jeudi 6 août 2020

La place des femmes dans l'Eglise Protestante Unie des Côtes-d'Armor


Les femmes ont occupé une place importante dans la communauté protestante des Côtes-d'Armor tout au long du XXe siècle. Elles sont investies dans les différents comités et ont des responsabilités dans les organismes qui gèrent la vie de cette église.

Les femmes aux responsabilités au début du XXème siècle

Les protestants de St Brieuc se réunissent sous la conduite de Jean Scarabin et fondent une association cultuelle en 1906 (voir dans le blog l'article sur les origines de la communauté protestante de St Brieuc). A la 2ème page du registre de l'association, les fondateurs ont bien pris soin de mentionner en toutes lettres: "Les femmes peuvent faire partie de l'association avec les mêmes droits que les hommes". L'idée peut paraître banale aujourd'hui mais en 1906 dans une association cultuelle, c'est progressiste. Et des femmes laïques vont tout de suite prendre leur place. Lors de la première assemblée générale le 18 février 1907, six femmes et sept hommes sont présents. Sont reconnues comme membres de l'association  Mesdames Sarah Bryant, Marie Elise Ricoeur, Augustine Le Buanec et Mademoiselle Jeanne Garchery. On note aussi l'élection de 3 assesseurs : Mesdames Bird, Clara Aubin et Bryant.

Le 30 janvier 1908, deux autres femmes sont acceptées comme nouveaux membres : Mesdemoiselles Collin et Dyson. Madame Bryant devient trésorière et Mme Ricoeur assesseur. On peut dire que depuis 1908, des femmes ont toujours été élues pour exercer des responsabilités dans l'église protestante méthodiste (puis réformée) de St Brieuc.

Le 19 janvier 1909, Madame Bryant et Mme Marie Elise Ricoeur restent dans leurs fonctions respectives. D'autres noms apparaissent, ceux de Mademoiselle Bardin et de Madame Elisabeth Roux (femme du pasteur venant d'arriver dans la paroisse).

En octobre 1912, les femmes sont toujours bien représentées, elles sont au nombre de 7 à l'assemblée de l'association : Mesdames Gros, Bryant, Hansen et mesdemoiselles Maud Bird (assesseur), Hélène Bird, Bardin et Chevalier.

De 1922 à 1935, Mlle Eugénie Taffatz va assurer le poste de trésorière, une responsabilité pour laquelle elle est régulièrement remerciée dans les différentes assemblées. Cette même Mme Taffatz est plusieurs fois désignée comme déléguée au Synode, dès 1928. C'est la preuve d'une totale confiance, d'un sens de l'égalité et d'une ouverture d'esprit dans la communauté protestante de St Brieuc.
Dans le registre des inhumations, il est indiqué que Mlle Eugénie Taffatz a été ensevelie à Dinan le 6 avril 1935 et qu'une très grande foule a assisté à la cérémonie présidée par le pasteur Jean Scarabin. Ces remarques sont le signe de la considération dont bénéficiait Mlle Taffatz.

Les épouses de pasteurs


L'appellation "épouse de pasteurs" n'est certainement pas la meilleure pour désigner toutes ces femmes engagées dans la vie des paroisses mais le but est leur rendre hommage car elles ont souvent été "un second pasteur".
Une jeune fille épousant un pasteur avait bien conscience qu'elle s'engageait au-delà de sa propre personne. Elle connaissait les devoirs qui lui incombaient du fait de ce mariage. Par exemple, elle savait qu'il faudrait sacrifier une carrière personnelle pour se consacrer à la vie de la paroisse, en particulier au travers de ses multiples œuvres caritatives. On constate aussi que les familles de pasteurs sont plutôt des familles nombreuses, ce qui implique traditionnellement pour les épouses de lourdes charges ménagères. Difficile pour une femme de ne pas être dans l'ombre de son mari...

