélisation de Bretagne qui regroupe les églises de Saint-Servan-Saint-Malo, Saint-Brieuc, Lannion-Perros-Guirec, Brest-Quimper, Lorient et Vannes. Après le départ du pasteur Jean-Marc Kieffer pour Tours, il est de nouveau responsable de l’église de Saint-Brieuc en 1977. Il conduit le culte tous les dimanches, rédigeant lui-même ses prédications.

Il restera membre du conseil jusqu’en 1987, après 47 ans de présence. Il  aura oeuvré pendant cette longue période auprès de sept pasteurs. En 1999, avec André de Kerpezdron, il entreprend à l'âge de 90 ans de retracer l'histoire de la communauté protestante de St Brieuc-Perros et d'en faire un album, comme on fait un album de famille. Il recontacte d'anciens pasteurs disséminés au quatre coins de la France, fait appel à ses souvenirs, consulte des archives... 
Le docteur Erling Hansen est décédé en mars 2008, à près de cent ans. Une plaque à sa mémoire est apposée sur sa maison à St Brieuc depuis 2015.


Plaque commémorative sur la maison d'Erling Hansen,
place St Michel à St Brieuc (photo RF)



Erling Hansen et André de Kerpezdron dans l'édition de Ouest-France du 15 avril 1999.



Erling Hansen en 1931 au Léhué (22 ans)



Compléments : 

Lien pour accéder à un article de Ouest-France sur une commémoration devant la maison du Dr Hansen en 2015.

A consulter : Histoire du camp de Dora, d'André Sellier, livre anoté personnellement par Erling Hansen. Bibliothèque André Malraux de St Brieuc

Un lien pour suivre un formidable projet en 2018 : la thèse de Morgane Sedoud sur le fonds photographique d'Erling Hansen

Le sujet de cette thèse est "La collecte des traces et l'effort de mémoire vus au travers du parcours du médecin déporté Erling Hansen"

Sous la direction de Henry Rousso et de Dominique Varry.
Thèses en préparation à Paris 8 , dans le cadre de ED Pratiques et théories du sens, en partenariat avec Institut d'histoire du temps présent (équipe de recherche). 





                                                     Le pasteur François Barre


Le pasteur François Barre en 1945. Photo Archives St Brieuc



Le pasteur François Barre (né en 1915) a été nommé après ses études de théologie à Saint-Brieuc comme proposant (période d'essai) de septembre 1945 à septembre 1947. Il desservait en même temps la ville de Brest en plus de St Brieuc, une tache difficile après guerre. Il n'a pas souhaité continuer sa mission dans le département car on lui demandait de faire un travail d'évangélisation pour lequel il ne se sentait appelé. Il a rejoint la paroisse de Salies, dans le Béarn, une région de forte présence protestante. Dans les années 60 il a exercé à Rouen puis à Dieppe jusqu'en 1979.



                                                      Le pasteur Albert Trubert


Le pasteur Albert Trubert en 2006.



Albert Trubert (1916-2010) est né dans une famille protestante. En 1939, il part comme soldat dans la région de la ligne Maginot. Il est fait prisonnier à côté de Nancy, il est déporté, s'évade d'un Stalag. A partir de là, iIl va vivre un parcours particulièrement difficile. Il perd son statut de prisonnier de guerre et finit par être envoyé en Ukraine. C'est dans les camps qu'il découvre sa vocation, en devenant pasteur "sur le tas", choisi par ses camarades d'infortune. Survivant miraculeusement des conditions effroyables de détention, en 45, au moment de la libération des camps, il parvient à rejoindre les troupes américaines. A son retour en France il veut devenir officiellement pasteur. Il entreprend des études de théologie à Montpellier. Son premier poste est à Lille, ensuite c'est la Bretagne.
Il vient d'abord dans le Trégor où il ne fait qu'un court séjour. Il s'installe à Trébeurden puis à Lannion de 1950 à 1951. Son logement est situé au 19 rue des Frères Lagadec à Lannion.
En 1951 il part à Lorient pour remplacer le pasteur Dietz, tombé malade. Il habite dans la chapelle en bois qui a été édifiée en centre ville. Il va créer en 1954 un groupe de la Croix bleue, c'est la base d'un centre de post-cure qui permet encore de nos jours aux anciens alcooliques de se ressourcer. Ce sera le combat de sa vie...
Il est l'auteur d'un livre intitulé "Le pasteur de Rawa, de l'emprise nazie à l'emprise de l'alcool", aux  Editions La Cause.
Dans les années 70, le pasteur Trubert devient le président de l'Alliance Evangélique Bretonne.


