dimanche 13 octobre 2024

Sur les traces du pasteur Yves Crespin à Saint-Brieuc. Circuit résistance et protestantisme.


Les traces du passé ne manquent pas à Saint-Brieuc.
Une ville c'est aussi l’œuvre du temps et de la mémoire...

Vous habitez Saint-Brieuc ou vous découvrez cette ville, partez à la découverte des endroits évoqués dans le livre Le pasteur Yves Crespin, un chrétien dans la Résistance...
Le livre Le jeu de patience de Louis Guilloux est également recommandé pour bien profiter de cette promenade historique et littéraire... Les extraits sont indiqués aux différents moments du parcours...
Attention, nous ferons parfois de petites incursions dans le passé !

Une grande partie de ce circuit a été proposée au public lors des Journées du Patrimoine le 19 septembre 2020.

Lien vers un article de Ouest-France, ici (pour les abonnés)

 Lien pour accéder à la carte inter-active ci-dessous
Vous pourrez agrandir et cliquer sur les balises bleues pour faire apparaitre les noms des lieux de ce circuit...


Plan de Saint-Brieuc avec les lieux importants liés au pasteur Yves Crespin.



Commençons cette promenade dans le centre-ville devant le collège Anatole Le Braz où le pasteur était aumônier au début des années 40 et où le Erling Hansen était médecin scolaire. 

Vous pouvez lire le passage du livre sur Yves Crespin avec "La lettre au Proviseur. 1942", page 44.

A cette époque, c'était le Lycée Anatole le Braz, un lycée pour les garçons. Un autre monument existe dans la cour intérieure du bâtiment pour rendre hommage aux lycéens, professeurs et aumônier qui ont été tués pendant les deux guerres, arrêtés, déportés ou fusillés...

Un livre édité par un collectif d'anciens élèves de Le Braz retrace ces heures sombres : De la nuit à l'aurore.
Adresse : 46 rue du 71e Régiment d'Infanterie.

Vue extérieure du collège Le Braz à St Brieuc


Cour intérieure du collège avec le monument commémoratif.

Cérémonie du 10 décembre 2019 avec des élèves d'aujourd'hui et d'hier.



Passez devant l'ancienne librairie Le pain des Rêves (titre d'un livre de Louis Guilloux), fermée en 2024.
13 Rue Saint-François

Vous êtes en haut de la rue Saint-Guillaume et vous pouvez lire le passage du Jeu de Patience de Louis Guilloux où le pasteur voit défiler une compagnie d'infanterie allemande, pages 131 et 132


Vous contournez l'église Saint-Guillaume et arrivez sur la Place Duguesclin qui a retrouvé sa physionomie des années 40 depuis les travaux de rénovation en 2019.

Prenez sur la gauche, vous apercevez de loin le Palais de Justice.

Allez jusqu'à l'entrée du Parc des promenades. Ce Palais de Justice est le lieu où s'est déroulé le procès du dénonciateur du pasteur Crespin qui sera condamné, après-guerre, par la Cour à la peine de mort (sanction non exécutée). Extrait du compte-rendu dans Ouest-France de ce procès :
"Ce grand bagnard à la voix douce, aux gestes mous, à la mâchoire garnie d'or, qui cache des yeux malheureux sous d'épais sourcils, veut tout minimiser. Le président Colas, d'un mot démasque la fourberie.
-Toute votre vie, tout le dossier prouvent que vous êtes intelligent et cruel."

Contournez le Palais de Justice sur la droite et sortez du Parc par le petit portillon. Sur votre gauche, vous vous dirigez vers le Monument aux Morts. Le nom du pasteur Crespin figure sur une colonne à gauche du Monument.


Poursuivez sur le trottoir pour entrer de nouveau dans le Parc et prenez l'allée qui contourne la piste de skate-board. Traversez le parc et engagez-vous dans la rue Lamennais.

Vous débouchez sur la Place St Michel, et dans le bas, vous avez un monument commémoratif sur la Résistance et la Déportation qui a été inauguré le 18 juin 1996.

Inauguration du monument, 19 juin 1996 Ouest-France

Ce monument a été réalisé par le Lycée professionnel Jean Monnet de Quintin sur un projet du Lycée Ernest Renan de Saint-Brieuc. Voilà ce qu'en disait le journal Le Télégramme dans son édition du 23 avril 2016 : "Ce monument, par sa configuration symbolique tout empreinte de futurisme épuré, a reçu un accueil des plus mitigés, voire dubitatifs à l'époque. Or, la sculpture, en raison de sa complexité apparente, mérite une attention toute particulière. Elle symbolise en effet les souffrances endurées par les hommes et femmes déportés sous le joug nazi : tortures, coups répétés et autres formes de sévices. Elles sont traduites par des blocs granitiques ciselés, désarticulés, aux profils déshumanisés, sous des teintes différentes. Dans un enchevêtrement d'où émerge la ferraille, synonyme d'enfermement aux barbelés électrifiés. Une urne déposée à la surface contient les cendres prélevées dans douze camps nazis dont les noms figurent lisiblement". On remarquera en particulier la mention des noms des camps de Buchenwald et Dora, les deux camps où le pasteur Crespin a été détenu.