Beaucoup de femmes de pasteur avaient pour mission de s'occuper des groupes d'enfants de l'école du dimanche et d'accueillir les gens au presbytère. L'encadrement des Éclaireuses unionistes était aussi une autre mission possible.
Le scoutisme a pu représenter  l'affirmation d'une certaine liberté et d'une autonomie pour de nombreuses jeunes protestantes.
Mais, si quelques unes ont pu exercer d'autres fonctions, on sait souvent peu de choses sur elles et il n'est pas facile de rendre compte de tout ce qu'elles ont accompli.
Par exemple Victoria Afanasyeva, qui termine une thèse en histoire sur les femmes engagées dans la lutte antialcoolique en France, a mis en valeur le fait que Magdelaine Meyer (épouse du pasteur Henri Whelpton) était membre active de la Croix bleue. Elle était impliquée dans l'activité de la Croix-Bleue dans les Côtes du Nord. Jean Meyer, son père, en était le vice-président dans les années 1910, ce qui explique sans doute son attachement à cette cause.
Victoria Afanasyeva est en train de faire un dictionnaire des femmes les plus engagées, qui fera partie des annexes de cette thèse.


Dresser une liste des épouses des pasteurs et afficher leur visage, c'est déjà peut-être leur donner une existence propre !

Eugénie Scarabin (née Prévot, 1878) avait des soucis de santé mais elle a pourtant élevé huit enfants. Elle a eu sept enfants en onze ans, ce qui ne laissera certainement pas la place à beaucoup d'autres activités dans les différentes paroisses où exerça son mari !

Eugénie Scarabin


Margaret Roux (née Brailsford,1854-1939), elle était fille d'un pasteur wesleyen. Elle a fait don du produit d'un héritage familial (en 1907) pour construire le temple de St Brieuc. Elle a ensuite secondée son mari au Temple dans la période particulièrement difficile de la Guerre 14-18. Le temple était au cœur d'une intense activité avec de nombreux réfugiés de l'Est et des militaires. C'était comme un deuxième foyer pour toutes ces personnes éloignées de chez elles. Des causeries étaient organisées chaque dimanche après-midi et se poursuivaient autour d'une tasse de thé. Margaret Roux était très attentive et veillait au bien-être de chacun.

Margaret Roux


Louise Manac'h (née Bohec, 1954), six enfants dont l'un deviendra pasteur et deux filles qui seront très actives dans la paroisse de Perros-Guirec. On sait que Louise Manac'h secondait son mari dans le culte du dimanche et était une cheville ouvrière de la kermesse annuelle.(voir le témoignage d'une paroissienne en fin d'article sur Perros)

Louise Manac'h


Annie Foss (née Malzard, 1880), un enfant.

Magdelaine Whelpton (née Meyer, 1889), elle était la fille du pasteur Jean Meyer. On sait qu'elle était active dans la Croix bleue en Bretagne où le couple vivra entre les années 1920 et 1930. Elle a aussi élevé les trois enfants du couple.

Lucie Bourguet (née Nüsslé, 1902-1992). Elle est la fille du pasteur Paul Nüsslé. Dans sa jeunesse Lucie est bénévole au Service Chrétien à Paris. Avec son époux elle a eu six enfants dont elle s'est occupée dans des conditions très rudimentaires pendant de longues années à Madagascar de 1928 à 1945. Au retour en France à Milhaud,  Lucie relisait tous les sermons de son mari, des sermons bien longs puisqu'ils duraient plus d'une heure ! Le couple rendait des visites à domicile et le pasteur Bourguet s'étant engagé à visiter chaque paroissien dans l'année, cela faisait du monde à voir...
 Portrait complété par le témoignage d'Anne-Marie, fille de Lucie. Mars 2020

Lucie Bourguet


Hélène Orange (née Le Batteux). Pendant la Seconde Guerre mondiale à Lisieux, la maison familiale est un refuge et un lieu de transit pour des clandestins. Elle a engagé de nombreuses démarches pour faire libérer son mari déporté en Allemagne en 1942.

Jeanne Manac'h (née Borel), un enfant. 

