vendredi 27 décembre 2024

Jean-Marc Kieffer (1934), pasteur à Saint-Brieuc de 1962 à 1971


Le pasteur Jean-Marc Kieffer (à St Brieuc de 1962 à 1971)



 
Origines

 
Jean-Marc Kieffer est né le 11 juillet 1934 à Colmar dans le Haut-Rhin, il se marie avec Lydie Roth. Après avoir effectué ses études et commencé à exercer (installé pasteur en janvier 1961), il arrive à Saint-Brieuc, au mois de février 1962 avec son épouse Lydie, qui attend un bébé et leur fille Laurence née à Paris (19/11/1960). Les trois enfants suivant vont naître à St Brieuc : Stéphan le 9 février 1962 (malheureusement décédé en 2003), Bertrand le 6 juin 1964 et Nadine le 5 avril 1966. Suivront douze petits enfants et deux arrières-petits enfants de la lignée de Stéphan.
 
 
L'ordination du pasteur Kieffer


Deux jours de dialogue sont organisés à St Brieuc entre 200 évangéliques, baptistes ou réformés les 27 et 28 octobre 1962. Tenant compte du nombre de personnes présentes pour ce rassemblement, c'est la petite salle de Robien qui a été choisie. L'ordination du pasteur Kieffer se déroule à cette occasion avec l'imposition des mains des onze pasteurs présents. De nombreux amis catholiques participaient à ce moment ainsi que le prédécesseur du pasteur Kieffer, M Marquer accompagné de son épouse.





L'action du pasteur Kieffer à St Brieuc

 
L'action du pasteur Kieffer s'étend de Saint-Brieuc à Pontivy mais aussi dans le secteur de Lannion-Perros-Guirec.
Il assure la fonction de président du Consistoire (région) et de secrétaire du Comité de la colonie de vacances de Crampoisic (acquise dans cette période).

Il a été aumônier de la prison de St Brieuc de 1962 jusqu'à son départ.

On lui doit la création du bulletin paroissial  "Notre lien" à partir de 1967. Mais à partir de 1963, une feuille d'information, appelée "Le petit lien des Côtes d'Armor", circulait déjà. On notera que le pasteur Kieffer avait déjà adopté le nom de "Côtes-d'Armor" en 1963 alors que le département des Côtes-du-Nord ne changea de nom qu'en 1990 !

Une section de Croix Bleue est créée à Saint-Brieuc, avec l’appui du pasteur Albert Trubert de Lorient et de la section de la Croix Bleue de St Nazaire. La municipalité de St Brieuc apporte également son concours. Des paroissiens de St Brieuc, de Perros et de Guingamp s'impliquent alors dans ce groupe éphémère, en tant que personnes en difficulté avec l'alcool et d'autres addictions, comme victimes ou solidaires.
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De 1963 à 1970 J.M Kieffer réalise régulièrement des "tournées" à Guernesey. Le but est d'entretenir de bons contacts avec d'autres pasteurs (méthodistes, comme les pasteur Davies et Collas), de monter des camps de jeunes à Crampoisic.

De 1964 à 1969, un culte parents-enfants est proposé une fois par trimestre.

Sur un plan plus personnel, Jean-Marc Kieffer devient vice-président du planning familial à St Brieuc. N'oublions pas Lydie, son épouse, qui, n'exerçant plus comme assistante sociale, a alors représenté les associations familiales du Département au sein du Bureau d'Aide Sociale de St Brieuc. 
 
 


Départ

 
En 1971, le pasteur Kieffer part à Tours, où cinq ans plus tard, il sera appelé à présider le conseil régional de la Région Ouest à la suite du pasteur Bösiger.



 
 
Sources

 
Cette biographie a été vérifiée et complétée par Jean-Marc Kieffer lui-même en mai et juin 2019.
 
 
 

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Danièle Vaudrey (1946-2024), historienne, journaliste, écrivaine, protestante

Danièle Vaudrey
Historienne de formation, journaliste (à Ouest-France, Radio Bleue Armorique etc.), réalisatrice, écrivaine, voyageuse, Danièle Vaudrey semble avoir eu plusieurs vies tant elle a exploré de domaines.

Elle était une pionnière dans certains domaine par exemple la première femme rédactrice en chef du magazine Auto-moto (Elle avait d'ailleurs reçu un Prix d'Honneur pour cela).