Lire le témoignage de Joseph Blanchot évoquant Yves Crespin à Dora, page 97




Plus haut sur cette place, du côté droit, c'est la maison de son ami protestant et résistant, Erling Hansen (une plaque est posée rappelant son rôle dans la résistance). 
Lire l'extrait où le pasteur et "Vincent" viennent faire une émission de radio clandestine chez le docteur Hansen, pages 132, 133 dans Le jeu de patience.


Juste en face de la maison du docteur Hansen, une autre plaque sur la côté de l'église St Michel avec un rappel sur les premières réunions de la Résistance locale avec l'abbé Fleury et Jean Métairie. A ce sujet, il se pourrait bien que les réunions des résistants se soient tenues au-dessus de la sacristie dans le très vaste grenier, et non dans la sacristie comme il est écrit sur la plaque commémorative (voir ci-dessous). Un grand drapeau français de trois mètres de large est toujours présent dans la salle au-dessus de la sacristie de l’église Saint Michel.

Drapeau dans le grenier de la sacristie. Photo Dominique Jugand.

Lire la biographie de l'abbé Fleury page 75

Voici la place St Michel telle qu'elle était auparavant.
Plaque commémorative, église St Michel.

Remontez la place et contournez l'église sur la gauche, vous apercevez l'entrée du cimetière St Michel où reposent notamment Erling Hansen et Louis Guilloux. Si vous avez le temps, petite visite guidée sur les thèmes du protestantisme à St Brieuc et de la Résistance.
Allée centrale du cimetière St Michel, face à l'entrée.

 

Vous arrivez face à l'année centrale et vous prenez sur la gauche.

Chapelle sur la gauche de l'entrée


L'allée où se trouve cette chapelle est l'allée numéro 1. Je vous propose de commencer à l'allée numéro 4 où la première tombe est celle de la famille La Veuve. 

Plan général des différents noms cités.
 
Georges Geffroy, lycéen de Le Braz, fusillé en 1944. Allée 4.


Au début de l'allée numéro 4, sur la gauche se trouve la tombe de Georges Geffroy, lycéen de Le Braz, fusillé en 1944.

Louis Guilloux, écrivain. Allée 4
 
Toujours au début de l'allée numéro 4, mais sur la droite se trouve la tombe de Louis Guilloux, écrivain et ami du pasteur Crespin.

Tombe de Lucien Camus, père d'Albert Camus
 
Allez jusqu'au bout de l'allée 4 et tournez à gauche dans la grande allée perpendiculaire. Vous apercevez le carré militaire avec sa colonne. Le long de l'allée des tombes en forme d'épées. Ne manquez pas celle de Lucien Camus, père d'Albert Camus, mort à l'hôpital militaire de St Brieuc pendant la guerre 14-18. Louis Guilloux viendra avec Albert Camus se recueillir sur cette tombe.


Monument du carré militaire

Juste devant la colonne commémorative, vous voyez une stèle sur la droite.

Stèle en hommage au soldat G. Sherlock


Pendant la guerre 14-18, le pasteur Théophile Roux va procéder à l'inhumation de nombreux soldats protestants, la plupart allemands, soignés dans les hôpitaux de St Brieuc. Le seul soldat protestant qui n'est pas allemand est George Sherlock, un soldat anglais, d'un régiment de fusiliers écossais, le Inniskillers Fusiliers Regiment, matricule 7319. Il était en traitement à l'hôpital auxiliaire N°201 de Mme Pitet, 4 Boulevard Laënnec et décède le 21 septembre 1914. Il est inhumé par le pasteur Roux le 23 septembre 1914 au cimetière St Michel à St Brieuc. (voir l'article consacré à 14-18)


Tombe du pasteur Émile Le Cozannet (1923-1986)

Vous ressortez du carré militaire et reprenez l'allée perpendiculaire, à trois rangées du mur de clôture du cimetière se trouve la tombe du pasteur Emile Le Cozannet et de son épouse Yvette. C'est la 10e tombe, sur le côté gauche, de la 10e rangée.

La famille d'Emile Le Cozannet était protestante à St Brieuc.
Émile participe activement à la vie de la communauté protestante de St Brieuc au moment où exerce le pasteur Crespin. Il aime aussi passer du temps le dimanche après midi autour d'une table  pour jouer aux échecs. Il se lie d'amitié avec les familles Hansen, Vivier et Crespin. C'est ainsi qu'il devient le parrain de Mireille Crespin, née en 1940. Plus tard il décide de devenir pasteur et exercera cette fonction à St Brieuc de 1977 à 1985.