Jeanne Manac'h


Elizabeth Whelpton (née Holmes, 1857), trois enfants.

Lucienne Raspail (née Huber, 1903-1988), un enfant. Lucienne participait à la vie des paroisses en jouant de l'harmonium mais on l'appelait aussi souvent, même en pleine nuit, pour régler des disputes familiales. Elle œuvrait aussi beaucoup dans le domaine caritatif. A Lannion, elle a aidé, en toute simplicité, tous les malades de la rue où elle habitait quand il y a eu une terrible épidémie de grippe en 1933-1934. Il s'agissait de donner les médicaments, de faire à manger et de faire la toilette aux malades. 
Ensuite, durant l'Occupation allemande, quand elle était à St Servan, la Mairie avait installé un local pour les réfugiés. Lucienne Raspail était particulièrement chargée de s'occuper des nombreuses familles alsaciennes qui venaient alors d'arriver.
Portrait complété par le témoignage de Françoise Raspail, petite fille de Lucienne. Mars 2020


Julie Arnal (née Brun, 1897), institutrice à Vergèze, elle abandonne son métier pour se consacrer au service de la paroisse et plus tard à ses deux enfants. Nous n'avons pas de trace de sa vie à Lannion où son mari était pasteur entre 1936 et 1939. Mais on sait qu'à Lunel, où elle a passé dix-neuf ans à partir de 1947, elle était aussi connue que son mari car elle était très attentive aux autres, qu'ils soient protestants ou non. Elle faisait le lien entre les gens. Elle recevait les personnes au presbytère. Elle participait à toutes les activités de l'école du jeudi et du dimanche, aux réunions de couture, à l'organisation de toutes les ventes pour les œuvres de la paroisse. "Quand les anciens de la commune de Lunel évoquent les pasteurs qui sont passés, ce sont les noms de Marcel et Julie Arnal qui sont restés dans les mémoires, et pourtant ils sont partis à la retraite en 1966 !".
Portrait complété par le témoignage de Jocelyne Carrière, de Lunel. Mars 2020



Jeannine Crespin (née Kuntz 1936-2000). Elle s'est occupée des cinq enfants du couple dans des conditions dramatiques, au moment de l'Occupation allemande et des deux arrestations de son mari Yves. Elle a mené de nombreuses démarches pour faire libérer son mari arrêté en 1941 puis déporté en Allemagne en 1943.

Jeannine crespin


Mme Vidal

Mme Vidal


Raymonde Barre (née Schwab), engagée dans le mouvement des Éclaireurs Unionistes.


Christiane Trubert (née Geoltrain, 1915-2010), ancienne monitrice à l'école d'infirmières de Lorient, cinq enfants. Il reste à trouver des témoignages de son action dans la Croix bleue où son mari était particulièrement impliqué.

Christiane Trubert


Jeanne Marquer (née Catala, 1914-1990), études d'assistante sociale, active dans le scoutisme, six enfants. A Crampoisic elle était lingère, infirmière et intendante tout en s'occupant de ses enfants.A St Brieuc, elle conseillait et supervisait le groupe des filles chez les scouts.
Jeanne a été engagée dans la dernière partie de sa vie avec la Cimade à Marseille.

Jeanne Marquer


Jacqueline Williams (née Cheradame, décédée en 2015), fille de pasteur, deux enfants.


Lydie Kieffer (née Roth), elle abandonne son métier d'assistante sociale. Dans les années 60, Lydie sera la représentante des associations familiales du département des Côtes-du-Nord et du Bureau d'Aide Sociale de St Brieuc.