Lien pour accéder à un extraordinaire entretien avec le pasteur Trubert



                                                   Le pasteur Paul Marquer


Le pasteur Paul Marquer avec toute sa famille


Le pasteur Paul Marquer était au service de la Mission populaire à Roubaix avant de venir à St Brieuc.
Il a exercé sa fonction à Saint-Brieuc de septembre 1947 à septembre 1961 (départ à Caen).
C'est un pasteur qui débordait d'idées et cherchait à intégrer le protestantisme dans la vie de la cité. Le résultat s'est fait sentir assez rapidement : le nombre de membres de l'Eglise Réformée de St Brieuc-Perros s'est considérablement accru pendant une grande partie de son exercice.
Dans ses différentes initiatives on peut citer par exemple : 
- la colonie de vacances de Crampoisic a débuté avec lui en 1952.
- mise en place de groupe de jeunes scouts, garçons et filles;
- nombreuses conférences et débats sur des sujets d'actualité.
- au début des années soixante, sous son impulsion, l’intérieur du temple a été complètement remanié.
- durant toute cette période le pasteur Paul Marquer a assuré l’évangélisation à Pontivy, à l’hôpital psychiatrique de Plouguernevel, au Val-André, à Saint-Cast et à Guingamp.
-il a été aumônier de la prison de St Brieuc de 1955 à 1961.



                                                    Le pasteur Jack Williams


Le pasteur Jack Williams est né le 29 août 1921 à Amiens, son père est pasteur. Il épouse Jacqueline Cheradame, fille du pasteur Cheradame le 3 juillet 1954. Il se présente quelques mois plus tard, en novembre 1954 , devant le conseil presbytéral de St Brieuc. Déjà à Lannion depuis quelques temps, il souhaite prolonger son engagement de 6 mois dans le secteur de St Brieuc-Perros comme proposant (en stage final de formation). Le pasteur Marquer définit avec lui les nouvelles taches qui lui seront confiées. En premier lieu, le pasteur Williams prendra en mains la communauté d'Etables (dont le temple vient juste d'être construit), il assurera les cours au Lycée de filles de St Brieuc, animera la chorale pour Noël et les réunions des jeunes, célibataires ou en couples (entre 20 et 30) une fois par mois.




                                                           André Cottenceau


Monsieur André Cottenceau
Photo d'André Cottenceau envoyée à Herling Hensen




André Cottenceau (né le 19.07.1908 à St Etienne) n'était pas pasteur mais il a assuré la responsabilité de l’église de Saint-Brieuc de juillet 1961 à janvier 1962 en tant que conseiller presbytéral
Quelques années plus tard, il a pris sa retraite de professeur et il est parti dans le sud de la France.




                                                  Le pasteur Jean-Marc Kieffer 


Le pasteur Jean-Marc Kieffer (St Brieuc 1962-1971)




Jean-Marc Kieffer est né le 11 juillet 1934 à Colmar dans le haut-Rhin, il se marie avec Lydie Roth. Après avoir effectué ses études et commencé à exercer (installé pasteur en janvier 1961), il s’installe à Saint-Brieuc, au mois de janvier 1962 avec son épouse Lydie, qui attend un bébé et leur fille d’un peu plus d’un an. Son action s'étend de Saint-Brieuc à Pontivy et aussi dans le secteur de Lannion-Perros-Guirec.
Il assure la fonction de président du Consistoire (région) et de secrétaire du Comité de la colonie de vacances de Crampoisic (acquise dans cette période).
Il a été aumônier de la prison de St Brieuc de 1962 jusqu'à son départ.
On lui doit la création du bulletin paroissial  "Notre lien" à partir de 1967 (à partir de 1963, une feuille d'information appelée "Le petit lien des Côtes d'Armor" circulait déjà).
Une section de Croix Bleue  est créée à Saint-Brieuc, avec l’aide de celle de Lorient. Cette association vient en aide aux personnes en difficulté avec l'alcool et d'autres addictions.
De 1963 à 1970 J.M Kieffer a réalisé régulièrement des "tournées" à Guernesey. Le but est d'entretenir de bons contacts avec d'autres pasteurs (méthodistes, comme les pasteur Davies et Collas), de monter des camps de jeunes à Crampoisic...
Le pasteur Kieffer part à Tours en 1971, où cinq ans plus tard, il sera appelé à présider le conseil régional de la Région Ouest.


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                                                        Jacques Bourgenot



Jacques Bourgenot


Avant d'arriver à St Brieuc, Jacques Bourgenot et son épouse habitaient en Franche-Comté et ils ont suivi les rassemblements œcuméniques qui se déroulaient à Taizé.
A St Brieuc, Jacques Bourgenot devient conseiller presbytéral et prédicateur laïc. En 1969 il représente les protestants, avec son épouse, au synode du diocèse à St Brieuc.  Il assure l’intérim entre les pasteurs Kieffer et Blanc sur les années 71 et 72. En 1972 il prend la fonction de trésorier de la Région (Consistoire).