Danièle, une passionnée de moto

Formations

Danièle Vaudrey avait plus d'une corde à son arc comme on dit mais elle avait un bagage solide parce qu'elle avait beaucoup étudié : facultés de REIMS et de Paris VII ; licence de Lettres et DEUG de Sociologie ; maîtrise et DEA d'Histoire et Sciences Sociales ; école d'Interprètes de Genève ; diplôme de Traducteur anglais espagnol ; Centre de Formation des Journalistes.

Grand reporter

Danièle a parcouru le monde pour exercer son métier dans le reportage ; elle a présenté de journaux télévisé et a réalisé des films documentaires pour R.F.O (Outre-mer), France Télévision, TV5 etc.

Photographe

Sa carrière comme journaliste et photographe à Ouest-France date de la fin des années 90 où elle a tenu une place importante dans l'organigramme du journal (voir ci-dessous en 1997).

Ses photographies étaient de qualité et elle a réalisé la couverture du spécial Guide des vacances en Côtes d'Armor en l'an 2000.
2 avril 1998 Photo Danièle Vaudrey

5 août 1998 Photo Danièle Vaudrey

3 novembre 1998 Photo Danièle Vaudrey

 3 août 2000 Photo Danièle Vaudrey

Peintre

Danièle s'exprimait aussi par la peinture.




Une écrivaine reconnue

Auteure de cinq ouvrages sur les grandes affaires criminelles et les mystères de Bretagne, "Ça s’est passé en Côtes-d’Armor", elle pouvait écrire sur commande comme pour l'Histoire de l'hôpital Saint-Jean-de-dieu à Léhon. Elle avait également abordé des sujets plus personnels, plus intimes : « Les ailes du Délire » (dialogue avec une malade d’Alzheimer) ; « Mourir d’En-Vie » ; "Au nom de tous les seins" (son propre parcours contre le cancer). 

Danièle était présente dans de nombreux salons littéraires pour faire connaître ses ouvrages et rencontrer le public. 

Dédicace 11 octobre 2009 Ouest-France

13 novembre 2016, dédicace du livre sur Marie Durand l'insoumise

Même très affaiblie, elle était présente encore en septembre 2023 au salon des écrivaines à Saint-Quay et le 25 janvier 2024 elle était l'invitée de Michel Guyomard dans le cadre de l'association 3motsdeplus.

Septembre 2022 St Quay

Danièle Vaudrey 17 septembre 2023 à Saint-Quay-Portrieux


Michel Guyomard et Danièle Vaudrey. Janvier 2024 Photo Le Télégramme

Les Côtes d'Armor et Pordic

Elle s'était installée à Pordic il y a 25 ans. Dans un article de Ouest-France du 2 septembre 2019, elle déclarait : « J’ai eu un vrai coup de cœur pour ce département. La première fois que j’ai découvert les Côtes-d’Armor remonte à un bon bout de temps. Je réalisais un documentaire pour M6, pour l’émission Écolo 6 produite et présentée par Michel Cellier. Une des premières émissions sur l’écologie. »

Elle était très investie dans la vie sociale et politique locale et c'est ainsi que la presse a pu la présenter au moment de son décès le dimanche 28 avril (voir ci-dessous)

Le Télégramme 2 mai 2024


Ouest-France 2 mai 2024

Une chrétienne

Alors Danièle Vaudrey était certes une femme engagée, mais elle était aussi une croyante fervente, une croyante par choix dans la foi protestante. Elle n’en parlait pas forcement autour d’elle dans les nombreux cercles militants qu’elle fréquentait.
Son livre sur Marie Durand est une référence dans le milieu protestant, elle l'avait présenté à l'Assemblée du désert au moment de sa sortie.




Elle participait aux cultes du temple réformé de Saint-Brieuc, aux assemblées générales et de rentrée, quand elle le pouvait.

 

La cérémonie d'hommage du 2 mai 2024

Une cérémonie d’hommage lui a été rendue le jeudi 2 mai à la chambre funéraire des Champs-de-Pies à Saint-Brieuc où sa famille (son fils Shane était présent) et ses très nombreux amis d’horizons différents étaient rassemblés.