Mme Blanc
Mme Blanc
 

Yvette Le Cozannet (née Lesage 1922-1990). Dans sa jeunesse, Yvette était secouriste à la Croix Rouge et engagée dans le scoutisme, secrétaire du pasteur Marc Boegner dans les années 40, professeur de français en 1948 à Roman-sur-Isère. Elle s'est occupée des quatre enfants du couple. Les enfants ont appris très jeunes à faire la cuisine avec toujours la possibilité de partager le repas de manière à ce que la personne arrivée à l'improviste ne se sente pas gênée. Il n'y avait pas de part prédéfinie mais des plats collectifs. 
Quand le pasteur Le Cozannet était à St Amand-les-Eaux, Yvette était commissaire provinciale à la Fédération Française des Éclaireurs et organisait des camps de filles l'été.
Dans tous les postes occupés, Yvette a hébergé des gens très différents (une femme et ses trois enfants, une réfugiée yougoslave et son bébé à Walincourt, des enfants placés en urgence par des assistantes sociales à St Amand, une religieuse sortie d'un couvent, des hommes sortant de prison en recherche d'un travail...)
A Saint-Brieuc, où son mari exerce entre 1977 et 1985, Yvette Le Cozannet préside le comité de l'Entraide, représente l'association Familiale Protestante au sein de l'UDAF (Union Départementale des Associations Familiales). Elle s'occupe de l'intendance pour les journées d’Église, en particulier lors des différentes rencontres à Crampoisic.
(Portrait complété par Soizic Le Cozannet en mars 2020)


Yvette le Cozannet



Liliane Froment (née Bourel), le couple a eu cinq enfants.
Liliane a été la présidente de l'Entraide protestante à St Brieuc de 1987 à 1994, élue trésorière de la Cimade-Région Bretagne en 1993, membre de l'ACAT. 
Anecdote intéressante : en 1958 elle rencontre Marc Boegner qui la salue par un "Bonjour chère collègue", voyant l'étonnement de Liliane, il lui répond "Les épouses de mes collègues sont mes collègues". 

Liliane Froment


Marianne Mentzel (née Chapelon), thèse de doctorat en droit privé en 1995, avocate. A notre connaissance, dans l'histoire de la paroisse de St Brieuc, elle pourrait être la première femme de pasteur à avoir conservé son métier après son mariage.
Marianne Mentzel



Hervine Stücker (née Debroise, 1969), documentaliste, quatre enfants. Elle est l'auteure d'un mémoire de maîtrise à l'Institut Protestant de Théologie de Paris en 1995,  "Face à la mort, des femmes témoins".

Hervine Stücker



Les femmes et l'organisation du culte

Les archives montrent qu'en tant que laïques, les femmes ont depuis longtemps eu la possibilité d'organiser le culte, parfois avec leur mari (comme à Perros Mme Herlent, Mme Metafiot...). D'autres exemples montrent qu'elles conduisent seules le culte comme  Magali Lenot ou Suzette Ramilson dans une période plus récente à Saint-Brieuc. Parfois une femme s'associe avec une amie comme Mmes Brault et Le Goffic à Perros.


La première femme pasteur à St Brieuc

Dans les années 1920-1930, les premières femmes qui deviennent pasteurs doivent rester célibataires et ne peuvent pas faire la Sainte Cène.
Dans les années 1960, les femmes peuvent devenir pasteur, sans aucune restriction, dans l’Église Réformée de France. A Saint-Brieuc, c'est en 1997 qu'arrive Caroline Engel. Elle sera officialisée dans son poste en juin 1999. C'est la première femme pasteur à la tête d'une paroisse des Côtes-d'Armor.
Avec le président du conseil, André de Kerpezdron, elle prend des initiatives pour étendre le rayonnement de l'Eglise protestante dans la vie locale.
Lors de l'assemblée générale de 1998, voilà comment son arrivée est présentée par Nicole Meyer, la trésorière de la paroisse :
"Le président du Conseil fait le tour des corps constitués des sociétés civiles et religieuses en l'accompagnant chaque fois, toutes ces personnalités donnent l'impression d'être agréablement surprises de voir un pasteur féminin arriver à St Brieuc, toujours entourée, questionnée, sollicitée, notre pasteur montre sa volonté de faire connaître notre église et sa spécificité."
On sent bien que cette nomination d'une femme bouscule le paysage religieux de St Brieuc et c'est positif...