Tombe familiale Hansen.

Pour trouver la tombe de la famille Hansen, et donc d'Erling Hansen, médecin et ami du pasteur Crespin, vous retournez le milieu du cimetière et la rangée est la deuxième avant l'allée centrale.
Remarquez la plaque des Résistants-déportés.


Stèle en mémoire de l'abbé Vallée, résistant, déporté.
 
La stèle de l'abbé Vallée est facile à trouver en retournant jusqu'à l'entrée principale du cimetière. Vous prenez la première allée sur le droite et le tombeau se trouve au début de cette allée.
L'abbé Armand Vallée, est né à Saint-Brieuc en 1909, il est le fils du fondateur des papèteries Vallée. Il est ordonné prêtre en 1931 et en 1933, il est nommé secrétaire des oeuvres du diocèse. Il fonde aussitôt un secrétariat social et crée l'Union des artisans des Côtes-du-Nord en 1934. Il est très actif dans le développement du syndicat CFTC, dans les conflits sociaux ou dans l'aide aux réfugiés espagnols, ce qui lui a valu le surnom « d'abbé Rouge ». Engagé dans la Résistance, il est arrêté en février 1942 par la Gestapo, emprisonné à Fresnes, transféré dans divers camps, avant de mourir à Mathausen en février 1945.
 
Revenez sur vos pas pour retrouver l'allée qui borde le mur du cimetière du côté sud. Dirigez-vous vers ces deux grands arbres, à gauche du plus penché vous trouvez la tombe de Roland Tostivint, fils de René et Yvonne Tostivint, une famille protestante de St Brieuc bien connue dans les années 60 à 80. Roland, élevé dans la foi protestante, deviendra une figure de St Brieuc pour ses céramiques et sa célèbre vielle (voir le portrait complet de la famille Tostivint en bas d'article sur Les Pasteurs et laïcs)


Roland Tostivint 1933-2008. Photo RF
 
Un peu plus bas, vous avez la famille Salaün et sur une plaque en marbre se trouve une citation d'Yves Salaün, lycéen de Le Braz, résistant fusillé en février 1944 au Mont Valérien.


Plan large pour retrouver le plaque d'Yves Salaün

Plus bas, le long du mur ouest du cimetière vous ne pouvez pas manquer la tombe d'Henri Avril, résistant, Président du Comité départemental de Libération puis Préfet des Côtes-du-Nord. Le neveu d'Henri Avril (Louis Jolivet) partagea la cellule du pasteur Crespin.


Tombe Henri Avril. Photo RF

La tombe de Mireille Chrisostome, une résistante fusillée le 14 juillet 1944, n'est pas très loin en remontant sur le côté droit.
 

Tombe de Mireille Chrisostome. Photo RF

A 5 minutes à pied, en sortant sur la droite du cimetière, vous passez devant l'école des Merles et un peu plus loin, vous trouvez la maison de l'écrivain Louis Guilloux, 13 rue Lavoisier. Peut-être y aura-t-il une exposition ou une visite du bureau à l'étage?
C'est une maison qui fait vivre la mémoire de cet écrivain.
Louis Guilloux y recevait souvent le pasteur et son épouse pour de longues discussions. C'est dans sa maison qu'il écouta le récit de Jeanine Crespin racontant son odyssée à Rennes, Paris puis Compiègne afin de retrouver son mari.
 Lire le passage du Jeu de Patience où Louis Guilloux rencontre Jeanine Crespin, page 251.


Bureau de Louis Guilloux que fait visiter l'association des amis de l'écrivain.


Extérieur de la maison Louis Guilloux


Retournez sur vos pas, contournez le cimetière St Michel et quelques centaines de mètres, rue Victor Hugo, vous arrivez au Temple réformé de St Brieuc avec la plaque sur Yves Crespin. 
Lire le passage sur l'inauguration de la première plaque commémorative dans "Le jeu de Patience" page 414.

 
Le temple rue Victor Hugo, photo des années 60. Le logement du pasteur est sous les toits
 

Si vous avez plus de temps....
Découvrez un autre secteur en descendant la rue de Gouédic. En bas de la rue, après avoir dépassé le garage, tournez dans la petite impasse à droite. Un panneau historique évoque le camp des réfugiés espagnols où venaient Louis Guilloux et le pasteur Crespin. 

"On a mis les réfugiés espagnols dans les ruines d'une usine... au fond d'une vallée, le long d'un ruisseau." Extrait du roman Le jeu de patience.



Reprenez la rue de Gouédic, vous ne pourrez pas manquer la prison avec une plaque commémorative. 