Le 2 mai 2024, Fabio Morin à l'orgue, John Colomb à droite de dos. Photo RF


Fabio Morin, pasteur évangélique bien connu dans la région, et John Colomb ami de longue date, avaient déjà préparé cette cérémonie, il y a déjà deux ans, alors qu’elle se savait condamnée (La pasteure Agnès Pascaraut n'avait pu être présente le jour de la cérémonie, retenue dans le sud de la France).

Photo publiée dans Ouest-France 6 octobre 2016

Avec quelques notes bien senties d’un Alléluia, sur son orgue Yamaha, Fabio avec sa décontraction naturelle et sa chaleur humaine a su tout de suite donner le ton à ce moment de recueillement et de consolation.
Tout avait été discuté au préalable avec Danièle, : un texte de Martin Luther King extrait de "Combats pour la Liberté"; l’histoire de la brebis perdue sauvée par le berger ; le chant préféré de sa mère "A toi la gloire".

"La loi qui régit l'univers est une loi de justice. Celui qui croit en la non-violence a une foi profonde en l'avenir, qui lui donne une raison supplémentaire d'accepter, de souffrir sans esprit de repésailles..." Martin Luther King

Une galerie de photos retraçait des moments heureux de sa vie.


On the road !

Interview de Robert Badinter, Danièle à gauche

Lors d'une émission de France-Bleue-Armorique

Au mariage de Fabio Morin, John et Marie-Claude Colomb également présents sur la photo

Avec son fils Shane

Fabio Morin à gauche, Danièle très affaiblie mais sereine...

Avec sa petite fille

Alléluia, composé par Danièle et Fabio 

pour la cérémonie du 2 mai, extraits.

Sur le chemin de ma vie

j'ai bourlingué j'ai vu la vie

j'ai pleuré, j'ai chanté Alléluia...

J'en ai visité des pays, des étoiles et des galaxies

des r'portages, des voyages pleins de vie

J'en ai écrit des bouquins

ce n'était pas juste pour faire bien

C'était la joie du partage...

Ne pleurez donc pas mes amis

Ne soyez pas tristes aujourd'hui

Je pars en voyage vers l'infini

On s'est marré, on a pleuré

mais on a jamais oublié de chanter tous ensemble Alléluia


Document

Marie Durand - L'insoumise, Danièle Vaudrey. 2016
Arrachée au monde de l'enfance pour avoir refusé de renier sa religion protestante, Marie Durand (1711-1776) fut emmurée trente-huit ans à la tour de Constance d'Aigues-Mortes. Toute sa vie fut un combat pour la liberté de conscience, un Non inconditionnel à l'intolérance.
Même dans le plus profond dénuement, elle a toujours su trouver en elle la force de résister, avec pour seule arme sa foi inébranlable et son amour de l'autre. Elle savait que la liberté d'un être est insaisissable.

Un livre à commander en cliquant ici

 

Sources

Photos transmises par John Colomb en mai 2024.

Archives Ouest-France et Le Télégramme.

Site de l'agence Bretagne Presse. 

Blog de Danièle Vaudrey, Dessine moi un mot, ici

Article rédigé par Richard Fortat le 3 mai 2024


Danièle rayonnante !

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jeudi 19 décembre 2024

Les constructions de Harry Stamp à Saint-Brieuc. 1926-1952

 

Villa Le Rayon de Soleil, 2 impasse de Coetlogon à Saint-Brieuc. Photo RF 2024

Robert Henry Stamp, appelé Harry, est né le 9 septembre 1881 en Angleterre. C'est un protestant évangélique dont le domaine professionnel est le commerce de charbon. En 1914, il s'installe en Bretagne, à Saint-Brieuc exerçant comme directeur d'une entreprise de charbonnage. Son épouse est Louise Flament, le couple s'est marié le 19 décembre 1916 à l'Église Baptiste du Tabernacle à Paris.

M et Mme Stamp vont avoir plusieurs enfants, tous nés à Saint-Brieuc : Ruben Henry né le 9 décembre 1917 ; Isabella Louise, née le 11 avril 1920 ; Jacques Charles, né  le 21 mai 1927.

La famille Stamp va déménager à cinq reprises : 45 rue Brizeux de février 1915 à décembre 1916 ; 4 rue de Gouédic de 1916 à septembre 1919 ; 17 rue Victor Hugo d'octobre 1919 à septembre 1922 ; 2 rue des Bouchers d'octobre 1922 à septembre 1929.