                                                  Le pasteur Jean-Pierre Blanc


Le pasteur Jean-Pierre Blanc

Le pasteur Jean-Pierre Blanc est né le 9 juillet 1944 à Alès dans le Gard. Il va exercer à Saint-Brieuc de juillet 1972 à juillet 1976. Le pasteur Bösiger (président de la région) est venu pour son installation le 29 octobre 1972.
Jean-Pierre Blanc a, dès son arrivée, contacté le directeur de la prison de St Brieuc pour être aumônier de la prison. Il peut alors visiter les détenus et faire en sorte qu'ils puissent recevoir des colis qu'il distribuera lui-même.
C'est un pasteur qui s'inscrit dans la vie de la cité et ne craint pas le débat et l'affirmation de ses convictions. Ainsi il participe à une réunion d'information, le 24 mars 1973, pour les assistantes sociales sur le thème de l'avortement.
Il est engagé dans la Croix bleue (lutte contre les addictions) sur le plan régional et national et anime les réunions sur le plan local.
Il effectue un stage pour devenir directeur de la colonie de vacances de Crampoisic en 1973.
Il part de St Brieuc pour une fonction très différente à l’Institut Educatif et culturel destiné à la formation des directeurs et cadres de collectivités sociales. 







La photo (ci-dessus) prise le 18 août 1976 au départ du pasteur Blanc, devant le temple de Perros-Guirec, le montre avec son épouse et leurs deux enfants. Se trouvent à leurs côtés Monsieur Yves Herlent (avec les lunettes) qui deviendra Président de Musique et Chant de la Fédération protestante de France et son épouse à gauche ainsi que, en retrait, Madame Michèle Le Goffic, responsable de l’église de Lannion.




Août 1976 Ouest-France Départ du pasteur Jean-Pierre Blanc, sur la gauche on reconnait M.Paul



Le pasteur Jean-Pierre Blanc dans son bureau à St Brieuc en août 1976





                                                 Le pasteur Emile Le Cozannet



Le pasteur Emile Le Cozannet (1923-1986)



Emile Le Cozannet était né à Paris en 1923 mais sa famille était originaire de Saint Brieuc. Il termine ses études de théologie en 1947, devient stagiaire à Romans dans la Drôme de 1947 à 1949. Il exerce ensuite à Vierzon dans le Cher pendant 5 ans avant de rejoindre Walincourt dans le Nord jusqu'en 1958, puis Saint Amand (58 à 66) et Bruxelles (70 à 77).
A l'arrivée d' Emile Le Cozannet en juillet 1977, l’Église de Saint-Brieuc n'a droit qu'à un demi-poste pastoral. La situation n'est pas facile. Le pasteur Le Cozannet analyse la spécificité de la paroisse. Il s'attache alors au développement des réunions familiales. Elles se tiennent au manoir de Crampoisic, propriété près de Corlay ou plus souvent encore dans l' établissement d'enseignement du Vau-Meno à Saint-Brieuc. Des thèmes se rapportant à la vie quotidienne reconsidérés à la lumière de l'évangile y sont débattus. Dans le même esprit seront plus tard mis en place les dîners-débat du samedi soir à Saint-Brieuc. Il va aussi amplifier les relations œcuméniques (voir l'autre article à ce sujet dans le blog). Emile Le Cozannet va malheureusement être obligé de démissionner pour des raisons de santé et de quitter la paroisse en juin 1985. Il décèdera à l'âge de 63 ans à St Brieuc, ses obsèques seront célébrées au Temple en 1986.



Annonce du décès du pasteur Emile Le Cozannet dans la presse. Ouest-France  1986




Le pasteur Emile Le Cozannet






                                                   Le pasteur Guy Froment



Le pasteur Guy Froment




Le pasteur Guy Froment est né à Lille. Il a fait ses 4 années de théologie à Paris de 1954 à 1958. Ses différents postes vont le conduire dans la Basse-Marche (5ans), dans les Deux-Sèvres (8 ans), à Bastia où il deviendra aumônier des centres pénitentiaires de Haute-Corse, puis à Marseille (de 1978 à 1985). 
Il est nommé en juillet 1985 et restera jusqu'en juillet 1993. Il a accepté d’assurer une autre année à mi-temps, pour aider la paroisse sans pasteur. Tenant compte que les membres sont disséminés sur un vaste territoire, il change certaines habitudes et privilégie le principe de réunions décentralisées. C'est dans ce même esprit qu'il institue aussi le « culte du 5e dimanche ». La célébration se déroule dans un lieu éloigné de Saint Brieuc, en campagne, au besoin chez l'habitant ! 
En 1987, il s'est activement occupé de célébrer le 50ème anniversaire de la construction du Temple à Perros-Guirec. 
Très attaché au développement des relations œcuméniques, il encourage toute initiative allant en ce sens. La région de Guingamp et la région d'Erquy vont être les premières bénéficiaires de son action. A Erquy, des groupes de réflexion à partir de textes bibliques se mettent en place ; à Guingamp s'organisent des visites dans les établissement scolaires et, avec le concours du curé de la basilique, le Père Gérard Nicole des expositions, des conférences, des concerts. Il coordonne  remarquablement à Saint-Brieuc l'organisation du Synode de la Région Ouest, Le pasteur Froment a l'esprit pratique et il va réaliser d'astucieux aménagement du presbytère. Il va aussi s'investir dans la mise aux normes de la colonie de vacances de Crampoisic.