Sur le côté de la prison, vous avez la plaque de la rue du Pasteur Crespin. Celle que vous verrez est en moins bon état que celle-ci. Cette photo, c'est toute une histoire, elle a été prise par Jean-Claude Crespin, le fils du pasteur, il y a plusieurs dizaines d'années, en 1983...
Voici comment il raconte l'histoire : "Les 16 et 17 juillet 1983, je suis allé à Saint-Brieuc. J'ai filmé la rue Victor Hugo, la rue Pasteur Crespin... J'ai eu quelques ennuis d'ailleurs. Deux matons sont venus me demander ce que je faisais. J'ai expliqué que j'étais le fils d'un résistant de Saint-Brieuc et qu'une rue portait le nom de mon père. Ensuite, c'est une voiture de police avec son phare tournoyant : "Monsieur, nous avons reçu un coup de téléphone du directeur de la prison nous signalant qu'un individu prenait des photos de la prison..."
Tout est rentré dans l'ordre après le contrôle d'identité...   



Devant la prison, vous ne verrez pas autant de monde qu'en ce jour de mai 2019 où des élèves du collège Racine, accompagnés de leurs professeurs réalisaient un parcours audio sur la Résistance en s'appuyant sur les plaques de rues de St Brieuc.
Nous sommes à la fin de notre circuit pédestre sur les traces du pasteur Crespin à Saint-Brieuc...






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samedi 5 octobre 2024

Wilhelm Nicolaysen (1875-1914), militaire et protestant



Wilhem Nicolaysen (1875-1914)



Origines

 
Dans les membres fondateurs et jusqu'en 1913, nous trouvons dans les registres de la paroisse protestante de St Brieuc Wilhelm Ingwald Nicolaysen, né à Douarnenez (29) le 17 août 1875, marié le 28 mai 1906 à St Brieuc avec Nelly Trouessart, résidant Boulevard Pasteur à St Brieuc. Le capitaine Nicolaysen est le fils du consul norvégien de Douarnenez (Finistère). Le père de son épouse est directeur de la Banque de France à St Brieuc.
Le couple aura trois enfants. Ses trois filles, Hilda, Dagny et Yanhe, qui habitaient à Saint-Brieuc, venaient régulièrement passer leurs vacances à Douarnenez chez leur oncle Valentin qui avait également trois filles. Dans la famille, on précisait donc : les trois filles Nicolaysen de Douarnenez et les trois filles Nicolaysen de Saint-Brieuc.



Carrière et Guerre 14-18

Le capitaine Wilhelm Nicolaysen est d’origine norvégienne mais il opte pour la nationalité française. Il fait partie de la classe 1895 et son bureau de recrutement est Quimper. On lui attribue le matricule n°895. Il entre à l'Ecole militaire d'Infanterie de Saint-Maixent, promotion 1899-1900.

Pendant la guerre de 14-18, il est affecté au 31e bataillon de chasseurs, et meurt à Breschwiller (Alsace) le 22 août 1914.
Extrait du "Tableau d'honneur de la Grande-Guerre" : "A tenu la plus brillante conduite. Blessé grièvement en soutenant la retraite de son bataillon le 21 août 1914, est décédé à l'ambulance des suites de ses blessures."
Son nom est inscrit sur le monument aux morts dressé au cimetière de Douarnenez.

Il fut tué à la guerre de 1914-1918. C'était le premier officier de l'armée française, et protestant, qui ne portait pas un nom français. La revue L'Illustration rapporte que c'est à ce titre que les allemands lui firent des funérailles particulières.

  
 

Sources
 

Registre des membres Temple de Saint-Brieuc
Site Généanet. Fiche établie par Joël Chirol 
Site Généanet. Fiche sur sa fille, Hilda née à St Brieuc (6.11.1910), Dagny née à St Brieuc (17.06.1907) et Yanhe née à Saint-Dié dans les Vosges (4.06.1914)
Forum 14-18, anciens élèves de Saint-Maixent, recherches Francine Laude, fiche Wilhem Nicolaysen



 

 

   

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Le pasteur Victor Bouhon (1834-1908)

 

 
 
Victor Bouhon (1834-1908) est né le 9 septembre 1834 à Paris. Il s'engage dans le protestantisme missionnaire (Ecole des Missions de Passy en 1856) et part à Haïti en 1861 mais il est rapatrié en 1862.
Juste avant son départ pour Haïti, il a épousé Frances Elisabeth Dockery (1836-1878) à Londres le 25 mai 1861.
  Le 28 mai a lieu la cérémonie religieuse à la chapelle Eliatah-Islington, Comté de Middlesex (GB)

Après leur année très éprouvante à Haïti, Victor et Francès habitent St Brieuc, rue des petites Forges. Cinq enfants naitront de cette union. C'est à leur domicile de St Brieuc que Francès décède le 18 février 1878 à l'âge de 39 ans.

A la mort de son épouse, Victor Bouhon se remarie avec Marie Olive Corlay, née le 9 septembre 1852 à Guingamp. 
Le 22 mai 1878 le mariage est célébré à Saint Brieuc.