Leur logement devenant trop petit avec leurs trois enfants, en 1929, ils décident de faire construire une maison 2 impasse Coëtlogon. Ils y resteront jusque dans les années 60.

Mais M. Stamp aura fait bâtir plusieurs constructions à Saint-Brieuc : deux maisons, dont une surélevée dans un second temps ; des garages transformés en salle de prière pour les activités de l’Église évangélique dont il s’occupait ; et une salle de prière dans le quartier de Robien, avant 1945. 


L'impasse Coëtlogon à Saint-Brieuc. Plan Google.


Première maison, 2 impasse Coëtlogon. 1926

Pour la petite histoire, c'est Louise Stamp qui a commencé à dessiner les croquis de la maison et ils ont été parachevés par son beau-frère l’architecte Bernard Datcharry. Cet architecte a été diplômé de l'École des Beaux-Arts, le 6 juin 1923. Il fut notamment architecte dans les services de la ville de Paris. On lui doit par exemple l’École et le gymnase Roquépine.Il a travaillé pour les asiles psychiatriques de Villejuif et Sainte-Anne.


La  première demande de permis de construire pour Harry Stamp remonte au 28 juillet 1926. M. Hervin, architecte 2 Place Saint-Pierre à Saint-Brieuc,  sollicite l’autorisation de construire une maison au 24 bis rue Coëlogon prolongée, devenue 2 impasse Coëtlogon peu de temps après. Il joint « les plans, façades et coupe, en double exemplaire, de la construction projetée ». Par contre, on a l'impression qu'il y a une inversion entre la façade rue et la façade jardin...(Archives municipales 2T10)
Ci-dessous, les plans.

Façade sur rue (mais en fait façade sur jardin). Plan 1926

 
Coupe, projet 1926

Un nouveau courrier parvient au cabinet du Maire le 26 octobre 1927. Le toit terrasse reste, mais la distribution des pièces est modifiée, le garage et l’escalier extérieur disparaissent. (Archives municipales 2T11).
Ci-dessous, plans et situation comparative avec deux photos

Façade sur jardin. 1927

 
Façade sur rue. 1927

 

Coupe.1927


Comparaison des deux façades sur jardin, 1926 et 1927


Surélévation de la maison 2 impasse Coëtlogon. 1950
Le 11 avril 1950, R-H Stamp agissant pour le compte de sa fille, B. Piaget, demande la délivrance d’un permis concernant une surélévation à entreprendre sur la maison du 2 impasse Coëtlogon dont il est devenu l’usufruitier après un acte notarié. « La direction technique des travaux est assurée par M. Bernard Datcharry, architecte D.P.L.G, 9 bis avenue Raymond Croland, Fontenay-aux-Roses (Seine), sans aucune participation financière de l’État» précise M. Stamp. Il s'agit de remplacer la toiture terrasse par des combles mansardées. L’autorisation est délivrée le 17 mai 1950.(Archives municipales 2T77)

Ci-dessous, papier à en-tête, devis estimatif, plan de situation et photo comparative.


 




 

Façade sur rue. 1950

Façade sur jardin. 1950

Comparaison entre le plan de 1950 et l'état en 2024. Photo RF

Souvenirs, souvenirs

Souvenirs familiaux (Iris Stamp) :
« De l’impasse Coëtlogon, un élégant portail en fer forgé s’ouvrait sur un petit jardin donnant directement sur la porte principale. Cette partie de la maison était orientée au Nord-Ouest et constituait l’entrée principale. Une porte latérale donnait accès à l’arrière de l’immeuble, le plus privilégié par le site. C’est de ce côté que se situait l’agréable salon avec ses hautes portes fenêtres donnant sur une terrasse cimentée. Le restant du rez-de-chaussée était essentiellement conçu à usage domestique et comportait également un logement pour les visiteurs, tandis que la famille occupait le premier étage, où la salle à manger centrale constituait le pôle de la vie familiale. 