A la retraite il continue son engagement dans le groupe de l'Entraide et peut-être dégagé du sérieux réclamé par sa fonction, il offrira des animations originales lors des fêtes de l'Entraide à Etables dans les années 90, en proposant des jeux inventés et fabriqués par lui-même et en se produisant avec des marionnettes ou des sketches de Raymond Devos !


Arrivée du Pasteur Guy Froment. 27 octobre 1985 Ouest-France




Arrivée du pasteur Guy Froment. ouest-France. 29 octobre 1985



                                   
Assemblée de l'église protestante. Le Pasteur Guy Froment. 14 mars 1986 Ouest-France
                         








                                                         M. Pierre Charlot



Pierre Charlot


Le pasteur Guy Froment,  un an avant sa retraite, a été autorisé à ne plus exercer son ministère qu'à mi-temps. Le conseil presbytéral a alors proposé à M. Pierre Charlot qui en était le vice-président d'assurer, en liaison avec le pasteur, la responsabilité de l’Église en 1993-1994. Les tâches ont donc été partagées: M. Froment a conservé les affaires délicates, le Conseil presbytéral devant assurer le culte et les autres tâches. M. Charlot entre aussi au conseil de Consistoire et en devient le secrétaire. Les actions entreprises par le pasteur Froment seront poursuivies cette année-là. Lors de la nomination du pasteur Thomas Mentzel, M. Charlot conservera son poste de président du conseil presbytéral. Toutefois, il ne sollicitera pas le renouvellement de son mandat aux élections de 1997 en raison de son éloignement géographique. C'est un briochin, M.André de Kerpezdron qui lui succédera à cette date
A noter aussi qu'en 1978, M. Charlot a remplacé à l'harmonium la dévouée et assidue Mme Marie Gugenheim. Il a assuré cette tâche pendant des années par la suite. On peut retenir également un moment important pour Pierre Charlot, celui où on lui a confié le discours d'accueil des participants réunis à St Brieuc en novembre 1991 pour le Synode régional. Enfin, on doit reconnaître qu'il a aussi beaucoup œuvré pour développer l'œcuménique sur le secteur de Guingamp. 




                                                  Le pasteur Thomas Mentzel


Le pasteur Thomas Mentzel




Le pasteur Thomas Mentzel est né le 18 août 1954, dans une famille luthérienne d’instituteurs, au village de Nébra, dans les environs d’Erfurt (Allemagne de l'Est). En 1960, alors que le mur de Berlin n’est pas encore construit, la famille émigre clandestinement pour fuir l’oppression politique et religieuse du régime de la RDA. Elle s'établit près de Hanovre, en Basse-Saxe. Au contact d'un mouvement de réveil de l’Eglise luthérienne, Thomas Mentzel décide d’entreprendre des études de théologie à l’institut de formation de la « Mission de Hermannsburg » (1975-1981). 
Après avoir obtenu le diplôme de maîtrise, il part en France pour perfectionner ses connaissances linguistiques et théologiques (Reuilly, Université de Strasbourg et à l’Institut Protestant de Théologie de Montpellier de 1982 à 1987). Il se marie avec Mariane Chapelon en 1987 et entre dans le service de l'Eglise Réformée de France. Avant d'arriver à St Brieuc, il occupe les postes de Firminy, Charleville-Mézières/Sedan.
A St Brieuc, Thomas Mentzel reste de 1994 à 1997. En plus des missions dévolues habituellement à un pasteur, Thomas Mentzel va avoir plusieurs initiatives originales : Il lance une action d'aide à l'école biblique de la ville de Boko au Congo. Il réunit les jeunes de la paroisse pour des débats où aucun sujet n'est tabou. Il propose de faire des réunions de quartier ouvertes et conviviales. Des groupes vont alors se créer à Servel, Prat, Perros, Plérin, dans le quartier de Robien à st Brieuc. Il se passionne pour l'histoire du protestantisme dans les Côtes du Nord au 16ème et au 17ème siècle et présente le fruit de ses découvertes sous forme d'un montage-diapositives à Perros et St Brieuc.

Il rejoint ensuite Sens, Melun, Troyes, Bar le Duc/St Dizier et enfin Cavaillon/Lourmarin en 2014 avant de prendre sa retraite en 2016 à l'âge de 62 ans.