Victor Bouhon va essayer de rassembler  les protestants de Guingamp, de Lannion ou de St Brieuc à partir de 1862-1863. A cette époque, les protestants ne pouvaient pas exercer leurs droits tout à fait comme les autres.


Le 18 septembre 1864, Victor Bouhon célèbre un premier culte protestant dans la maison de Mme Veuve Young au numéro 7 de la rue Saint Guillaume.
Bientôt, les ennuis vont s'accumuler (voir l'article sur les origines de l'Eglise méthodiste dans les Côtes-du-Nord)

Mais après de nombreuses années en Bretagne, Victor Bouhon part à Montrouge, en région parisienne, puis à Paris, rue de Rivoli. C'est à Montrouge que décède son épouse Marie, le 20 novembre 1900 à l'âge de 48 ans.

Victor Bouhon décède quelques années plus tard à la Charité-sur-Loire (58) le 31 mai 1908, à l'âge de 73 ans.

Victor Bouhon aura de nombreux enfants de ses deux mariages. Les registres d'état-civil et le site de généalogie Généanet, nous permettent d'apporter quelques précisions :

Victor et Charles, décédés à la naissance en 1861
Elisabeth (1863-1929), mariée à Montrouge le 25 février 1892.
Victor Emile Noël Bouhon, né  le 22 septembre 1864 à Guingamp, décédé à l'âge de 19 ans à St Brieuc le 29 novembre 1883 à St Brieuc. La mention "étudiant" est portée sur l'acte de décès.
Marie Catherine, née le 24 avril 1867 à Guingamp, décédée en 1938.
Henriette Caroline Bouhon est née le 17 juin 1871 à St Brieuc, elle est décédée à Billancourt (Seine et Oise) le 13 août 1953.
Charles Adolphe Bouhon (1873-1960)
Henri Auguste Bouhon (1875-1956)

Les enfants nés de son deuxième mariage sont :
Edouard Louis Bouhon (1880-1941)

Maurice Olivier Bouhon (27 sept 1883-1915)
Emile Alexandre Bouhon (1889-1930)
Daniel François Bouhon (1893-1960)



Histoire d'une photo


Victor Bouhon apparaît sur une photographie de groupe, en 1857, durant ses études à la Société des missions évangéliques de Paris, en compagnie de son professeur et de ses condisciples.

Le pasteur Victor Bouhon (3e à l’arrière-plan à partir de la gauche), placé à Saint-Brieuc par le pasteur Jenkins,  fut le mentor du jeune Guillaume Le Coat après sa conversion. Il l’orienta vers l’Ecole normale protestante de Courbevoie. 

Cette photo a été publiée sur le site Histoire et Protestants en Centre-Bretagne

 


 


 


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Sources 

Archives départementales 22 en ligne :  
Marie Catherine Bouhon, registre des naissances Guingamp 1867, page 37
Bouhon Maurice
Bouhon Henriette,  registre des naissances St Brieuc 1871, page 89 
Victor Emile, registre de 1864 des naissances Guingamp page 210
Victor Emile Noël Bouhon, registre des décès St Brieuc 1883, page 503, 

Site Généanet, fiche sur Victor Bouhon établie par Jean-Jacques Bouhon

Article de Jean-Yves Carluer sur Victor Bouhon
 
 
 

Histoire des protestants à Pontivy 1560-2018

 

Le château des Rohan à Pontivy. Photo RF 2024

 
Pontivy a une histoire ancienne avec le protestantisme. En 1560, le vicomte Henri I de Rohan fonde l’Église protestante de Pontivy. En 1562 se déroule le premier culte protestant, quand le vicomte de Rohan, propriétaire du château, décide de dédier sa chapelle aux Huguenots et non plus au culte catholique. Un synode régional y est organisé en 1572.
 
La chapelle du château des Rohan à Pontivy. Photo RF 2024


 
La chapelle du château des Rohan à Pontivy. Photo RF 2024

 
En 1598, l’Édit de Nantes met fin aux guerres de religion et accorde six places de mariage aux protestants de France. La chapelle du château est l'une d'elles mais en 1686, la chapelle repasse dans le camp des catholiques une années après la révocation de l’Édit de Nantes. Le protestantismesous sa forme collective et rituelle disparait à Pontivy... Et nous arrivons au XXe siècle !

Bien que se situant dans le département du Morbihan, mais à la lisère des Côtes-d'Armor, Pontivy s'est retrouvé à différentes époques dans le secteur géographique des pasteurs de St Brieuc. C'est pour cette raison que nous avons quelques archives...

En 1950, on note l'existence d'un petit foyer de protestants (5 personnes).

De 1951 à 1958, le pasteur Paul Marquer, de St Brieuc, a assuré la desserte du poste de Pontivy. Les cultes ont alors lieu une fois par mois, avec au début seulement deux familles présentes.