Une particularité originale de cette pièce  était une ouverture octogonale dans le plafond, correspondant au plancher du bureau de Harry situé juste au dessus. Ce bureau était une petite tour, comme un belvédère, dont les fenêtres donnaient sur un toit plat. L’ouverture du plafond de la salle à manger était protégée des poussières de l’étage au dessus par un voile de fine mousseline et elle était entourée d’une rambarde en bois. Cette disposition ingénieuse permettait à Harry de rester près de la famille tout en travaillant… »

« Plus bas, le long du boulevard, de petits trains à vapeur sur une voie unique, assuraient un service régulier entre Saint-Brieuc et Paimpol, procurant un divertissement constant aux enfants. »

« Louise soignait ses treilles, et elle planta une glycine sous le balcon… »
 

« Harry aimait beaucoup l’hospitalité et il était courant qu’il amenât à la maison pour déjeuner un hôte inattendu, et parfois une personne tout à fait étrangère. Souvent des personnes des environs étaient invitées à déjeuner ou à diner, telles qu’un jardinier démuni, une veuve solitaire ou un ouvrier du dépôt de charbon de Harry ».
 

Une maison de famille

D'après les souvenirs familiaux, l'ambiance était souvent joyeuse et accueillante dans la maison du Rayon de Soleil. Et dans la famille Stamp, on aimait faire des blagues, y compris aux visiteurs de passage ! Il était difficile de réunir tout le monde mais pendant l’été 1950, une réunion de famille rassembla tous les enfants, leurs conjoints et six petits-enfants.

 

Seconde maison, 10 impasse Coëtlogon 1952-1954
Le 10 mars 1952, R-H Stamp demande la délivrance d’un permis concernant la construction d’un pavillon d’habitation et d’un garage à entreprendre au 10 impasse Coëtlogon, sur un terrain situé à l’angle du boulevard Harel-de-la-Noë et de la Vieille Côte du Légué, figurant au cadastre sous le numéro 124p et 125p, dit « La Bosse ».
C'est effectivement un terrain avec une forte dénivellation, on s'en rend compte en étant au croisement du boulevard Harel-de-la-Noë, en apercevant la maison sur la hauteur (voir la photo contemporaine ci-dessous).  

La direction technique des travaux est assurée par M. Bernard Datcharry, architecte. Le certificat d’achèvement des travaux est consigné le 6 mai 1954. (2T224 archives municipales)

Ci-dessous : plan de situation, façades.


 

Façade ouest, plan 1952

 

Façade Est, plan 1952

Au fond de l'impasse, on aurait du mal à dire que c'est la maison dont les plans ont été dressés par l'architecte, surtout en l'absence de tourelle. Mais observant la façade Est de la maison, on s'aperçoit que c'est bien elle : même nombre de fenêtres, deux colonnes au premier étage. 

Par contre, tout n'a pas été réalisé comme le plan le prévoyait : un seul escalier extérieur et donc absence de tourelle du côté sud.

Le 10 de l'impasse de Coetlogon. Photo RF Février 2024

Au milieu des années 60, Harry Stamp vend son affaire et une grande partie du terrain de la maison, en particulier le verger et le court de tennis, et il fait don du local de rue Harel-de-la-Noë. Il quitte Saint-Brieuc à l'été 1970 et décède peu de temps après.

 

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A suivre sur ce blog

L'histoire de l’Église évangélique dans la suite de l’Église Bonne nouvelle de M. Stamp, ici

 

Sources

Archives municipales, dossier des permis de construire.
 

Le fil d'Or, Iris Stamp.

Localisation de l'emplacement de la Salle de Bonne Nouvelle, avec Google street, 44 boulevard Harel de la Noé, en cliquant ici

 

Complément, Bernard Datchary

Biographie complète rédigée par Marie-Laure Crosnier Leconte  sur le site : Datcharry, Bernard (21/05/1892 - ) - Agorha
Agorha https://agorha.inha.fr

 

Bernard Datcharry, né à Olargues (arrondissement de Saint-Pons, Hérault) le 21 mai 1892, fils de Jean Baptiste Datcharry, gendarme, et de Catherine Folléas. En tant qu'architecte, il est subventionné par le département du Vaucluse et la Ville d'Avignon entre 1911 et 1922. Plus tard, il devient architecte à Fontenay-aux-Roses, Hauts-de-Seine entre 1931 et 1962 ; architecte fonctionnaire à la Direction des Services d'architecture et d'Urbanisme de la Préfecture de la Seine de 1925 à 1953, architecte divisionnaire principal de la Ville de Paris et de la Préfecture de la Seine, architecte départemental adjoint de la Ville de Paris...