                                             Le pasteur Caroline Engel


Caroline Engel

Caroline Engel, née à Haguenau en Alsace, a fait ses études de théologie à Strasbourg complétées par une annnée à Montpellier. Elle fait connaissance avec la Bretagne en 1996 où elle est affectée à Vannes-Lorient comme proposante (stagiaire en fin d'études). Elle arrive à St Brieuc en août 1997, et en juin 1999 elle devient officiellement pasteur. C'est la première femme pasteur de la paroisse.
Avec le président du conseil, André de Kerpezdron, elle a pris des initiatives pour étendre le rayonnement de l'église protestante dans la vie locale. En mai 1998, elle a assumé la lourde tâche d'organiser la commémoration du 4ème centenaire de la promulgation de l'Edit de Nantes. Le pasteur a été sollicité dans le cadre de l'aumônerie des lycées à de nombreuses reprises.
Caroline Engel s'est beaucoup impliquée dans le dialogue œcuménique avec la création du Café-Théo, les émissions sur RCF et l’aumônerie de hôpital de St Brieuc.
Son départ est intervenu en 2003 avec sa nomination à Remiremont et Thaon dans les Vosges. En août 2007 elle a pris le poste de Ostwald, en Alsace.

Le pasteur Caroline Engel devant le temple de St Brieuc
  
     


Le pasteur Solange Weiss-Déaux

Solange Weiss-Déaux 2004-2009


Solange Weiss-Déaux est née en 1964 dans la région de St Etienne.
Après avoir commencé des études d’institutrice à l’Ecole Normale de Moulins sur Allier en 1983, et après avoir démissionné avant le terme, elle entame des études de théologie dans les Facultés protestantes de Paris et Montpellier (1987-1992). Après une pause pour la naissance de ses enfants elle reprend des études et s'engage dans un DEA en Nouveau Testament. Son premier poste est à Aubagne (Marseille Sud Est 2) de 1998 à 2004, puis St Brieuc Côtes d’Armor (2004-juillet 2009), Nîmes (2009-2010) et Angoulême Nord Charente (2010-2018). Un nouveau défi l'attend avec le départ sur le poste de La Margelle (Cité de la Paillade) dans l’EPU de Montpellier en juillet 2018. 
Quand elle devient le pasteur de la communauté de St Brieuc-Perros après le départ de Caroline Engel, elle continue en particulier avec beaucoup d'énergie le travail mené pour le dialogue inter-religieux, les cafés théologiques... (voir ses initiatives dans cette rubrique). Elle a aussi était la cheville ouvrière, aidée par d'autres bénévoles, de l'association (loi 1901) "Autrement lire, Autrement dire ». 

Solange Weiss-Déaux dans le temple de St Brieuc



                                                          



                                                                  Jean-Claude Chevalier

Selfie de Jean-Claude Chevalier ! mai 2018





Jean-Claude Chevalier est né en 1931 à Mamers dans la Sarthe. Il se marie en 1975 avec Agnès de Singly. Dans les années 70, il fait connaissance avec le milieu protestant à Angers. Assez rapidement, il entame une formation de prédicateur laïc à Nantes sous la conduite du pasteur Laurent Schlumberger. 
Après avoir déménagé à Orléans, il s’investit dans l’Eglise protestante comme Conseiller presbytéral, trésorier, avant d'être élu vice-président de l'Eglise Réformée d'Orléans.
Arrivé en Bretagne, il devient membre de l’Eglise Réformée de St Brieuc en mai 2003 et rentre au Conseil presbytéral en mars 2004.
Il commence en 2007, avec le pasteur Solange Weiss-Déaux, à animer un atelier mensuel pour former des prédicateurs laïcs. Au départ du pasteur, non remplacé en juillet 2009, l'équipe de prédicateurs peut assurer le culte à tour de rôle. Les tâches sont réparties pour assurer le bon fonctionnement de la paroisse.
Il devient, pendant un an et demi, le président du Conseil presbytéral de juillet 2009 à fin 2010 et, à ce titre, dirige la paroisse et coordonne l'action des différents responsables. On lui doit en particulier de nombreuses initiatives sur le plan du dialogue entre les religions sur St Brieuc.





                                                             Le pasteur Juliette Tonge


Juliette Tonge 2010-2016


Juliette Tonge est née le 21 juin 1965. Elle est originaire du Cameroun. Elle fait ses études de théologie à Strasbourg. Elle commence à exercer son mandat à St Brieuc en juillet 2010 et devient officiellement pasteur de la paroisse de St Brieuc-Perros en 2013. A son départ en 2016, la communauté protestante est restée sans pasteur pendant plus d'un an. Des laïcs ont pris le culte en charge à tour de rôle jusqu'à l'arrivée du nouveau pasteur.