Le 30 janvier 1954, le pasteur Marquer procède à St Brieuc à la bénédiction religieuse de Claude Rousseau et de Madeleine Guillôme, demeurant à Pontivy.

Le 26 mars 1954, dans la salle du Théâtre de Pontivy, le pasteur Marquer procède à la bénédiction religieuse de Gabriel Pérot, forain demeurant à Pontivy, et de Germaine Lebreton.
En 1953, un culte mensuel rassemble un petit groupe de protestants. Le 1er décembre 1953, le pasteur Marquer procède à l'inhumation de Mme Elisabeth Masson au cimetière de Pontivy, décédée à Pontivy le 29 novembre.

En 1954, pour la première fois (et jusqu'en 1963) les protestants de Pontivy figurent dans les registres des membres avec ceux de la paroisse de St Brieuc. Il s'agit de Jeanne Guégan, Michel et Simone Masson.

En 1955, le pasteur Paul Marquer écrit dans un courrier : "Pontivy, au cœur de la Bretagne, là depuis trois ans nous avons un petit noyau qui a doublé (cela ne fait quand même que 10 foyers).

En 1958, le pasteur Mattei de Vannes prend en charge à partir du mois d'août ce qui est déjà appelé "une annexe". Le groupe s'est étoffé pour atteindre 25 personnes (12 foyers). Les "routiers du Christ" passent une semaine dans la ville pour promouvoir le protestantisme.
En juillet 58, le pasteur marquer procède à l'inhumation de M. Gerbeur (d'origine mennonite) au cimetière de Pontivy, décédé à Pontivy.

En 1959, l'annexe de Pontivy est officiellement inscrite dans le secteur dépendant de St Brieuc.
Le pasteur Marquer y tient des réunions d'étude biblique, elles regroupent 10 personnes.
 
En 1960 (ou 1961?) les protestants se réunissent chez M. Masson à Pontivy pour y célébrer un culte du Vendredi Saint. Mme Velly rejoint le groupe des membres de l'ERF de Pontivy
Le 3 septembre 1960, le pasteur Marquer préside l'enterrement de Mme Jeanne Tifaine à la maison mortuaire de Pontivy, décédée à Pontivy le 31 août.
 
Le 28 août 1961, le pasteur Marquer préside à Pontivy à l'enterrement de Mme Simone Masson, née Bondu, décédée à Pontivy le 25 août.
 
Le 13 janvier 1962, le pasteur Kieffer préside à Pontivy à l'enterrement de M Eugène Chedeville, décédé à Pontivy le 11 janvier.
Le 6 août 1962, un pasteur suffragant d'Aubenas (en poste à St Brieuc) préside à Pontivy à l'enterrement de M Jacques Masson, décédé à Rambouillet le 2 août.
 
En 1963, M et Mme Perrot rejoignent le groupe des membres de l'ERF de Pontivy

De 1962 à 1971, le pasteur Kieffer, de St Brieuc, a assuré par intermittence la desserte de ce poste.

Au total, entre 1950 et 1963, les pasteurs de St Brieuc ont célébré à Pontivy trois mariages, deux baptêmes et six enterrements.

Dans les années 90, des cultes se pratiquent de temps en temps. C'est ce que rapporte le pasteur Schluchter de l’Église Réformée, responsable de Lorient-Vannes qui préside un culte exceptionnel le 26 septembre, dans la chapelle du château de Pontivy. Ce rassemblement réunit ce jour-là 80 personnes, dont le Maire de Pontivy et son adjoint.

 
 
Sources

Archives du temple de St Brieuc : registre des mariages (1939-1958), des baptêmes (1939-1969) St Brieuc et Côtes-du-Nord, registre des membres de la paroisse. 
 
Généanet, fiche sur Michel Masson, protestant, maire de Pontivy de 1971 à 1983, cliquer ici


Années 70, conférence à Pontivy du pasteur Kieffer.

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Madagascar dans l'histoire de la paroisse réformée de Saint-Brieuc.



Des engagements forts pour Madagascar

Madagascar tient une place à part dans l'histoire de la paroisse. Après-guerre, plusieurs conférences sont programmées en 1947 et début 48 : le pasteur Edmond Brunel (missionnaire à Madagascar) expose en décembre les activités de la Société des missions et au début de l'année 48, le pasteur André Roux fait une série d'exposés sur Madagascar. Sur la question de la décolonisation, des intellectuels protestants ont demandé que le gouvernement français cesse les massacres à Madagascar dès 1947.

En 1959, c'est après les inondations à Madagascar que la paroisse de Saint-Brieuc récolte des dons. 

Inondations en 1959 à Madagascar

Des liens avec Madagascar sont établis depuis que deux enseignants malgaches et protestants sont venus en juin 1958 au Temple de Saint-Brieuc à l'invitation du pasteur Marquer.
M. Ratsitchara, directeur d'école et M. Dantès, professeur de Cours complémentaire, ont alors pu rendre compte de la réalité vécue dans ce pays, dans un contexte où l'indépendance du pays était proche (le 26 juin 1960). Bien plus tard, en 1995, au Temple on organise une opération "bol de riz" au bénéfice d'un village malgache avec la participation de Mlle Homburger, missionnaire à Madagascar et membre de la communauté oecuménique de Granchamp.