En 1998, Caroline Engel assume la lourde tâche d'organiser la commémoration de la promulgation de l’Édit de Nantes.
En 1999, à l'invitation de la communauté des Soeurs Augustines de Gouarec, se déroule une conférence du pasteur Caroline Engel sur le thème "Être pasteur en Bretagne".

En règle générale, on remarque une forte présence de cette femme pasteur dans la presse locale. Elle lance les cafés théologiques et multiplie les émissions de radio sur RCF. Caroline Engel a des facilités pour communiquer et passe bien auprès des médias. Il faut dire que c'est une nouveauté dans le paysage religieux de St Brieuc, habitué à ne voir que des hommes accéder aux responsabilités.

Un pasteur féminin, ça change quoi? 

Une enquête menée en Angleterre en 1974 par le chanoine anglican Robert Warren, tend à dire que le fait qu'un pasteur soit une femme peut permettre à une paroisse de faire venir plus de paroissiens : "Tout porte à croire que les églises où une femme est nommée attirent entre 10 et 30% de fidèles en plus. Les femmes ont le talent de créer des relations personnelles avec les laïcs, qui viennent leur demander plus volontiers conseil qu'à des hommes prêtres". 

Un sociologue des religions au CNRS, Jean-Paul Willaime, lors d'un colloque sur "Les femmes et la religion" en février 1995 à Paris a déclaré : "En accédant aux fonctions de pasteur dans les Églises protestantes, les femmes accélèrent l'évolution de la fonction vers la pastorale et l'accompagnent, au détriment d'un aspect plus autoritaire." On constate que les femmes partent d'avantage des rencontres et des expériences, favorisent les liens entre religion et vie quotidienne. Elles contribuent à désacraliser la fonction de pasteur.

 



                                                            

Le pasteur Caroline Engel dans le temple de St Brieuc (1997-2003)


21 septembre 1998. Ouest-France. Caroline Engel


Juin 2003. Ouest-France. Départ de Caroline Engel.

Juin 2003. Ouest-France. Le départ de Caroline Engel

Les autres femmes ayant exercé comme pasteur


Solange Weiss-Déaux a également été le pasteur de la communauté de St Brieuc-Perros après le départ de Caroline Engel.

Solange Weiss-Déaux dans le temple de St Brieuc

Lien pour accéder à un article du journal "La Croix"
Lien pour accéder à une page du site du diocèse évoquant l'implication de Solange Weiss-Déaux dans le dialogue inter-religieux en 2009.


Par la suite, Juliette Tonge en 2013 est devenue pasteur de la communauté. Elle explique, dans un article qui lui est consacré dans la presse locale, que toutes les églises protestantes n'acceptent pas qu'une femme soit pasteur. C'était le cas dans l'église presbytérienne, au Cameroun,  où elle vivait avant de venir d'abord en Allemagne puis en France. Le titre de l'article insiste bien sur cette liberté donnée aux femmes dans l'église réformée "Ici, une femme protestante peut être pasteur".

1 commentaire:

  1. Nous avons reçu un message de Victoria Afanasyeva :
    "Je termine une thèse en histoire, sur les femmes engagées dans la lutte antialcoolique en France. La belle-famille d'Henri Whelpton était très proche de La Croix-Bleue, association abstinente protestante, et Jean Meyer en était le vice-président dans les années 1910.
    Henri Whelpton était aussi engagé dans cette oeuvre, tout comme sa femme. Je sais qu'il faisait partie de la Croix-Bleue en Lorraine et puis, lorsqu'il s'est installé à Montreuil dans les années 1930, il est devenu président d'une section locale antialcoolique (Magdeleine Meyer en était membre actif). Je pense que le ménage était aussi impliqué dans l'activité de la Croix-Bleue dans les Côtes d'Armor.
    Je suis en train de faire une sorte de dictionnaire des femmes les plus engagées, qui fera partie des annexes de ma thèse. Comme il y avait beaucoup de protestantes, je pense que je reviendrai encore sur votre blog qui est très très bien documenté!"

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