Article publié dans "Eglise en Côtes d'Armor".
Décembre 2012


Lien pour accéder à un article de Ouest-France sur l'ordination de Juliette Tonje




A noter que les pasteurs Caroline Engel, Solange Weiss-Déaux et Juliette Tonge sont aussi présentées dans l'article sur la place des femmes dans l'Eglise Protestante Unie



                                               Le pasteur Hervé Stücker


Le pasteur Hervé Stücker

Hervé Stücker est né en 1963. Il n'a pas commencé par des études de théologie mais par une licence d'histoire puis un DEA (Diplôme d'Etudes Approfondies) en relations internationales, avant de compléter son cursus à l'Ecole de journalisme de Paris.
C'est après 5 ans passés à l'institut protestant de théologie qu’il devient pasteur.
A ce titre, il a débuté à Niort puis 15 ans dans la paroisse de Lorient et de Quimper, avant d’arriver à Saint-Brieuc en août 2017.


Lien pour un article du journal Le Télégramme du 6 mai 2018 à l'occasion de la consécration du pasteur Hervé Stücker à St Brieuc.







Les responsables laïcs de la paroisse protestante. 



Chez les protestants, le rôle des laïcs est très important. 

La première structure démocratique est l'Assemblée générale. Elle est constituée de toutes les personnes inscrites sur la liste électorale du Temple. Ils ont fait l'acte volontaire de se reconnaître comme membre de la communauté. Les membres se réunissent une fois par an, ils entendent un rapport moral et un rapport financier et s'expriment par un vote. Ils étudient les projets à venir.

Les membres élus de la communauté forment le Conseil presbytéral. Ce groupe assure avec le pasteur la gouvernance de l'église locale. Ils sont élus pour 6 ans. Son président élu (dans les temps passés, souvent le pasteur de St Brieuc) est le président de l'Association cultuelle. Il est aidé généralement par un vice-président (dans les temps passés, souvent le pasteur de Perros), un trésorier, un secrétaire (et autrefois par un assesseur)
Les membres du Conseil se réunissent régulièrement et rendent compte de leur travail lors de l'Assemblée générale annuelle. Ils élisent des délégués pour les représenter au niveau de la région ou du Synode national.


Rappelons aussi, comme cela est évoqué en haut de cette rubrique, que des laïcs ont assuré des responsabilités très importantes, par exemple en dirigeant la paroisse en l'absence d'un pasteur pendant une durée d'au moins un an. D'autres, par la longévité de leur engagement au sein de la communauté, tiennent une place un peu à part.


Les comptes-rendus du Conseil presbytéral et de l'Association cultuelle ont permis d'établir la liste suivante où l'on retrouve les différents responsables laïcs.



1906 M.Oscar Hansen vice-président, M.A Le Hech secrétaire et M.A.J  Bird trésorier.

1907 M.Oscar Hansen vice-président, M.Nicolaysen secrétaire et M. Bird trésorier.

1908 Mme Bryant trésorière, Madame Ricoeur assesseur

1909 Mme Bryant trésorière, M. Hansen secrétaire, Madame Ricoeur assesseur

1910 Mme Bryant trésorière, M. Hansen secrétaire,  Mlle Maud Bird assesseur

1911 Mme Bryant trésorière, M. Hansen secrétaire,  Mlle Bird assesseur

1912 M.Hansen trésorier, M. Bird secrétaire, Mme Bryant assesseur

1913 M.Hansen trésorier, M. Bird secrétaire, Mme Bryant assesseur

1914 à 1921 M.Hansen trésorier, M. Bird secrétaire, Mme Bryant et M.Herlopsen assesseurs

1922 M.Hansen trésorier, M. Bird secrétaire, Mme Taffatz et Mme Lallier assesseurs


1923 à 1929 M.Hansen trésorier, M. Bird secrétaire, Mme Taffatz et Mme Lallier assesseurs, M.Marquer vice-président

1930 à 1932 vice-président M.Cotron, secrétaire M.J.Nexon, trésorière Mme Taffatz, assesseur Mme Vivier

1933 secrétaire M.J.Nexon, trésorière Mme Taffatz, assesseurs Mme Vivier et Mlle Scarabin


1934 secrétaire M.Leduc, trésorière Mme Taffatz, assesseurs Mme Vivier et Mlle Scarabin

1935 secrétaire M.Leduc, trésorière Mme Taffatz, assesseurs Mme Vivier et Mlle Sasle

1936 secrétaire M. Noël Le Quéré, trésorière Mme Paulette Bernard (Mme Taffatz étant décédée), assesseurs Mme Fernande Vivier et Mlle Sasle


1937 secrétaire M. Noël Le Quéré, trésorière Mme Paulette Bernardassesseurs Mme Fernande Vivier et Mlle Sasle

1938 secrétaire M. Noël Le Quéré, trésorière Mme Paulette Bernardassesseurs Mme Fernande Vivier et Mlle Sasle, M.Oscar Hansen intègre aussi le comité directeur

1939 secrétaire M. Benner (juge au tribunal), trésorier M. Oscar Hansenassesseurs Mme Fernande Vivier et Mme Bernard.