Dans le cadre de la CIMADE, un projet local de partenariat est engagé avec le village malgache d'Ambatomiranty  d'où est originaire un couple de la paroisse protestante (Albertine et Albert Razanokolona).
Dans les années 90, M et Mme Razanokolona pourrait d'ailleurs bien représenter les premiers protestants d'origine malgache inscrits dans la paroisse protestante réformée de Saint-Brieuc.

Albertine Razanokolona dans une école du Finistère. Décembre 1991

En 1995, une association est créée "L'oiseau bleu", dont le siège social est au Temple. Le premier objectif est de fournir un groupe électrogène en vue de faire fonctionner une machine pour décortiquer le riz et de faire fonctionner des machines à coudre. L'association L'oiseau bleu, association loi 1901, est inscrite le 25 avril 1995 à la Préfecture et son but est d'établir un partenariat avec le village d'Ambatomiranty pour son développement économique, social et culturel
La présidente est Valérie Commault, la vice-présidente Albertine Razanokolona, le secrétaire Guy Froment, le trésorier Bernard Lenot. On note aussi dans les membres la présence de Françoise Galaup, infatigable militante, première présidente du Collectif tiers-Monde des Côtes d'Armor (épouse de Jacques Galaup, adjoint à la culture de St Brieuc de 1965 à 1989, militant PSU bien connu).

L'association s'engage sur plusieurs années, dans différentes manifestations, pour rassembler l'argent nécessaire (repas, vente d'objets, marche sponsorisée à Étables...) Enfin, en novembre 1997, les fonds sont suffisants pour acheter la décortiqueuse de riz.


A noter que les protestants de France et de Madagascar ont, depuis longtemps, tissé des liens très étroits. Les premiers missionnaires anglais sont arrivés en 1818, avant la colonisation. Ils ont introduit la technique de la brique cuite et de la pierre taillée que l'on retrouve encore aujourd'hui sur les hauts plateaux. Ils ont fixé la langue par écrit. Au XXe siècle, des protestants Malgaches (réformés et luthériens) ont créé en 1959 l’Église protestante malgache en France (F.P.M.A). Elle est devenue membre associé de la Fédération protestante de France dès 1979. Elle compte environ 38 paroisses en France.


Ils ont été marqués par Madagascar

Le pasteur Samuel Bourguet et Lucie, son épouse

Le pasteur Samuel Bourguet, après avoir exercé à Lannion-Perros-Guirec de 1924 à 1928, part à Madagascar fin 1928 avec la Société des Missions évangéliques de Paris. La SMEP est implantée à Madagascar depuis 1896. Prenant rapidement des cours du soir pour apprendre le malgache, il va pouvoir prêcher dans la langue du pays au bout d'un an.   

Jusqu’en 1940, il assure la fonction de directeur de l'école primaire-supérieure d'Ambohijatovo nord à Tananarive. Puis de 1940 à 1945, on lui confie la direction d’un vaste district (le Vonizongo) et d’une école biblique à Fihaonana où l'on forme des prédicateurs laïcs. Au début du mois de septembre 1940, la famille déménage à Fihaonana. Les déplacements pour visiter les paroisses s'effectuent en pousse-pousse, en chaise à porteur pour les distances les plus courtes ou au volant de la vieille Citroën quand il faut se rendre à la capitale pour des conférences par exemple.
Le pasteur est très actif dans la Croix-Bleue car de nombreux malgaches ont des soucis avec l'alcool. Il s'emploie à créer de nouvelles sections. Samuel Bourguet assure la présidence de cette association à Madagascar.


Les retours en métropole sont rares et la première fois se produira après 5 ans sur place, en 1933. Le pasteur est chargé de faire des conférences en France pour parler du travail de la mission à Madagascar et récolter des fonds afin de poursuivre le travail commencé.
Le deuxième retour en France en 1939 est annulé à cause de la déclaration de guerre et de la suppression des bateaux vers la France. La famille Bourguet reste donc à Madagascar plus de dix ans sans revenir en métropole. Ce n'est qu'en novembre 1945 que cette longue expérience s'achève.


Ensuite, au retour de Madagascar, après une période de repos, le pasteur occupe la fonction d'aumônier militaire. Il est particulièrement chargé d'accompagner les militaires malgaches qui retournent dans leur pays par le port de Marseille.
Le pasteur Bourguet exerce ensuite dans la paroisse de Milhaud dans le Gard de 1947 à 1961. Il s'inscrit comme pasteur de l'Eglise Réformée de France en 1947 et y restera officiellement jusqu'en 1963.
Il faut aussi rappeler le rôle de Lucie Bourguet (née Nüsslé, 1902-1992) qui a eu six enfants dont elle s'est occupée dans des conditions très rudimentaires pendant de longues années à Madagascar de 1928 à 1945.


Jean-Claude Chevalier, conseiller presbytéral

Jean-Claude Chevalier est né en 1931 à Mamers dans la Sarthe. Après avoir exercé des responsabilités dans l’Église catholique qui le conduiront dans différentes parties du monde, Jean-Claude Chevalier se marie en 1975 avec Agnès de Singly. Dans les années 70, il fait connaissance avec le milieu protestant à Angers et entame une formation de prédicateur laïc à Nantes. Plus tard, il devient membre de l’Église Réformée de St Brieuc en mai 2003 et rentre au Conseil presbytéral en mars 2004. Il assurera cette fonction pendant huit ans. Jean-Claude Chevalier s'est finalement éteint en février 2019.

Voici l'une de ses dernières paroles : « Je remercie toutes les personnes qui m'ont permis de mieux comprendre les richesses de la nature humaine, et cela de la personne la plus humble, à mes proches, ma famille; j'en ai pris conscience à 35 ans à Madagascar, expérience qui a bousculé ma vie et m'a permis de mesurer cette richesse ».

 

La chorale, spécificité des communautés malgaches.

Le chant tient une grande place dans les traditions malgaches, quelles soient religieuses ou profanes. Il n'est pas étonnant de retrouver l'expression de la foi à travers le chant collectif. En particulier le gospel peut être considéré comme un moyen de se délivrer des tristesses et des douleurs. Plusieurs exemples dans l’ouest de la France suffisent à montrer que les chorales malgaches sont une spécificité dans le monde protestant.
Le chant polyphonique, accompagné par les frappés de mains, est souvent pratiqué dans la tradition malgache.

Tout d’abord à Rennes, la chorale malgache Midera est créée en 1998. A son répertoire on trouve des chants polyphoniques et traditionnels de compositeurs malgaches mais aussi du classique (Jean-Sébastien Bach), du gospel ou des chansons françaises. Midera se produit au niveau régional avec d’autres chorales de l’église protestante malgache en France.

En 2014


A Nantes en 1995 naissait la paroisse nantaise L'Église protestante malgache en France et la chorale Antsan'ny Lanitra (« Mélodie du ciel »), dirigée par Francis Randriarimanga. 

La chorale animait régulièrement les cultes au temple protestant tout en chantant aussi pour les mariages en interprétant des airs de Madagascar. Le répertoire de la chorale comprend des textes tirés de la Bible mais aussi des classiques comme le Messie de Haendel ou du gospel. Cette Eglise se définit comme « jeune et dynamique, issue de l'immigration, contribuant à enrichir la fédération protestante ».

Chorale de Nantes


 

Dans les années 2000, la chorale malgache Mirana, effectue de nombreux concerts dans les églises évangéliques. Le pasteur Frédéric Sourisseau, responsable de la communauté évangélique de la Maison blanche à Quévert, proche de Dinan, la fait venir en mai 2004. La chorale Mirana s'est,constituée autour du pasteur évangélique de Rennes, Roger Rajaobelina. Les fonds récoltés vont soutenir l'association Tsiky qui oeuvre auprès d'enfants de Madagascar.

A la Maison blanche. 18 mai 2004 Ouest-France


La chorale malgache Mirana se produit en concert dans l’Église évangélique de Robien en octobre 2004. 

Chorale malgache à Robien. Photo Le Télégramme 20 octobre 2004

 

Pendant quelques années à partir de 2013, le groupe Kejan Armoric Gospel de Saint-Brieuc a réuni une quinzaine de membres provenant de divers horizons professionnels et religieux, ou pas, et se retrouvait régulièrement au temple protestant réformé.


 

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Si vous avez des remarques à partager ou des renseignements à communiquer sur la communauté malgache protestante, merci d'utiliser le formulaire de contact. 

 

Sources 


Article sur le pasteur Samuel Bourguet, cliquer ici

Photos du pasteur Bourguet à Madagascar, ici

Lien pour accéder à un texte sur les activités du pasteur Bourguet à Madagascar de 1939 à 1941, ici

Pour la reproduction des deux photos du pasteur Bourguet à Madagascar, merci à  Claire-Lise Lombard de la Bibliothèque du Défap-service protestant de mission 102 Bld Arago 75 014 Paris.

Biographie complète de Jean-Claude Chevalier, ici
 

Place et rôles des temples protestants malgaches dans la construction d'une communauté à Paris, par Hery Andry I.V Rakotonanahary. Université Denis Diderot Paris 7 - DEA Sociologie 2002. Cliquer ici

Site de l’Église malgache de Nantes

Facebook, Eglise protestante malgache, ici

Archives de Ouest-France et du Télégramme