1940 secrétaire M. Benner, trésorier M. Oscar Hansenassesseurs Mme Fernande Vivier, Mme Salse et Mme Bernard; M.Le Quéré et le Dr Hansen sont aussi membres du comité directeur.

1941 secrétaire Mme Benner, trésorier M. Oscar Hansenassesseurs Mme Fernande Vivier, Mme Salse et Mme Bernard; M.Le Quéré et le Dr Hansen sont aussi membres du comité directeur.

1944  secrétaire M.Tostivint, Einar Hansen entre dans le conseil presbytéral

1945 vice président Ernest Prigent, secrétaire Docteur Hansen, trésorier M.Hansen, Mmes Vivier et Guille, M. Le Hégarat, Lemeille, Le Quéré

1946 vice président Docteur Erling Hansen , secrétaire Ernest Prigent, trésorier M.Oscar Hansen, trésorier adjoint M.Jean Huck et comme membres, Mme Fernande Vivier  et Mme Guille, Joseph  Le Hégarat, Edouard Lemeille, Noël Le Quéré

1948 vice président Docteur Erling Hansen, secrétaire Ernest Prigent, trésorier M.Oscar Hansen

1949 vice président Docteur Erling Hansen , secrétaire M.Xhaard, trésorier M.Oscar Hansen,  et comme membres,  Mme Guille, Joseph  Le Hégarat, M.Vorecke

1952 vice-président Dr Hansen, trésorier M.Huck, trésorier-adjoint  Oscar Hansen, secrétaire Mme Ayello, secrétaire-adjoint M.Steevenart, membres Mme Guille, M.René Vitter, M.Le Glatin, M.J Rogier.

1953 vice-président Dr Hansen, trésorier M.Huck, trésorier-adjoint  Oscar Hansen, secrétaire Mme Ayello,  secrétaire-adjoint M.Steevenart, membres Mme Guille, Mme Depaigne, M. René Vitter, M.Le Glatin, M.Jacques Rogier.

1955  vice-président Dr Hansen, trésorier M.Huck, trésorier-adjoint  M.Vereck, trésorier-adjoint  pour Etables M.Duvinage, secrétaire Mme Depargne,  secrétaire-adjoint Mme Guille

1958  vice-président Dr Hansen, trésorier M.Vereck, trésorier-adjoint  M.Rogier, trésorier-adjoint  pour Etables M.Gaston Duvinage, secrétaire Mme Depargne,  secrétaire-adjoint M.Cottenceau


1960  vice-président Dr Hansen, trésorier M.Vereck, trésorier-adjoint  M.Rogier, trésorier-adjoint  pour Etables M.Rogier, secrétaire Mme Depargne,  secrétaire-adjoint M.Cottenceau

1964  Messieurs Hansen, Vereck, Rogier, Vitter, Cottenceau, Le Gall, Tostivint, Huck, Alger, Verhecke et  Mmes Depeigne,  Huck, Alger, Verhecke

1967  pour les postes à pourvoir, sont élus Messieurs Tostivint, Huck, Alger, Martin et Mme Martineau

1968 pour les postes à pourvoir, sont élus M. Jérôme et Mme Carlier. Messieurs  Huck, Martin et Mme Martineau restent à leur poste.

1969 nouveaux élus Messieurs Vitter, Quilguis et Mmes  Alger, Gugenheim, Bogais

1970  vice-président Dr Hansen, trésorier  M. Le Gallsecrétaire ?,  secrétaire-adjoint Françoise Gugenheim, membres Mme Carlier, Mme  Solveig Huck, M. Cottenceau, M.Bourgenot, M. Jean Paul, M.Alger


1971  vice-président Dr Hansen, trésorier M.Bourgenot secrétaire ?,  secrétaire-adjoint Françoise Gugenheim, membres Mme Carlier, Mme Solveig Huck, M. Cottenceau, M.Paul, M.Alger, M.Le Gall


1973  vice-président Dr Hansen, trésorier M.Bourgenot secrétaire ?,  secrétaire-adjoint Françoise Gugenheim, membres M. Drougard, Mme  Huck, Mme Tonnerre, M. Jean Paul,  M.Le Gall


1976  vice-président Dr Hansen, trésorier M.Bourgenot secrétaire ?, membres Mme Huck, Mme Tonnerre, Henri Le Cozannet, M.Alger

1977  vice-président Dr Hansen, trésorier M.Varignon secrétaire ?, membres Mme Huck, Mme Tonnerre, Henri Le Cozannet, M.Alger

1979  vice-président Dr Hansen, trésorier M.Varignon secrétaire M.Charlot, membres Mme Meyer, Henri Le Cozannet, Mme E. Le Cozannet (représentante à l'UDAF, association des familles) et Mme H Le Cozannet (présidente du diaconat, entraide protestante)

...

1985 président le pasteur, vice-présidents Dr Hansen, Nicole Meyer-Vray,  trésorière Emmanuelle Bourel, secrétaires Pierre Charlot, Nicole Meyer-Vray, archiviste Dr Hansen

1986. Font leur entrée dans le conseil Mme Beigbeder, Michèle  Le Goffic, Mlle Paulette Manach, M Berron


1988 président le pasteur, vice-présidente Nicole Meyer-Vray,  trésorière Emmanuelle Bourel, secrétaire Pierre Charlot, autres membres Mme Claude Beigbeder, Michèle Le Goffic, Mlle Paulette Manach, Philippe Berron, René Sapp.

Le Dr Hansen quitte le conseil.

1990. Entrée de Marc Paillat comme membre du conseil 

1991 président le pasteur Guy Froment, vice-président Pierre Charlot,  trésorière Emmanuelle Bourel, secrétaire Michèle Le Goffic autres membres Mme Claude Beigbeder, Mlle Paulette Manach, Gisèle Brunet

1993 (sans pasteur dans la paroisse dans la seconde partie de l'année )
président Pierre Charlot, vice-présidente Michèle Le Goffic,  trésorière Emmanuelle Bourel, secrétaire Gisèle Brunet, autre membre Mlle Paulette Manach.

1994 ( sans pasteur dans la paroisse  dans la première partie de l'année et avec ensuite T. Mentzel)
président Pierre Charlot, vice-présidente Michèle Le Goffic,  trésorière Emmanuelle Bourel, secrétaire Marie-Claire Brickaautres membres Mlle Paulette Manach, Mme Andrieux, Mme Delavallée et M. de Kerpezdron.

1995. Démission de la trésorière E. Bourel, non remplacée, et entrée de M. Bouet comme conseiller


1997 président André de Kerpezdron, vice-président le pasteur Thomas Mentzel, deuxième vice-président Gilles Commault, trésorier Jean-René Bouët (remplacé par Nicole Meyer), secrétaire Paule Roussel, membres Nicole Meyer, Eliane Froment

1999 président M. de Kerpezdron, trésorière Mme Meyer, secrétaire adjoint M. Michel

2000 président M. de Kerpezdron, vice-présidents pasteur Engel et Mme Frémont,  trésorière Mme Suzette Ramilson et M.Michel, secrétaire M. Michel et Mme Le Goffic

2003 entrée de Jean-Claude Chevalier venu d'Orléans où il exerçait des responsabilités dans la paroisse.

2005  président André de Kerpezdron, réélection de Suzette Ramilson et élection de 3 nouveaux : Jutta Andrieux, Maryvonne Lefort-Tanguy et Sébastien Rodier

2007 président André de Kerpezdron, entrée de Lionel Argaud (10 ans de scoutisme unioniste)

2009 président Jean-Claude Chevalier, vice-président Lionel Argaud, secrétaire Magali Lenot, secrétaire-adjoint Jutta Andrieux, trésorière Suzette Ramilson, trésorier-adjoint Sébastien Rodier, membres  Nizou Frémont avec Justine Moy et Jean-Luc Pillet qui viennent d'être élus. 
C'est l'année où André de Kerpezdron a annoncé son départ après 13 ans de présidence du Conseil presbytéral.

2010 sont élus Heidemarie Schlüter, Thomas Pressac. Jean-Claude Chevalier assure la présidence. Suzette Ramilson est trésorière

2012 sont élus Marie-Odile Estienne, Laurent Guillemette






 

Délégués laïcs de St Brieuc au synode

Les délégués laïcs sont importants puisqu'ils siègent au Synode à égalité avec les pasteurs.

1919: M.Oscar Hansen
1923: M.Oscar Hansen et suppléante Mme Stamp
1924: M.Oscar Hansen et suppléante Mme Taffatz
1927: M.Oscar Hansen
1928: Mme Taffatz
1929 (à Nancy): Mme Taffatz
1930 : Mme Taffatz et suppléant M.Hansen
1931 : Mme Taffatz
1933 : Mme Taffatz et suppléante Mme Vivier
1934 (à Anduze) : Mme Taffatz et suppléante Mme Vivier
1935 (à Nancy) : Mme Taffatz et suppléante Mme Vivier
1936 : M. et  Mme Vivier et suppléante Mme Bernard
1937 : Mme Bernard
1939 : M.Hansen et suppléant Einar Hansen ou M.Benner
1945 (au Mans) : M.Hansen
.....
1973  M. J.M Drougard
1975  M. Bourgenot
1976  M. Bourgenot
...
1985 Paul Godet 

2000 M. de Kerpezdron, suppléante Mme Fremont.


1 commentaire:

  1. Commentaire de Pierre Charlot le 3 mai 2018 : "Je suis émerveillé : le travail accompli est remarquable, il a certainement demandé beaucoup de temps. Les erreurs initiales ont été corrigées et c'est fort bien ainsi. Je ne vois pas ce que, personnellement, je pourrais ajouter. Voilà un site sur lequel je retournerai. Merci de l'avoir si bien façonné".

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